embedded by Embedded Video
Alors, en 2 mots, le sommeil Uberman consiste à ne dormir que par siestes, toutes les 4 heures. Pour plus de précisions, je vous invite à visiter cette page, ainsi que celle-ci, où je distinguais sommeils polyphasiques Everyman et Uberman.
Quand je me suis lancée dans le sommeil polyphasique, en juillet 2008, j’ai en effet commencé par le sommeil le plus radical, à savoir le sommeil Uberman, avant de réaliser qu’il était très difficile de s’y tenir à long terme. Après 2 jours d’adaptation à Uberman j’étais donc passée à la méthode Everyman, plus soft.
Donc cette fois-ci, grande première, je me lance effectivement dans le sommeil Uberman, a priori pour 2 mois, 9 semaines précisément, si je sens que ça se passe bien et si mon travail ne me met pas trop de bâtons dans les roues.
Grande première également : nous sommes 3 à nous lancer quasiment en même temps. Thibault, 1 an et 9 mois de sommeil polyphasique Everyman à son actif, ainsi que son ami Guillaume, novice en la matière, se lancent également. Leur défi est légèrement différent mais nous nous rejoignons sur l’essentiel, le rythme Uberman.
Je vous invite à les suivre également à ces adresses :
Et si vous avez des questions à nous poser, ne vous privez pas !
(si vous avez un problème pour voir la vidéo, elle est aussi ici.)
28 Comments
Subscribe to the Comments
Bonne Chance Uberwoman.
Et bien, nous y voila ! Tu t’es lancée ! J’en suis ravi. Ravi aussi si mes commentaires ont pu te donner envie de commencer l’aventure.
Courage ! Pour moi, le début de la période d’adaptation a été moins dure que je pensais. J’espère qu’il en sera le même pour toi
De mon côté, je réfléchis aussi à étendre mon « mois de test » à quelques semaines supplémentaires, car j’éprouve un réel plaisir, après ces premiers jours, à la pratique du rythme uberman.
Donc, c’est parfait, de se lancer en même temps, et pour des durées équivalentes.
PS : 25 minutes… petite joueuse !
Je conclus de ta vidéo que le rythme everyman 2 (4h30 + 1 sieste) est pas vraiment tenable.
Je me trompe ?
Ah non, attention Jax, ceci n’est pas le rythme Everyman ! Everyman, c’est une nuit de 2 cycles (environ 3 heures) et 3 siestes disséminées sur la journée.
Je t’invite à retrouver des liens plus précis sur la page dédiée au sommeil polyphasique :
http://www.lafabriquedesidees.com/sommeil-polyphasique/
4h30 et une sieste, c’est le rythme que j’ai dû suivre récemment pour cause de boulot intensif dans un endroit peu propice. Et comme je le dis dans la vidéo, je parle alors de rythme biphasique (sommeil en 2 phases). Le rythme ordinaire (ne dormir que la nuit) est un rythme monophasique, en une seule phase.
@ Thibault :
Je comprend que tu penses à prolonger l’expérience, j’ai moi aussi l’impression de découvrir un rythme qui me convient très bien !
Du coup j’ai l’impression que j’aurai moins de choses à en dire : il y a moins de nouveautés en effet que lors de la 1ère expérience polyphasique.
On verra !
Pour les 25 mn, j’y reviendrai très prochainement !
j’ai trouvé sur plusieurs sites américains la référence au « everyman 2″ qui se décompose généralement en 4h30 – soit 3 cycles – et 2 siestes
dans les faits, j’ai du mal à suivre ce rythme. Dormir 4h30 la nuit ne fatigue pas assez pour les siestes, qui ne réparent pas vraiment etc. Bref, on ne fait pas vraiment un « reset » et finalement le corps accumule de la fatigue.
J’avais tenté l’expérience il y a quelques années, mais sans pouvoir dépasser les 2 semaines et quelque : je me sentais dans le cosmos une grande partie du temps.
En tout cas, ça me redonne envie de faire plus de siestes, pour diminuer le temps total de sommeil nécessaire. Ce qui ne marche pas pour tout le monde, comme le rapporte Jax…
Début septembre, au milieu de mes grandes variations de rythme, j’ai essayé ce rythme de 3 cycles entiers la nuit + 2 siestes, et je suis arrivée au même constat : ça paraît plus facile parce que la nuit est déjà une petite nuit monophasique, mais en fait c’est pas reposant du tout, j’avais toujours des coups de fatigue assommants.
En plus, ce rythme a priori plus souple pousse à prendre des libertés par rapport aux horaires des siestes, on est moins regardants… et c’est une très mauvaise pente.
Ceci dit, si j’en ai une mauvaise expérience, c’est peut-être aussi parce que je ne suivais pas des horaires assez rigides.
En tout cas j’en ai un mauvais souvenir. On veut ménager la chèvre et le chou, sommeils polyphasique et monophasique, et ça finit en bouillabaisse.
Bonsoir. je viens de découvrir vos sites , dont la teneur est très intéressante et surprenante aussi. mais finalement quel est le but de vos essais de sommeil polyphasiques, et qu’est ce que cel peut vous apportter sur tous les plans, bien sûr.
bonne nuit. jean claude
Hello,
personnellement je ne m’imagine pas faire ça ça doit être assez dur.
Bon courage.
Xavier de Priximmo
Bonjour Jean-Claude,
Il est possible qu’on revienne (à plusieurs) sur cette question prochainement, mais en 2 mots, mes motivations principales sont les suivantes :
- la curiosité
- le besoin de combattre l’insomnie
- le besoin de plus de temps
Je pense que c’est ici que j’en ai le plus parlé : http://www.lafabriquedesidees.com/2009/07/1-an-de-sommeil-polyphasique/
pour ma part, je mettrais la lutte contre l’insomnie en n°1…
accepter socialement le fait de dormir peu et mal (ce que beaucoup considèrent comme une tare).
Bonjour,
On ne lutte pas contre l’insomnie avec le sommeil polyphasique mais en déterminant la ou les cause(s) de ses insomnies, telles que des évènements extérieurs ou des troubles du sommeil (DSPS, non-24, etc.), et en comprenant son sommeil (rythme circadien, zeitgebers, noyau suprachiasmatique de l’hypothalamus, sécrétion de mélatonine, pour donner quelques mots-clés). Expérimentez tant que vous voulez (je l’ai fait aussi) mais ne disséminez pas cette idée.
Comme je l’ai déjà dit ici même dans un commentaire précédent, le SP n’est pas tenable à long terme. Bien sûr on peut réduire sa durée de sommeil indéfiniment, et même se sentir en forme avec l’habitude. Mais l’organisme ne s’en remet pas (système immunitaire, etc.).
Pour ce qui est de l’argument « plus de temps », pour moi c’est de l’idéologie. On a pas besoin de 22 heures par jour pour être pleinement heureux, c’est aussi simple que ça selon moi. Je me méfie d’ailleurs du « GTD » pour ces raisons « productivistes ». Le GTD peut mener quelqu’un à la dépression en le vidant littéralement de toute spontanéité. Je le dis parce que je l’ai déjà vu.
Boréale, je vous souhaite bon courage pour la suite de l’expérience, la curiosité reste un excellent argument
Bonjour Anthony,
Voici quelques remarques concernant ces différents points :
- « l’argument « plus de temps », pour moi c’est de l’idéologie »
Tout à fait d’accord avec vous sur l’existence de cette idéologie et sur sa très lourde influence sur notre société.
Pour autant, l’argument « plus de temps » n’est pas forcément le signe de cette idéologie, il peut avoir d’autres moteurs.
En ce qui me concerne, je pense pouvoir être définie comme « hyperactive », et cette hyperactivité, par définition excessive, est un moteur amplement suffisant.
- « On ne lutte pas contre l’insomnie avec le sommeil polyphasique mais en déterminant la ou les cause(s) de ses insomnies »
Ce genre de phrases péremptoires, pardon, très affirmatives, me raidit d’office. Il se trouve que cette affirmation est d’autant plus vaine à mes yeux que mon expérience la contredit : le sommeil polyphasique, DE FAIT, m’a permis de résoudre mes problèmes d’insomnie (je n’écris pas pour autant que je suis « guérie », ad vitam aeternam).
Je ne dis pas bien sûr qu’il faut passer par le SP pour les résoudre, les solutions médicalisées sont certainement efficaces dans certains cas.
Je ne dis pas que le SP est la solution miracle, je dis seulement que c’est UNE solution, parce que je la vis.
- « le SP n’est pas tenable à long terme. » « l’organisme ne s’en remet pas (système immunitaire, etc.). »
Vous aimez les phrases ‘très affirmatives’, mais elles perdent toute valeur si elles ne sont pas accompagnées de faits, ou d’études. Peut-être avez-vous raison, donnez-moi vos sources.
Petite remarque sur le système immunitaire, au ras de mon expérience qui vaut cependant plus que des croyances : depuis 20 ans ou plus j’attrape systématiquement quelque chose en hiver du genre bronchite, au moins une fois chaque hiver. Depuis que je suis au SP, 2 hivers se sont écoulés pendant lesquels je n’ai rien attrapé.
Comprenez-moi bien, je n’en conclue pas pour autant que c’est le miracle du SP qui m’a immunisée ! C’est juste le genre de petites constatations pratiques qui m’amènent à être encore plus circonspecte devant des phrases du genre : « l’organisme ne s’en remet pas (système immunitaire, etc.). »
Cordialement,
Bonsoir !
- « Pour autant, l’argument « plus de temps » n’est pas forcément le signe de cette idéologie, il peut avoir d’autres moteurs. »
Oui bien sûr, j’ai conscience que les motivations varient d’un individu à un autre et ne sont heureusement pas toujours « pathologiques »
C’était un simple commentaire qui n’était pas spécialement lié à votre expérience. D’ailleurs mon message ne vous visait pas spécifiquement, mes propos concernent le SP en général.
- « Il se trouve que cette affirmation est d’autant plus vaine à mes yeux que mon expérience la contredit : le sommeil polyphasique, DE FAIT, m’a permis de résoudre mes problèmes d’insomnie (je n’écris pas pour autant que je suis « guérie », ad vitam aeternam). »
La question que je cherchais a poser, et qui a conditionné l’affirmation, était : le SP ne masque-t-il pas tout simplement l’insomnie en augmentant la capacité á s’endormir facilement à cause d’une privation de sommeil, sans pour autant en résoudre les causes ? Ce serait un peu comme une voiture qui ferait un boucan d’enfer à 90 km/h et deviendrait plus silencieuse au-delà de 150 km/h. Celui qui ne s’attache qu’au bruit aura tendance à rester à 150 km/h sans se soucier de l’usure prématurée de son auto (et qui veut voyager loin ménage sa monture
), et surtout sans résoudre la cause de son problème initial, mais en en masquant uniquement sa perception. Peut-être n’êtes-vous pas en situation de privation de sommeil (j’ignore vos besoins en terme de temps de sommeil), mais statistiquement, une grande majorité de personnes tentant le SP se retrouveront dans cette situation de privation, même avec des méthodes « douces » comme Everyman.
Privation qui pourra à son tour avoir des conséquences sur la santé. Etant moi-même jeune chercheur, mes sources sont la littérature scientifique. La plupart des articles ne sont pas en accès libre mais si ça vous intéresse vraiment je peux vous envoyer des PDF d’articles intéressants. Par exemple ont été notés chez des sujets en privation de sommeil : baisse de la capacité à métaboliser le glucose (ce qui peut mener au diabète, à l’hypertension), plus hauts taux de cortisol (augmentation du stress), diminution de moitié de la production d’anticorps suite à un vaccin…
Bonne soirée,
Signé : le plombeur d’ambiance
Bonsoir Anthony,
Ma réponse étant en train de s’allonger encore et encore, j’ai pensé qu’il était intéressant de débattre de la question de manière plus visible. A retrouver donc dans mon prochain billet !
1. pour les bases médicales, ce serait intéressant d’avoir simplement les références des articles. J’ai pas mal discuté avec mon médecin de ce sujet et il a fait une recherche sur un moteur de recherche spécialisé (lui même est chercheur) sans rien trouver sur le SP, ni sur le lien entre SP et privation de sommeil à long terme.
2. sur l’insomnie, je suis assez d’accord sur votre constat de base – il faut comprendre son sommeil – mais pour le patient passé par des unités médicales spécialisées ils apparaissent nécessairement un peu péremptoires car ils laissent entendre que la médecine de pointe sait toujours expliquer et agir.
Dans les faits, ce n’est pas vrai et la résolution du problème se traduit par un cocktail de somnifères et d’anxiolytiques (surtout lorsque le patient souffre à la fois d’insomnie initiale, de maintien et terminale) qui, en dépit des progrès, ne sont pas sans conséquences sur la santé (vous savez tout cela, je ne développe pas).
3.Hors de toute conception passionnelle, le SP m’aide à mieux vivre parce qu’il m’aide à dédramatiser l’insomnie (dans toutes ses composantes)
PS : en revanche, je me moque bien du surcroit de temps et quelque part je trouve cela inquiétant.
On pourrait faire de la futurologie du genre « meilleur des mondes » ou tout le monde serait contraint de faire du SP pour des raisons économiques.
Je dis cela en badinant mais avec un fonds de vérité (ou d’inquiétude) ayant vu une fois sur u forum un type prétendant vouloir porter cette mention sur son CV pour le vendre à un employeur…
@ Jax :
Depuis longtemps ?
Tu suis donc aussi un rythme polyphasique ?
Si tu souhaites en faire un compte-rendu sur le blog, il sera bienvenu ! En effet je suis curieuse des expériences parallèles, et je trouve intéressant de réunir plusieurs voix.
comment fais tu pour passer du temps avec ton parner et tes kids (si tu en as ?)
(aspects affectifs et amoureux)
@ Yvo :
)
Ben justement, j’en ai plus, du temps !
Bon, pour être un peu plus précise, je n’ai pas de kids. Et mon « partner » regarde ces tentatives avec intérêt et amusement (mais pas encore jusqu’à se laisser entraîner !
Et je le vois… entre les siestes !
Ceci dit, le fait qu’on n’habite pas ensemble sous le même toit facilite les choses, je pense.
Pour répondre à ta question,je ne suis pas a proprement parler de SP
Je suis un insomniaque pathologique.
Depuis quelques mois, j’accepte de dormir assez peu (env 4 h/nuit) et cherche à compenser par deux siestes.
Je fais du SP sans le savoir non ?
plus sérieusement, ca me permet une sorte de déculpabilisation et le fait de me sentir beaucoup moins fatigué.
Je suis tenté par un passage en everyman (3h + 3 siestes), mais la régularité des siestes reste pour moi une problème.
Peut-être que le moment pour toi n’est pas propice à un passage à Everyman, mais rien ne t’empêche déjà de faire tes siestes de manière extrêmement régulière : la régularité est un élément essentiel d’un bon sommeil, c’est ce que j’ai découvert au passage, et il me semble que c’est applicable à n’importe quel rythme.
@ Yvo :
« j’ai 3 kids et je suis porteur de
projet d’une entreprise et d’une grosse association. J’essaye de
travailler entre 5 et 7 le matin , mai je n’ai pas encore réussi à
trouver le système optimal. »
Si tu trouves le bon équilibre, viens nous en parler !
Salut à tous,
alors bon courage!
Je suivrai ton expérience.
Merci pour la communauté.
Soyez le premier à commenter :
Laisser un commentaire
Get a Trackback link
2 Trackbacks/Pingbacks
Cliquer pour montrer ou cacher les trackbacks