10 mois de siestes : un bilan d’étape.

Posted on mai 11, 2009 by Boréale in A la croisée des blogs, La méditation pour les nuls, Non classé, Profiter de la vie, Retours d'expérience, Sommeil polyphasique | 13 Comments

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Voilà près de 10 mois que je suis un rythme de sommeil polyphasique, il est donc temps de faire un petit bilan d’étape,  et ce d’autant que ces dernières semaines ont été quelque peu irrégulières.

Avec le recul, les mois d’hiver auront été très réguliers, j’ai pu suivre mon rythme de sommeil (3h10 la nuit + 3 siestes de 20 mn en journée) sans trop de difficultés, malgré les irrégularités dues au travail.

Mais depuis le 21 mars (précisément !), j’ai le sentiment d’être beaucoup plus sujette aux dépassements. Ce que j’appelle dépassements : le fait de faire une sieste de 1h ou 1h30 au lieu de 20 mn, le fait de prolonger la sieste nocturne de 3 heures 2 fois par semaine… Bref, toutes les variations du rythme qui, accumulées, tendent à faire dérailler le système : en effet, si je dors trop à un moment de la journée, j’aurai du mal à m’endormir lors de la sieste suivante, mais du coup après je serai plus fatiguée que d’ordinaire, etc.

C’est le printemps ! :-)

En fait, ces difficultés n’ont qu’une origine commune : depuis le 21 mars, la sieste du matin. Brusquement, ce qui ronronnait sans heurts se met à capoter, et les 20 royales minutes de ladite sieste filent si vite qu’elles sont déjà passées. Déjà ? Il est temps de (re)commencer la journée, et j’ai envie d’aller me coucher.

Sans toucher au caractère polyphasique du sommeil, j’ai donc tenté une adaptation. Aux 3 siestes qui se succèdent toutes les 5 heures, j’en ai rajouté une 4ème. A l’aube vers 5 heures, en décalant tant que possible la sieste matinale vers 8h30.
Une sieste de plus, 20 mn de sommeil concentré en plus, j’allais péter la forme.
Et de fait, je reste fascinée – après des années d’insomnie – de m’endormir quand même très souvent 5 fois par jour comme un bébé. Super… mais peut-être m’endors-je justement trop bien, car ça n’a rien résolu du tout ! Et j’ai continué à expérimenter ces pénibles dépassements.

Alors quoi ?
Relâchement alimentaire, en partie lié, en mars, à l’arrêt de la cigarette ?
Arrêt de la cigarette ? (qui m’aurait permis de mieux tenir jusque-là ?)
Ou simplement un relâchement général : plus de liberté avec les horaires, moins de concentration sur le fait de s’endormir, plus tendance à laisser mon esprit vaquer à gauche à droite…

Un sommeil toujours très exigeant (trop ?), mais de vrais plaisirs aussi

Un relâchement général ? Oui, certainement, car si le sommeil polyphasique est possible sur plusieurs mois, il est très exigeant, et reste très exigeant (dans mon expérience en tout cas) plusieurs mois après l’adaptation : je peux faire des siestes supplémentaires sur le pouce, réorganiser mes horaires, …. mais une fois qu’elles sont fixées, les siestes prévues doivent être faites à l’heure dite. A prendre trop de libertés avec les horaires, je m’endors moins vite, du coup mes siestes sont moins longues et moins réparatrices, du coup je compense par des dépassements. CQFD.

Ce qui me frappe aussi, c’est que j’ai moins de liberté pour penser à plein de trucs au moment de m’endormir. Si je veux que ça marche, il me faut faire le vide et couper court aux divagations. Ce qui au bout de quelques mois, est pesant. Il me semble que l’esprit a besoin de divaguer aussi.
J’ai parfois l’impression de suivre un rythme de sommeil de robot, tout entier tourné vers une froide efficacité…

Il y a de ça, mais il n’y a pas que ça.
Ce « rythme de robot » s’accompagne de vrais plaisirs, et je n’ai pas du tout envie de revenir à un rythme ordinaire, monophasique. D’abord parce que j’apprécie énormément le temps supplémentaire que ça me procure. J’ai l’impression que je ne pourrais jamais faire rentrer mes multiples activités dans une journée ‘ordinaire’. Ensuite parce que j’apprécie beaucoup d’être éveillée la nuit, de voir chaque matin le soleil se lever sur Paris… Et puis enfin, parce qu’être en forme en 20 mn, c’est très agréable ! Maintenant, 8 heures de sommeil ça me paraît énorme. Et tous les jours en plus ??!!

Le printemps ?

Mais je me doute vaguement que cette explication du relâchement général ne suffit pas à expliquer cette folle envie de grasse matinée. Je subodore que le printemps, curieusement, a une petite part de responsabilité.

Je me souviens des années passées : de périodes de plusieurs semaines où je dormais 2 fois plus que la normale, des 9/10 h à répétition, voire plus, des nuits sans fin comme si le sommeil n’avait plus besoin d’un quelconque prétexte physique, comme s’il s’agissait uniquement de reposer la tête et tout ce qu’il y a dedans… C’était aussi un sommeil débridé, insensible aux appels de la volonté…
Ces phases d’après mes souvenirs se sont souvent concentrées au printemps, entre mars et juillet inclus…
Par contre, de janvier à mars en général je dormais moins.
Connaissez-vous vous aussi ce genre de variations annuelles ?

Que faire ?

Je ne veux pas revenir à un rythme de sommeil normal, mais je ne peux pas laisser passer ces dépassements aléatoires, car ça va finir par me jouer des tours… Que faire alors ?
Je peux passer à des siestes de 4h45 (ou 3h10 + 1h35), plus 2 siestes de 20′ au lieu de 3. Un rythme un peu moins polyphasique, un peu plus proche du rythme paraît-il idéal (nuit courte + 1 ou 2 siestes en journée)…
Peut-être que j’y viendrai… mais a priori je n’en ai pas du tout envie. Pour 2 raisons :

  • Je crains de m’habituer à faire une sieste de 1h30 le matin, et d’avoir beaucoup de mal à revenir ensuite, si je le souhaite, à 20 mn : maintenant que je suis adaptée – malgré ces variations qui me paraissent saisonnières – je n’ai pas envie d’avoir encore à me réadapter plus tard.
  • Au fond, je ne crois pas que ça changerait vraiment les choses : vu que la sieste supplémentaire pendant la nuit ne me reposait pas davantage… vu que le fait de dormir 1h30 au lieu de 20 mn pendant la sieste du matin ne me repose souvent pas plus, j’ai l’impression que la différence est surtout dans la tête.

Je n’ai pas de certitudes quant à la voie à suivre. J’ai abandonné la sieste supplémentaire et suis revenue au rythme de 3h10 + 3 siestes de 20′, en organisant qi gong et méditation autrement, et en ajoutant un élément nouveau : une série de bandes sonores dans les écouteurs, spécialement étudiée pour la sieste : avec un bruit blanc, des variations, et le réveil intégré dans la bande au bout de 15, 20, 26, 31 et 34 mn.
J’avais découvert ça au début de l’année et j’avais mis le lien sur la page dédiée au sommeil polyphasique, car apparemment ces bandes sonores étaient très appréciées par d’autres dormeurs, mais personnellement je n’avais pas accroché jusque-là.
Voilà que je m’y mets, et jusqu’ici (depuis quelques jours), je trouve que je m’endors plus vite. Et je peux varier la longueur des siestes : ce matin, sieste de 31 mn, hautement réparatrice. Faire une sieste du matin de 31 mn, c’est peut-être ça le truc… 10 mn de plus, pour une sieste vraiment réparatrice ?

Certains d’entre vous s’empresseront de me dire que j’exagère, que je vais trop loin, mais pour ma part, j’ai bien en tête les quelques expériences de recentrage que j’ai pu entreprendre quand c’était nécessaire : le fait de s’astreindre à suivre très précisément les horaires a eu pour conséquence que je me sentais plus reposée, et donc finalement en bien meilleure forme qu’en dormant un peu plus ici et là de manière chaotique et non régulière.
La quantité de sommeil n’est jamais qu’un tiers de l’équation. La qualité et la régularité, à elles deux, sont majoritaires.

NB : pour ceux qui ne l’ont pas vu dans les Commentaires récents, Adrien essaie en  ce moment de se mettre au sommeil polyphasique. Il nous en informe ici dans les commentaires, vous pouvez suivre toute son évolution, et j’essaie pour ma part de lui donner les réponses les plus justes possibles.
NB : A noter une vidéo sur l’une des expériences du Dr Stampi, que je viens d’ajouter à la page dédiée au sommeil polyphasique (en anglais). Elle porte malheureusement sur une expérience courte (2 mois je crois).

13 Comments

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  1. Tibo, 12 mai 2009:

    Comme tu le dis dans ton article, je crois que la différence est surtout dans la tête.

    Le sommeil polyphasyque demande à la fois beaucoup de motivation et aussi une souplesse d’esprit pour l’intégrer comme « une réalité ». Si on le voit encore comme un truc différent de la normalité, c’est le début de la fin.

    C’est vrai que maintenant, ça fait dix mois que tu as commencé, et tu commences peut être à ressentir une certaine lassitude, ton objectif « S’installer avec succès dans le sommeil polyphasique » étant atteint. Donc ton cerveau est peut-être moins concentré sur la tenue de l’objectif et du rythme, surtout, que, nous sommes d’accord, les deux premières minutes sont parfois un peu difficiles surtout après la sieste principale, et la tentation de rester dix minutes de plus dans son lit pour profiter des draps encore tout chaud est bien présente.

    Donc, je te conseillerai d’essayer de revoir ton objectif ou d’essayer de te remotiver sur de nouvelles valeurs. Le tout est de trouver des valeurs et des objectifs suffisamment importants pour contrer ceux de la flemardise et du « sommeil facile » sans se soucier de rien.

    PS : Par contre, pour en revenir à ta question, personnellement, je n’ai pas spécialement subi de perturbation avec l’arrivée du printemps.

  2. Boréale, 12 mai 2009:

    @ Tibo :
    Tu écris : « tu commences peut être à ressentir une certaine lassitude, ton objectif “S’installer avec succès dans le sommeil polyphasique” étant atteint. Donc ton cerveau est peut-être moins concentré sur la tenue de l’objectif et du rythme »
    Oui c’est certain, et ça joue un rôle important ! Mais le simple fait de me repencher actuellement sur tout ça, d’écrire ce billet et d’en parler, voilà qui me remotive clairement ! :-)

    Quand tu dis : « Le sommeil polyphasyque demande à la fois beaucoup de motivation et aussi une souplesse d’esprit pour l’intégrer comme “une réalité”. Si on le voit encore comme un truc différent de la normalité, c’est le début de la fin. », je te suis s’il s’agit de « sa propre réalité », de « sa propre normalité »… car je ne peux pas ignorer la curiosité que je suscite, les rires et les désapprobations… comme je ne peux pas ignorer l’organisation personnelle qu’exige un rythme de vie si différent du rythme ‘ordinaire’. Le sommeil polyphasique est désormais intégré à ma normalité, mais je ne peux pas le concevoir comme « un truc différent de la normalité »… des autres.

  3. EChris, 12 mai 2009:

    Cela fait déjà un petit moment que je jetais un oeil curieu sur ton expérience du sommeil polyphasique.
    Ton choix de faire un sommeil semi-polyphasique et la bonne humeur que tu dégages à travers ce blog m’a motivé à tenter l’expérience.
    Jusqu’à maintenant, cela s’est soldé par un echec (je n’ai tenu qu’au maximum 10 jours).
    J’ai justement une question à ce sujet. Vis à vis de ton entourage proche, après 10 mois d’expérience, as tu conservé les mêmes relations qu’auparavant? Es tu devenu plus indépendante des autres?
    Si tu as déjà écrit quelquechose à ce sujet, pourrais tu me donner un lien vers le billet concerné?

  4. Boréale, 12 mai 2009:

    Bonsoir EChris,
    Je n’ai pas vraiment écrit un billet là-dessus… parce que mon cas est un peu particulier en fait. Il se trouve que je ne vis pas en couple, et que je n’ai pas d’enfants, ce qui simplifie certainement beaucoup les choses…

    Autrement, mes relations avec mes proches – copains, famille – n’ont pas changé, la seule différence, c’est que j’essaie d’arranger les horaires pour pouvoir faire mes siestes à heure dite.

    Et puis tu me demandes si je suis devenue plus indépendante des autres… Non, dans la mesure où j’étais déjà très indépendante avant… ça n’a pas changé.

    C’est pour toutes ces raisons que j’ai le sentiment de ne pas pouvoir vraiment conseiller quiconque sur ces questions.

    De mon point de vue, avec des enfants, c’est sans doute bien plus compliqué, mais en couple, il me semble que c’est tout à fait possible, il faut juste que l’autre l’accepte, et accepte que quelques menues contraintes s’intègrent dans le quotidien. Au bout d’un moment, ça devient juste normal, et c’est ce qu’il faut…
    Après, tout dépend évidemment du copain ou de la copine ! :-)

  5. Tibo, 12 mai 2009:

    Personnellement, je ne pratique pas depuis dix mois mais seulement depuis un peu plus de trois mois, et l’idée du « ça va te renfermer sur toi-même, te couper un peu des autres et te marginaliser » est un cliché sans fondement. J’aurai même envie de dire que c’est incroyablement stupide et que ça continue de véhiculer le cliché selon lequel quand tu commences à ne plus suivre les routes tracées et prendre ta vie en main (alors quand en plus, c’est considéré comme des conneries New Age par la majorité bien pensante, t’as plus qu’à aller faire des grillades à des manifs écolo, habillé avec des locques en regrettant Woodstock – ironie inside), tu devient un paria de la société, mais je ne le dirai pas :)

    Je vais parler de ce que je connais. Personnellement, j’ai 19 ans et je vit encore chez mes parents. J’ai fait en sorte d’organiser mes siestes intérmédiaires pour être présent aux repas et avoir globalement les mêmes horaires de vie que eux. Donc tout se passe bien à ce niveau-là. Ils se sont très bien accomodés à mon rythme et style de vie. Nous avons de très bons rapports.

    Pour le reste de ma vie sociale, et ça me permet d’ailleurs de rebondir sur ce que tu disais, Boréale, dans le commentaire précédent, je n’ai eu aucun commentaire négatif ou désaprobatoire de mon entourage ou des gens que je cotoie. En un sens, rien n’a changé. Enfin si, ça a même changé positivement mais pas spécialement par rapport à ça. En même temps, pour moi, le S.P., c’est devenu totalement dans « ma réalité ». C’est aussi normal que dire que je me lave les dents après chaque repas. Enfin, vous voyez ce que je veut dire. Donc, quand je le dit, c’est avec le même état d’esprit « je te dit un truc tout à fait normal ».

    Donc certains me posent des questions parfois, certains sont aussi assez intéressés voir me regardent avec envie, mais en général, je dit « ouais, je dort 4h35 par jour » avec la même normalité avec laquelle je dirai « ah tiens, je suis en train de respirer » que les gens n’y reviennent plus après.

    D’ailleurs, Boréale, essaye peut être de travailler un peu là dessus pour voir si les réactions des nouvelles personnes que tu sera amener à cotoyer changent.

    Donc voila pour la partie « annonce de la chose ». A noter aussi que je n’en parle de toute façon pas outre-mesure – en même temps, pourquoi en parler, c’est dans ma réalité donc… – puisque mes siestes sont organisées juste avant les repas donc à des horaires où on a, en général, pas trop d’activités et où c’est normal de rentrer chez soi. Sinon, je dit simplement que je ne suis pas disponible, ou que je doit rentrer, j’ai des choses à faire. Après, j’essaye tout de même de garder une certaine flexibilité d’esprit et de ne pas m’enfoncer dans un jusqu’au-boutisme façon « Je doit absolument faire ma sieste à la minute prévue ». Donc je peut retarder ou sauter une sieste si jamais y’a besoin, mais j’essaye d’éviter de le faire trop souvent.

    Et pour finir, pour ce qui est des rapports en général avec les autres, j’aurai tendance à dire qu’ils se sont encore plus améliorés. Je suis davantage dans l’instant présent, reposé, et dans un état d’esprit positif. Mais étant donné que le sommeil polyphasique n’est pas la seule donnée qui a changé dernièrement, je ne sais pas si c’est le reponsable. Mais une pierre de l’édifice, très certainement.

    De toute façon, théoriquement, le S.P. n’a pas vocation a changé tes relations ou tes comportements sociaux. Tu changes un peu de façon de dormir, c’est tout !

    Est-ce que tu te poserai toutes ces questions si tu changeais de voiture ou prennait une nouvelle marque de pates ?

  6. Boréale, 13 mai 2009:

    @ Tibo :
    Tu es le 1er commentateur à expliquer – et en détail ! – que tu suis un rythme polyphasique depuis 3 mois ! :-)
    Et je me retrouve assez bien dans tout ce que tu dis. Globalement, le sommeil polyphasique n’a pas vocation à bouleverser nos relations sociales… à ceci près qu’il peut provoquer des relations hostiles, contrairement au changement de voiture ou de pâtes ! :-)
    Mais de toute façon les réactions hostiles s’atténuent dans le temps. Un exemple : mon frère s’est montré très hostile à mon expérience au début (et ne venait pas me voir alors qu’il était sur Paris, ce genre de truc), mais bon, au bout de 10 mois il s’y est fait !
    Donc au final, les éventuelles réactions hostiles ne concernent plus les proches.

    En fait, des réactions vraiment hostiles, je n’en ai eu qu’au début (peut-être en effet liées à mon ton hyper-enthousiaste…), mais c’est un fait que j’essaie d’être la plus discrète possible, surtout chez mes différents employeurs…

  7. EChris, 13 mai 2009:

    @Boréale et Tibo : Merci pour ces réponses, c’est exactement ce que je voulais savoir.
    Je retiens donc que le sommeil polyphasique doit être considéré comme une chose normale et non comme un « pouvoir » que seulement certaines personnes possèdent. Et concernant les relations, il faut humble et discret sans pour autant le cacher.
    J’avais fait tout le contraire lors de mon premier essai. On ne m’y reprendra plus.
    Cela fait maintenant 4 jours que j’ai recommencé un S.P. Je vais fouiller dans les archives de ce blog pour bien saisir la démarche.

    Je vous tiendrai au courant ;)

  8. Léonard, 28 juillet 2009:

    Bonjour Boréal, étant élève de classe prépa et ayant envie de faire une quantité de chose j’ai longtemps cherché comme je pouvais « gagner du temps dans mes journées ». Je suis aussi atteints comme tu l’étais auparavant de problème pour s’endormir et de fatigue chronique. J’avais essayé plusieurs expériences déjà non pas de sommeil polyphasique mais de sommeil à des heures différées (comme par exemple rentre et se coucher à 18h pour se lever à 2heures ou ce type de chose) et ton expérience m’a beaucoup intéressé. J’ai donc pris le temps de me documenter, lire le bouquin de prodoxys (qu’elle me pardonne d’écorcher son nom :) j’ai regardé avec attention toutes tes vidéos et articles et ai fouillé sur le net. Après quelques essais et réglages je me suis mis depuis deux jours à la méthode everyman avec une nuit de 3h (que je place entre minuit et 3h et trois siestes de vingt minutes) je suis en train de créer un blog qui serai lancé en fin de semaine. Cela te dérange-t-il que je t’ajoute dans mes sites à conseiller pour celles et ceux qui seraient tentés par l’aventure polyphasique ? au pire cela ne changera rien pour toi, au mieux cela te fera de la publicité.
    La démarche de mon blog est assez proche de la tienne et de celle d’autres blog de développement personnel comme celui d’Olivier (des livres pour changer de vie) je cherche à faire profiter de mes expériences à un plus grand nombre, dans l’espoir que ça puisse amener modestement du positif dans la vie des gens que je rencontre (en l’occurrence via le net ici)

    Voilà je crois que je t’ai tout dit plus ou moins. J’attends ta réponse avec impatience, sachant que ça n’est que pour te citer comme une sorte de mentor.

    J’ai déjà parler avec beaucoup de mon de cette expérience et je suis surpris et amusé par la fascination qu’on les gens pour toutes celles et ceux qui ne se contentent pas de faire comme le commun des mortels (si j’ose dire :)

    Pour le reste le sommeil polyphasique me paraît pertinent, j’ai pris le temps de rencontrer quelques spécialistes du sommeil pour qui ma démarche ( et celle des polyphasers ) de vouloir optimiser ces heures de sommeil et réduire le sommeil peu profond demeure pertinente. Donc je ne pense pas que sur le long terme il n’y ait quelconque soucis (mais ça n’a pas de valeur scientifique je te l’accorde)
    Je suis aussi quelqu’un qui fait beaucoup de sport et j’ai l’impression que cela aide beaucoup pour l’endormissement.
    Si tu fais parfois des dépassement c’est peut être parce que tu mets trop de temps à t’endormir et cela pourrait peut être résolu par une activité sportive. J’ai constaté durant mes expériences préliminaires il y a quelques mois que lorsque l’on dort moins pour une raison ou pour une autre, le corps à besoin de compenser la dette de sommeil par une activité provoquant un certain « relâchement » et le sport amène ce relâchement. Je ne me l’explique pas autrement que de façon empirique, mais je l’ai constaté à mes dépends d’ailleurs !

    Et puis je vais peut être profiter de mon nouveau temps libre pour traduire le livre ubersleep en français car je suis en vacances (studieuses, mais vacances quand même)

    je crois que j’ai tout dit, je laisserai désormais des traces lorsque je passerai sur ton blog, je peaufine le mien et t’enverrai l’adresse.

    Bonne continuation à toi Boréal !
    Et merci de nous faire profiter de ton expérience des plus passionnantes !

    Léonard

  9. Boréale, 28 juillet 2009:

    Pas de problème, tu peux citer mon blog ! Et je trouve très intéressante ton idée de traduire Ubersleep. Cette traduction donnera beaucoup plus de visibilité au sommeil polyphasique en France, il me semble. Mais n’oublie pas d’en parler à Puredoxyk. Son bouquin n’est pas cher, mais il n’est pas gratuit. ;-)
    Bonne chance et bon courage ! :-)

  10. Léonard, 28 juillet 2009:

    Oui bien sûr c’est la moindre des choses, cela dit le bouquin je l’ai aussi acheté ^^

    Dis moi j’ai tendance à dire bonsoir en pleine journée lorsque je dis au revoir est-ce normal ;)

    Je me demandais plus sérieusement au bout de combien de temps tu as ressenties une forte fatigue pendant ta période d’adaptation, parce que là tout fonctionne tellement bien, cela me surprend je m’attendais à avoir des problèmes pour la sieste ou à être fatigué quelques temps et quasi rien, peut être est-ce parce que ma mise en place a été par étape, en essayant de trouver le rythme qui me convenait le mieux.
    Qu’en penses-tu ?!

    Bonne soirée !

    Léonard

  11. Boréale, 29 juillet 2009:

    Normalement ce sont les 10/15 premiers jours qui sont difficiles. Mon cas est un peu spécial dans la mesure où j’ai commencé en suivant le rythme Uberman, 6×20mn. Au bout de 2 jours sans sommeil j’étais livide…
    Dans ton cas, si tu as procédé par étapes comme tu dis, il est possible que ton corps soit déjà habitué à se reposer vraiment en 20mn…
    Je pense aussi que l’adaptation dépend de chacun : ce nouveau rythme, même difficile au début, peut correspondre tout à fait à certaines personnes et pas à d’autres…. Mon adaptation n’a pas été aussi aisée que la tienne semble-t-il, mais elle m’a semblée bien plus facile que tout ce que j’avais pu lire sur la question…
    Pour d’autres personnes, cette période est insurmontable…

  12. Fefal, 4 avril 2010:

    Bjour Boréale,
    Voilà maintenant quelques tps que tu avais parlé de sommeil polyphasique…Ou en es-tu actuellement? as tu reussi à continuer l’expérience?
    Merci pr ton blog…même si actuellement tu poste moins.
    Alain

  13. Boréale, 4 avril 2010:

    Si si ça continue ! J’ai quelques idées d’articles sur le sujet, mais encore en friche. C’est vrai qu’il faudrait que j’en fasse quelque chose un de ces 4 ! :-)

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