Je donne un cours d’anglais. Mon élève, un jeune garçon d’une douzaine d’années, termine péniblement un exercice tandis que je regarde, comme toujours, le ciel par la fenêtre.
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Inspirée par le grand air, une idée germe dans mon esprit. Je me tourne vers mon élève :
- Ca te dirait qu’au prochain cours on prenne les vélos pour faire une balade ?
Son regard s’allume instantanément. Je continue :
- Et on parlera anglais. On parlera pas tout le temps puisqu’on fera du vélo, mais quand on parlera ce sera en anglais.
Devant le sourire plein d’envie de mon élève, le principe prend forme et tous les cours du printemps se dessinent maintenant sous nos yeux comme de gigantesques balades anglaises à travers la ville :
- Allez, pour la semaine prochaine pense à des endroits dans Paris que t’aurais envie d’aller découvrir, on va aller voir ça.
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C’était mon rêve, cette nuit. Qui me fait songer à un cours bien différent, un cours de maths que je donnais il y a près de 15 ans à un jeune garçon, d’une douzaine d’années lui aussi, le fils d’un copain.
Ce cours-là a bien eu lieu, et reste pour moi un gros remords.
Je viens d’entamer la création d’un clip vidéo. Je suis au stade des 1ères recherches, et en fait, je n’en sors pas, je marine dans ces recherches de peur de me limiter, et plus je marine plus ma confiance en moi s’évapore.
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