Aujourd’hui 13ème jour de cette passionnante expérience : je suis (presque) en pleine forme !
Bon, j’exagère un peu, je pourrais difficilement bosser comme d’habitude ou faire beaucoup de sport dans mon état actuel : je sens que je manque encore de résistance, je fatigue vite. Mais n’empêche, je suis sur la pente ascendante : ça va de mieux en mieux.
Pourtant, j’ai un peu joué avec mon nouveau rythme : lundi soir (11ème jour), considérant que ma très grande fatigue en matinée était due à la sieste nocturne de 3 heures, car elle empêcherait mon corps de s’adapter parfaitement à un rythme totalement nouveau, j’ai décidé de la réduire de moitié : de dormir un cycle entier et de rattraper l’autre par une ou deux siestes supplémentaires dans la nuit et dans la matinée. Et par la même occasion, j’ai remis en cause le principe des horaires fixes, en estimant possible de me coucher quand j’en ressentais le besoin.
J’ai hésité à commencer là tout de suite… et évidemment j’ai commencé là tout de suite. J’ai commencé à me poser des questions très vite, en voyant que je prenais une demi-heure à m’endormir… (depuis une semaine, je m’endors en 5 mn chrono)
Je me suis demandé si vraiment c’était la solution à mon état de grande fatigue nocturne, en me levant totalement zombie 2 heures plus tard…
Aurait-il fallu commencer dès la semaine dernière avec ce rythme-là, parce que mon corps s’était déjà habitué au premier rythme, ou bien était-ce trop tôt au contraire, parce que je le déstabilisais complètement ? C’est la question que je me suis posée en enchaînant des siestes toutes les 2/3 heures cette nuit-là, et à laquelle j’ai répondu au matin, après avoir certainement dormi debout pendant une bonne demi-heure juste après la sieste de 7h.
Le reste de la journée a été chaotique : allongée une demi-heure avant la sieste de midi, je me endormie illico et me suis réveillée une heure plus tard. Puis j’ai passé l’après-midi de ce 12ème jour en famille. Une sieste de 20 mn dans l’après-midi, avec 1h30 d’avance sur l’horaire normal, et j’ai repiqué 2 heures plus tard, sans réveil cette fois-ci, pour voir si je me levais de moi-même après 20 mn. Résultat de l’expérience : non concluante. J’ai dormi 1h15. (précisons quand même qu’il faisait une chaleur à crever, et que tout le monde a passé son temps à faire des siestes : je ne me suis pas sentie dépaysée !
Bon, après cette journée chaotique de bout en bout, j’en tire les conclusions suivantes : Je suis encore trop fragile physiquement pour me lancer dans un « nouveau début », qui pourrait ressembler en terme de fatigue aux tous premiers jours de l’expérience. Avant toute nouvelle expérimentation, il faut que mon corps s’adapte déjà parfaitement à la première. Il faut qu’il soit rôdé à l’endormissement-minute, à heures fixes, qu’il s’éveille de lui-même 20 mn plus tard, et que je sois en bonne forme physique.
J’ai peut-être été un peu présomptueuse en pensant que la période d’adaptation était finie… Rien n’est encore acquis.
Finalement, je ne suis pas sûre que le principe de dormir à toute heure, sans horaires, me conviennent au fond. Si je peux choisir, je sais que je n’écouterai pas mon corps et que je ne dormirai pas. C’est là une des grandes différences entre mon rythme actuel et le rythme traditionnel : je ne peux pas tirer sur la corde puisque je n’ai pas à me poser de questions !! A l’heure dite, à la minute près, je suis au lit, et 5mn plus tard je suis endormie. C’est simple. Pas compliqué. Et si en effet je veux continuer ce que je suis en train de faire, je me raisonne en me disant que je suis de retour dans 20 mn, au pire dans 3 heures. Et ça, ça me convient parfaitement. Dans le passé, j’aurais retardé et retardé encore le trou noir de la nuit, et je me serais levée crevée.
Après tous ces changements de rythme, j’ai crains d’avoir des difficultés à retourner à mon rythme désormais ordinaire. Mais apparemment, ça va mieux qu’avant : sortie toute fraîche de la nuit de 3 heures, je n’étais pas somnolente et j’ai travaillé tranquillement jusqu’à 6h40, puis jusqu’à 12h… Bref, apparemment tout ça n’a pas eu de conséquences. Et je retrouve mes horaires fixes avec un certain plaisir. Mais j’espère aussi que je serai suffisamment adaptée au moment où je reprendrai le travail, pour pouvoir adapter le cours des siestes au cours de la journée sans que ces menus aménagements ne nuise à ma forme, que j’espère éclatante !
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