Je peux me changer – 1ère partie : choisir d’y croire.

Posted on sept 10, 2008 by Boréale in Changer | 5 Comments

Choisir. Choisir de vivre autrement. Choisir de se comporter autrement. Choisir de se passer de quelque chose, de changer une habitude. Choisir de se transformer. Accepter l’idée de devenir, petit à petit, quelqu’un d’autre.

C’est possible.

Une petite voix en nous s’y oppose. Elle nous glisse à l’oreille : « mais moi je suis moi ! Je suis comme ça. J’ai toujours été comme ça. »

Comme un ami défaîtiste qui, la main sur notre épaule, regarderait dans la même direction que nous, au loin, ce changement si désirable, et ajouterait les épaules basses : « Oui c’est vrai, ce serait tellement bien si tu pouvais avoir telle qualité, moi aussi j’aimerais bien… Oui c’est vrai, ce serait bien si tu pouvais te comporter différemment dans telle circonstance, et changer cette habitude que tu as depuis si longtemps qui te mine l’existence… Tu voudrais vivre autrement, c’est bien, mais malheureusement… c’est comme si tu voulais être quelqu’un d’autre… »

Et d’essuyer avec nous une larme sur ce qu’on aurait voulu être et qu’on ne sera jamais.

Cet ami est de mauvais conseil. Avec un tel état d’esprit il n’a jamais changé, ne changera jamais, et cherche à instiller en nous cette impossibilité : son opinion s’en trouverait confortée, et il s’en irait plus sûr de lui que jamais.

Cette voix intérieure, qui cherche à nous convaincre de la même chose, et répète inlassablement dans notre subconscient que « je suis moi. C’est comme ça. Il faut se faire une raison » est un piège qu’on se tend à soi-même.

 

Nous pouvons être sûrs de ce que nous faisons, mais nous ne sommes jamais entièrement sûrs de ce que nous sommes. Nous essayons de nous en convaincre, et nous apprécions cette petite voix qui nous rassure en répétant : « Moi, je suis comme ça. » Nous n’aimons pas le doute, surtout sur une question aussi fondamentale. Donc nous l’éteignons, nous le refusons, le baïonnons, convaincus qu’il vaut mieux avoir une identité figée que pas d’identité du tout.

Mais est-ce la seule alternative ? Ne peut-on pas considérer avec sérénité une identité évolutive ?

De fait, cette identité évolutive est une réalité : sans qu’on y prenne garde, l’âge, les expériences nous transforment. Sans qu’on y fasse vraiment attention, on n’est pas le/la même qu’il y a 10 ans. Pourtant, dans tous les domaines ou dans certains domaines, on continue de croire à cette identité figée, on continue de se l’imaginer gravée pour l’éternité. Et ce faisant on s’interdit de changer.

 

Et si on choisissait d’être aux manettes du changement ? Puisque de toute façon notre identité évolue avec le temps, ne peut-on pas CHOISIR – consciemment, volontairement – de la faire évoluer dans telle direction plutôt que dans telle autre ?

 

« Je veux être heureux. »

« Je veux avoir des relations plus faciles avec les gens. »

« Je veux arrêter de fumer. » « Je veux perdre une habitude, en adopter une autre. »

« Je veux maigrir/grossir. » « Je veux manger correctement. »

« Je veux vivre d’un métier qui me plaît. »

« Je veux gagner beaucoup d’argent. »

« Je veux séduire. »

« Je veux être utile. » « Je veux être estimé. » « Je veux être aimé. »

Qui n’a pas déjà tourné l’une de ces phrases dans sa tête ? Et comment réagissons-nous ? Est-ce qu’une voix vient frapper à la porte de notre conscience pour nous « rappeler » que :

« Je suis trop nul/le avec les hommes/les femmes »

« Je suis trop bordélique, je n’ai pas cette qualité qu’il me faudrait pour… »

« Je suis incapable de… , je n’y arriverai jamais. »

« Je suis gros/se / maigre »

« Je suis trop timide, trop ceci, pas assez cela… »

« Je suis moche. »

« Je suis bloqué dans la situation actuelle, je ne peux pas en sortir. »

« Je ne suis pas comme Untel ou Unetelle, qui eux… , alors que moi…  »

« Je suis trop vieux/vieille pour changer. »

 

Que valent toutes ces affirmations ? Que veut dire ce « Je veux » ? Que veut dire ce « Je suis » ? D’abord, veut-on vraiment, ou seulement à moitié ? En clair : est-on capable de passer aux actes ? Et que signifie ce « Je suis » de ces phrases qui tournent dans la tête ? Si on ne veut qu’à moitié, c’est une ruse de la flemme. Et si on veut vraiment, c’est une ruse de notre identité qui se sent en danger.

Vouloir VRAIMENT, c’est pas évident, mais en plus ça ne suffit pas. Encore faut-il dissoudre totalement ces phrases négatives. Et pour cela, il est nécessaire d’accepter le changement. En clair : d’accepter l’idée que je puisse devenir quelqu’un d’autre, et que je puisse modeler volontairement mon identité.

« Mais ce n’est pas possible… » Si, c’est possible.

A une seule et indispensable condition : d’y CROIRE.

Celui qui joue à se prendre pour un bloc monolithique aura quelques tonnes à soulever avant de bouger d’un millimètre. Mais si on se dit :

1/ Je peux évoluer sans me perdre, c’est possible ;

2/ Je peux être aux manettes de cette évolution, c’est possible,

c’est un bon début. C’est juste indispensable.

 

5 Comments

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  1. nioki, 25 septembre 2008:

    j aime ton site, il est concrèt, et apport vite de bonne réponse a nos question merci ++

  2. Boréale, 26 septembre 2008:

    Merci ! :-) Ca m’encourage !

  3. abdo, 28 octobre 2009:

    j aime ce sit et c et fait pour nous c et b1 bravo

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