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Manquer de courage… est-ce un signe ?

(Le courage est le thème de la Croisée des Blogs de ce mois-ci, qui réunit tous les articles édités sur ce thème par les blogueurs de développement personnel.)

Le courage est une valeur positive. On l’admire chez les autres on en veut plus pour soi-même. On pense à telle situation qui nous fait – aujourd’hui encore mais plus pour longtemps – frémir… et on envie ceux qui traversent la peur sans rester immobiles et craintifs à ses pieds.
La culture occidentale aggrave encore les choses : d’Ulysse à Albator, c’est une armée entière de héros qui, tous plus magnifiques, tous plus admirables les uns que les autres se battent dans notre imaginaire. Qu’on suive leur exemple, ou bien au contraire qu’on s’en trouve encore plus intimidé, le courage reste et demeure extrêmement valorisé.

C’est vrai, c’est pas mal le courage. Ca peut servir. C’est appréciable. Sur le moment.

Vous pouvez déverser sur moi des flopées d’anecdotes montrant, prouvant à quel point le courage est utile, nécessaire, indispensable, valorisant enrichissant bénéfique, et je serai d’accord avec vous.

Sauf que.

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Agir ou laisser advenir

 

Quelle est l’efficacité de l’action ? L’analyse de François Jullien, dans Traité de l’efficacité, est une bonne base de réflexion et intéressera tout particulièrement, il me semble, les lecteurs soucieux de développement personnel.

F. Jullien distingue la réponse de la pensée européenne, pour laquelle l’efficacité est intimement liée à l’action – « par son action, l’homme pourrait être créateur d’ »ordre nouveau »" – de la réponse de la tradition chinoise qui, toutes écoles confondues nous dit-il, se méfie de l’action : l’action est toujours dans un « rapport d’ingérence » à l’égard du cours des choses, « elle rompt toujours tant soit peu le tissu des choses et vient troubler leur cohérence ». Son caractère spectaculaire donne l’impression qu’elle est efficace, mais cette efficacité n’est jamais que ponctuelle, artificielle et superficielle : « un simple épiphénomène, en somme, se détachant momentanément comme une traînée d’écume sur le fond silencieux des choses – mais bientôt englouti. »

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Productivité versus Vide

Je prends en ce moment un bain, une douche de lectures riches, et variées, et enrichissantes… enfin je crois.

Le net en particulier déborde d’articles et de conseils : productivité, méthodeGettingThingsDone to-do-lists logiciels d’organisation personnelle en pagaille efficience efficacité contre la procrastination sachez gérer votre temps pour enfin faire 2 choses à la fois vite et bien top chrono. (avec le minuteur téléchargé)

Bien.

Insatiable je continue mes lectures 3 onglets plus loin : méditation l’essentiel dans la vie laisser du temps au temps simplifiez votre vie quel est votre but dans la vie relaxation jamais QU’UNE seule chose à la fois gratitude laissez les choses se réaliser d’elles-mêmes compassion respirez.

Soit.
Ma schizophrénie naturelle a trouvé son terrain de jeu.

Vous me direz que j’exagère ? A peine. Vous me direz que de toute façon les deux approches visent le même objectif ? Presque, mais pas tout à fait, car les priorités ne sont pas les mêmes : l’objectif n°1 des uns est de devenir un modèle de productivité (et par suite d’être bien dans sa vie, entre autres), tandis que l’objectif n°1 des seconds est d’être heureux et de profiter de la vie. Et l’organisation personnelle est ici le moyen de l’objectif.

On pourrait dire que les premiers cherchent à ne pas perdre une seconde, tandis que les seconds souhaitent goûter à chaque seconde.

Mais alors, comment fait-on quand on veut à la fois…
Un esprit caustique dirait : « On ouvre un blog, on apprend 3 langages informatiques de plus et on se met au sommeil polyphasique (dormir 3/4 heures/jour), pour méditer. » Esprit caustique si tu m’entends, je te dirais : « On se met au sommeil polyphasique pour profiter de la vie, et tant qu’à faire on ouvre un blog pour le plaisir de partager. »

On a beau s’en défendre, on a beau tenter de concilier tout ça – et c’est aussi l’objectif de ce blog que d’en chercher une synthèse, parmi d’autres – de se dire qu’il n’y a pas de contradictions… Si pourtant, il y en a une, la hiérarchie des objectifs sépare les deux approches comme la ligne de crête coupe la montagne en deux.
Même si les premiers ont besoin d’être hyper-productifs pour être heureux. 
Même si les seconds travaillent leur productivité pour simplifier leur vie.

Me demandant à moi-même de quel côté je me situe, je suis incapable de répondre. Pour moi goûter à la vie c’est d’abord être curieux de tout. Avoir soif de découvertes et de connaissances. Du coup je ne cesse de charger la barque, de me lancer dans des apprentissages nouveaux, dans des réalisations nouvelles, et ça me rend heureuse. Et en même temps j’ai soif de simplicité, de vide bienheureux de l’esprit. Pour calmer le jeu d’une part – trouver un équilibre -, mais aussi par goût.

Chacun aura ses raisons personnelles de charger la barque – la quantité de travail qui s’impose d’elle-même, les 1001 gadgets technologiques qu’on a envie de découvrir, les flux d’informations qui nous submergent (et nous intéressent), le désir de concilier vie professionnelle et vie privée sans rien concéder… et de l’autre côté, pour beaucoup, il y a ce désir de simplicicité et de recentrage. Le vide pour équilibrer le plein. Le vide par goût aussi, pour certains.

Bref, l’époque est schizophrène, elle porte à incandescence cette distinction du temporel et de l’intemporel. Du yin et du yang.

Ou bien est-ce nous, notre propension à distinguer, à établir des dualismes tranchés, qui nous empêche de lier les deux avec aisance et souplesse ? L’harmonie est-elle là pour qui sait la voir ?

François Jullien, dans Traité de l’efficacité, montre à quel point l’Occident se laisse enfermer dans le dualisme théorie/pratique : depuis Platon et Aristote, on fixe d’abord l’idéal à atteindre. On s’échine ensuite à tordre la réalité pour qu’elle corresponde à cet idéal abstrait. La philosophie orientale se distingue a contrario par son pragmatisme : ou comment utiliser au mieux les soubresauts de la vie et d’une réalité incalculable pour parvenir à ses fins.

Ce qui est drôle, c’est que les Grecs, avant de s’en remettre à l’idéal, ont su donner naissance à Ulysse, au héros s’il en est de « l’ingéniosité » : d’une intelligence toute entière plongée dans l’action, malléable, toujours prête à s’adapter aux circonstances… « Le flair, la sagacité, la prévision, la souplesse d’esprit, la feinte, la débrouillardise, l’attention vigilante, le sens de l’opportunité » : Ulysse, avec toutes ses qualités qui lui permettent de réussir là où une recette abstraite et des règles figées échoueraient lamentablement, est une invitation à laisser tomber nos schémas dualistes pour dénouer dans l’action, sur le moment, ce qui nous apparait a priori comme une contradiction.

Cette approche-là a vite été étouffée, mais elle est là aussi, dans nos racines.
Ca donne de l’espoir.

Je suis curieuse de vos opinions ! :-)

Anticiper la crise

Suite à mes 2 articles récents traitant de près ou de loin de la situation économique actuelle, je vous invite à découvrir le LEAP/Europe 2020 : sous ce nom indigeste se cache le Laboratoire Européen d’Anticipation Politique, un think tank européen aux analyses décapantes.

Je suis ses prévisions depuis un an et demi (par newsletter), et elles sont non seulement passionnantes, mais surtout remarquablement justes (jusqu’ici en tout cas) : dès février 2006, le LEAP/Europe 2020 prévenait de l’ampleur de la crise (de manière étayée il va sans dire, en détaillant les causes), et affine depuis cette date ses prévisions, en distinguant les différentes étapes de la crise à venir et son timing.

Ainsi, je lisais il y a un an le détail de ce qui s’est produit depuis cet été. Timing compris. Alors que j’entendais, au même moment, hommes politiques et économistes ayant pignon sur rue nous passer de la pommade, « le plus dur est passé », etc etc.

(Pour ma part, je ne comprends pas qu’on accorde encore tant de crédit à des « spécialistes » qui se sont si souverainement trompés…)

Je vous invite à lire l’interview du directeur du LEAP, Franck Biancheri, qui vous permettra de faire connaissance. En voici quelques extraits :

Politique, relations internationales, sociologie, institutions, économie, finances, linguistique, éducation… C’est la multidisciplinarité et le multilinguisme qui sont la norme dans notre fonctionnement, associées à deux principes fondamentaux : utiliser au maximum l’expérience de terrain des praticiens plutôt que les réflexions académiques; et connaître réellement les régions et les pays concernés (ce qui signifie notamment en connaître autre chose que les capitales et les élites dirigeantes).

(…)

[Pour permettre à l'Europe d'avoir une visibilité au-delà de 2/3 ans], il n’y avait nulle part de structure possédant les doubles conditions essentielles : une réelle dimension européenne et une réelle indépendance des pouvoirs dominants. En effet, il n’existait que des « think-tanks » nationaux, donc incapables d’appréhender la dimension européenne, ou des « think-tanks » dépendants financièrement des institutions européennes. Nous avons donc décidé de construire les outils méthodologiques et les structures permettant de combler ce déficit majeur (…)

(…)

La crise n’est rien d’autre qu’un moment de transformation du monde. C’est à nous, citoyens actifs, éduqués, responsables, vivant dans des espaces démocratiques, que revient le rôle essentiel d’essayer de limiter les conséquences négatives de la fin de l’ordre ancien; et au contraire de contribuer à faire émerger au plus vite les nouvelles potentialités du monde de demain. De toute façon, on ne choisit pas son époque, mais on se choisit dans son époque. En anticipant un petit peu les évènements, on peut parvenir à se choisir un rôle plus utile pour ses contemporains, et surtout pour nos enfants.

Le site du LEAP/Europe2020 est ici. Les analyses complètes sont payantes, mais vous pouvez comme moi avoir accès à leur résumé, et à une sélection d’articles intéressants, en vous inscrivant à la newsletter (je ne la trouve pas en français, mais il suffit d’ouvrir le site depuis la newsletter et de cliquer sur « Français » pour avoir la traduction)

La régularité du sommeil est essentielle

Depuis ma dernière note sur le sommeil polyphasique, j’ai connu 2 périodes radicalement différentes :

- 15 jours épouvantables : siestes manquées à répétition, à cause du froid notamment, siestes sautées à cause du boulot, du coup dépassements à répétition, du coup je prenais systématiquement 15 mn ou plus pour m’endormir, souvent je ne dormais pas du tout, du coup j’étais épuisée, du coup je dépassais, etc etc. Cercle vicieux intenable.

- 15 jours de sommeil très régulier : arrivée à un stade d’épuisement pour le moins avancé, j’ai choisi de couper court au bordel, et plutôt que de « récupérér » (a priori) en dormant beaucoup, j’en suis revenue à un rythme polyphasique hyper orthodoxe. J’ai eu le sentiment de reprendre les choses à zéro, période d’adaptation incluse (en plus soft, quand même, grâce à l’habitude).

Et alors que j’étais épuisée, j’ai commencé à aller beaucoup mieux, alors que si l’on s’en tient au décompte des heures de sommeil, je dors moins en suivant ce rythme strict que lorsque j’essaie de « récupérer » un peu de sommeil de ci de là. Une heure de plus par ici, une petite sieste de plus par là, pendant la première période… oui ça fait un temps de sommeil plus long, mais ce faisant je perds en régularité. Et j’ai pu constater sur le moment que je ne me sentais pas du tout plus reposée en dormant 1 h ou 1 h et demie en plus.

Du contraste entre ces 2 périodes ressort clairement l’importance d’un sommeil régulier. Plus le sommeil est régulier, plus il est réparateur, et plus je me lève facilement malgré mes horaires de sauvage.

Je pense pour ma part qu’il en va de même avec un rythme de sommeil normal : il me semble que le sommeil polyphasique ne fait qu’accentuer le phénomène, le rend simplement beaucoup plus sensible. Mais oui, quel que soit le rythme de sommeil me semble-t-il, la quantité de sommeil ne fait pas tout. Sa qualité non plus. La quantité et la qualité du sommeil sont des éléments du repos, sa régularité en est un autre. On a tendance à négliger ce dernier, mais il est en fait aussi important que les deux premiers.

Le bonheur de l’auto-formation

Don Fenice, des blogs getbetter et godfather, m’a invité ici à poursuivre une chaîne : après avoir été invité à répondre à la question : « Quelle formation ou auto-formation a le plus influencé votre vie professionnelle actuelle ? », il a invité 4 blogueurs à faire de même. J’en suis, et voilà ma réponse.

Pour répondre précisément, je m’en tiendrai à l’auto-formation et parlerai ici en particulier de ma formation à After Effects, logiciel de post-production vidéo et de graphisme vidéo… mais je sens que je ne pourrai pas m’empêcher d’élargir un peu mon propos, tant l’auto-formation est une composante essentielle de ma vie. :-)

Et déjà, je réalise que je ne peux pas parler de ma formation à After Effects sans parler du contexte…

Ma vie professionnelle est actuellement très chahutée, puisque je suis en train de me reconvertir. Après quelques années à travailler dans le design d’abord, puis dans les décors (télé, ciné, évènementiel…), j’ai eu le sentiment d’avoir fait le tour des différents emplois de ce domaine, et j’ai considéré que je n’y trouvais pas mon compte, que je restais sur ma faim. J’ai donc décidé de changer radicalement de domaine.
Oui, mais pour faire quoi ? Et bien… je me suis demandée ce que j’avais vraiment envie de faire… et m’est venu immédiatement à l’esprit le film Wallace et Gromit, avec les petits personnages en pâte à modeler animés ! :-)  Banco ! Je suis partie la tête la première dans cette direction.

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A la recherche d’une épargne morale et sûre

Je sors ici du cadre strict d’un blog de développement personnel…(quoique ?)… Il se trouve que j’ai écouté ce matin une émission de radio :  « Les banques solidaires et la crise » .
Cette émission a déclenché toute la recherche que je vous soumets ici. J’espère que vous y trouverez de l’intérêt… et -qui sait- changerez vous aussi de banque ? ;-)

Objectifs :

  • savoir ce que je finance ;
  • Que ce que je finance fasse avancer la société (et non la reculer). Que mon épargne serve en particulier la cause d’un développement durable, en particulier écologique.
  • Ne pas confier mon épargne à une banque qui spécule sur 30 fois le montant de mon épargne (1 euro épargné par moi lui donne le ‘droit’ d’en jouer 30…)
  • Ne pas me retrouver, dans quelques mois (semaines ou années), avec une banque en faillite parce qu’elle aura perdu 30 fois ce qu’elle me doit…
  • Ne pas me retrouver, dans quelques mois (semaines ou années), avec une épargne qui aura fondu « au soleil »…

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