Quand je fais du Qi Gong, ou quand je médite, j’aime bien suivre mon feeling et inventer de nouveaux mouvements. D’ailleurs, je les fais sans m’en rendre vraiment compte au début : je sens que tel mouvement a sa place, maintenant, et je l’amorce. Et je suis le mouvement, sans savoir où il me mène, en sentant uniquement.
Je viens de découvrir un mouvement qui m’a fait un effet extraordinaire, que j’appelle ici « soulèvement de la conscience » parce que c’est exactement ça : c’était il y a une demi-heure, et depuis j’ai l’impression, comment dire… que ma conscience est collée au plafond, tout le haut de ma tête, la paroi du crâne est en ébullition, et non contente de s’élever ma conscience transpire à l’extérieur, elle se fout complètement de mes limites physiques : je la sens au-dessus des oreilles et au-dessus de ma tête….
?
A tous ceux qui se disent déjà : « Ca y est, elle a atteint le point de non-retour… », je réponds : Essayez donc !
Alors voilà un petit mode d’emploi…
Bon, vous vous asseyez confortablement en position du lotus. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est la position de base de la méditation, l’image d’Epinal que vous avez en tête quand vous pensez à la méditation. Bon, je ne veux pas être à cheval là-dessus, parce que je vais perdre direct la moitié de mon lectorat – qui n’est déjà pas très conséquent – tandis que l’autre moitié est déjà pliée en deux…
C’est pas mal, c’est un début, restez pliés en deux, asseyez-vous les jambes croisées, et essayez, au moins, d’être attentif au minimum : le dos BIEN DROIT, les épaules basses, les bras relâchés, plutôt ouverts ; la tête en hauteur, comme pendue à un fil, bien droite elle aussi : penchée ni en avant ni en arrière.
Au cours de l’essai, revenez-y de temps en temps : la tête et le dos ont tendance à s’affaisser, surtout quand on n’est pas habitué. Pensez au fil au sommet du crâne, qui vous suspend.
Vous commencez – pendant au moins 5 minutes – par vous dégager le plus possible de toutes les pensées qui traversent votre esprit. Comme dans un état de demi-sommeil, vos pensées ne sont pas vous, vous les regardez de l’extérieur. Là aussi c’est difficile au début, mais il se trouve que l’image que vous allez imaginer va vous y aider.
Après avoir commencé à vous vider l’esprit, commencez à imaginer votre conscience comme suit :
Ramassées à l’intérieur du crâne, toutes vos pensées ordinaires.
Votre conscience dépasse ces pensées dispersées. Elle n’est pas contenue dans votre tête, au contraire elle s’en dégage en formant un grand cercle, tout au-dessus de votre tête et l’englobant à moitié.
Les limites basses du cercle sont nettes, mais le haut du cercle se dissout dans le monde extérieur.
Prenez le temps qu’il faudra pour bien vous imprégner de cette image. (Rigolez avant ou après, mais pas pendant : restez concentrés…)
…
Quand vous sentez le moment opportun, vous commencez à bouger une main, lentement. C’est le bas de la main qui guide, les doigts suivent en tournant vers l’arrière. Votre main s’élève très lentement vers la tête, le haut de la main tournant toujours lentement vers l’arrière.
Elle atteind la position suivante : le poignet est cassé, la main frôle le visage. Le poignet est tendu vers l’avant. Le bas de la main (le pouce) est à hauteur de la mâchoire.
Comme si vous vous apprêtiez à séparer votre tête du reste du corps.
Vous restez dans cette position, poignet vers l’avant, main frôlant le visage, et vous entamez le même mouvement avec l’autre main, toujours très lentement.
Pendant tout ce temps, vous continuez à visualisez le cercle de votre conscience. Les gestes ne sont que l’accompagnement de cette image.
Une fois que vos 2 mains sont en position le long de la tête, comme pour la soulever… et bien soulevez-la ! Dans votre imagination, j’entends, pas besoin de la saisir pour de vrai…
Là, si tout se passe bien, vous êtes étonnés que votre tête soit toujours sur vos épaules (n’est-ce pas ?
)
Je laisse la suite aux bons soins de votre feeling. Pour ma part, j’ai essayé encore 2 fois, puis je suis redescendue sur Terre.
Par contre, je suis peut-être redescendue un peu vite : on m’a fait remarqué que ce genre d’exercice était très bon, mais qu’il fallait aussi prendre le temps de redescendre, sous peine de se retrouver comme moi avec l’esprit planant pendant une bonne heure. (Ceci dit, pourquoi pas…)
Bon, maintenant je suis curieuse ! Dites-moi dans les commentaires si vous avez essayé, si vous avez expérimenté la même chose que moi, et si vous avez inventé quelque chose d’autre !

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