Sommeil polyphasique, fatigue et insomnie

Posted on nov 4, 2010 by Boréale in Retours d'expérience, Sommeil polyphasique | 12 Comments

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Que ce soit par petites touches ou avec un long billet détaillé sur la question, il m’est très fréquemment arrivé d’aborder ce sujet.
Ce billet-ci est un peu différent : il est en fait une réponse au dernier commentaire d’Anthony concernant les questions de fatigue et d’insomnie. J’ai considéré que le sujet était assez intéressant et ma réponse assez longue pour placer le débat en pleine lumière. Je vous invite donc à parcourir dès à présent la petite discussion qui a suscité cette réponse (dans les commentaires des 3 et 4 novembre 2010).

Anthony écrit :
« le SP ne masque-t-il pas tout simplement l’insomnie en augmentant la capacité á s’endormir facilement à cause d’une privation de sommeil »
Je me suis moi aussi posée la question.  C’est en effet l’explication qui serait la plus évidente : le sommeil polyphasique est une privation de sommeil, donc il fatigue, donc il assomme même les insomniaques.
Voici quelques éléments de réponse  :

1/ Privation de sommeil et fatigue
Il me semble que vous confondez les deux. Le sommeil polyphasique peut être défini comme une privation de sommeil, mais son principe est précisément de faire en sorte que cette privation n’entraîne pas la fatigue, et ce en passant par une adaptation radicale du corps et par le maintien d’un rythme strict.

Cet amalgame involontaire en entraîne immédiatement un autre, entre sommeil polyphasique et fatigue. Vous écrivez :

Privation qui pourra à son tour avoir des conséquences sur la santé. Etant moi-même jeune chercheur, mes sources sont la littérature scientifique. La plupart des articles ne sont pas en accès libre mais si ça vous intéresse vraiment je peux vous envoyer des PDF d’articles intéressants. Par exemple ont été notés chez des sujets en privation de sommeil : baisse de la capacité à métaboliser le glucose (ce qui peut mener au diabète, à l’hypertension), plus hauts taux de cortisol (augmentation du stress), diminution de moitié de la production d’anticorps suite à un vaccin…

Je suis très intéressée par les pdf qui pourraient m’apporter des éclairages nouveaux, mais si leur sujet est d’établir les méfaits de la fatigue, je doute qu’ils m’apprennent grand chose et je serai en parfait accord avec vous (ce serait ennuyeux).
Que la fatigue soit néfaste pour la santé, je ne le sais que trop. Je ne vais pas entrer ici dans le détail d’une question maintes fois abordée. Je vous invite à lire le billet très détaillé que j’écrivais sur la question il y a un an et demie :
4 heures de sommeil par jour, pour quelle fatigue ?

Notez que n’idéalise pas le SP en déclarant :  « Avec le sommeil polyphasique, la fatigue, c’est du passé ! » :-)
Je vis comme tout le monde, j’ai des journées crevantes, parfois je fais une mauvaise sieste, ou bien ma nuit de 3 h est troublée (en mode Everyman), ou bien je dois sauter une sieste… Toutes choses avec lesquelles doivent vivre les dormeurs polyphasiques au long cours, s’ils ne sont pas des ermites. C’est bien là la difficulté de la chose, puisque c’est la régularité qui permet une qualité de sommeil qui nous évite la fatigue.

Pour autant, je peux dire avec certitude que je suis globalement moins fatiguée qu’auparavant, moins fatiguée que lorsque je dormais au rythme ordinaire, la nuit, mais avec un problème d’insomnie latent ou chronique, selon les périodes. J’écrivais notamment :

Passer au sommeil polyphasique m’a débarrassée de ces insomnies, et par conséquent : de la fatigue qui allait avec, de la perte de temps et de l’énervement qui allaient avec, de la déprime qui allait avec, de la sensation de ne pas pouvoir maîtriser sa vie qui allait avec.
Je lui en sais gré, infiniment.

Je n’en changerais pas une virgule.

2/ L’insomniaque ne se laisse pas assommer.
Le problème de l’insomniaque est précisément que privation de sommeil et fatigue ne mènent pas à l’endormissement… Lorsque j’étais insomniaque (= avant le SP), il y avait des soirs où j’étais harassée, littéralement/physiquement/moralement épuisée par des journées très chargées, et ça ne m’empêchait pas de tourner en rond des heures dans ma tête, sans m’endormir.

Par contre, peut-être que ce n’est pas tout à fait pareil avec le SP : peut-être qu’avec lui, la fatigue entraîne plus facilement l’endormissement ? En effet cela se pourrait, car :

  • Avec le SP, le sommeil est différent mais pas seulement : il me semble aussi que quand je suis fatiguée, je ne le suis pas de la même façon. C’est très difficile à expliquer, et je pense qu’il faudrait faire des études médicales sur la question pour comprendre en quoi le corps réagit différemment. J’y suis disposée. En tout cas, je peux distinguer une fatigue polyphasique d’une fatigue normale, ce n’est pas la même chose.
    Il faudrait notamment étudier ce pic subit de fatigue que j’appelle « l’appel du sommeil », et qui survient à l’heure des siestes chez le dormeur polyphasique. C’est très particulier, je n’avais jamais ressenti cela avant.
  • La régularité du rythme a sans doute aussi un effet bénéfique sur l’endormissement. J’avais d’ailleurs écrit un billet sur le sujet il y a 2 ans.

Si je ne vous ai pas convaincu, j’espère au moins vous avoir permis de mieux définir les termes du débat. Merci de m’avoir donné l’occasion d’approfondir.

12 Comments

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  1. bartux, 4 novembre 2010:

    Bonjour,

    Merci pour ce billet, excellent comme d’habitude.

    J’ai moi-même tenté, il y a quelques temps et avec beaucoup de motivation, le sommeil polyphasique (everyman). J’ai réellement apprécié ce nouveau rythme de vie qui me permettait de faire bien des choses en plus. Cependant, j’ai malheureusement dû interrompre l’expérience après une semaine seulement. En effet, en quelques jours, des troubles gastriques sont apparus, troubles qui me semblaient fortement liés à cette nouvelle habitude de sommeil et qui ressemblait aux problèmes rencontrés parfois par les travailleurs de nuit (voir lien No.1 ci-dessous). Peut-être que mon estomac délicat à besoin d’une période de repos plus importante ou que mon régime et habitudes alimentaires devraient également être modifiés.

    Ainsi ma (petite) expérience m’a amené à me poser la question des conséquences physiologiques du sommeil polyphasique à court, moyen et long terme. S’il est vrai, que la sensation de fatigue disparait après la (dure) phase d’adaptation, je me demande si le fait de forcer le corps à « fonctionner en mode éveil » plus longtemps que la norme n’a pas également un impact (sérieux) sur notre métabolisme. Différentes études ont montré que la privation de sommeil à un impact réel sur notre corps (voir lien No.2 ci-dessous) amenant, entre autre, à un vieillissement prématuré.

    On peut alors se demander si réduire la quantité de sommeil, même avec un rythme adapté, ce n’est pas prendre de réels risques quant au fonctionnement de notre corps et à notre santé en général. En s’imposant ce type de sommeil, ne risque-t-on pas simplement de brûler la chandelle par les deux bouts? (Et j’espère de tout coeur que la réponse est négative afin de pouvoir retenter un jour l’expérience avec bonne conscience).

    Qu’en pensez-vous ? Je sais que vous avez déjà parlé plusieurs fois de votre santé dans vos billets, mais avez-vous une idée de l’impact à long terme ?

    Liens:

    1. « Night work: its effects on the health and welfare of the worker »
    http://books.google.ch/books?id=RxI4lsf6T3MC&lpg=PP1&ots=h8jrV3C1OV&dq=Night%20work%3A%20its%20effects%20on%20the%20health%20and%20welfare%20of%20the%20worker%20Par%20James%20Carpentier%2CPierre%20Cazamian&hl=fr&pg=PA27#v=onepage&q&f=false

    2. Impact d’une dette de sommeil sur les rythmes physiologiques
    http://www.cmse.ch/pdf/colloque_25_septembre/impact_physiologique_dette_de_sommeil.pdf

  2. Thibault, 5 novembre 2010:

    Yes, bon article !

    Après, moi, clairement, je sais pas. Je pratique donc le sommeil polyphasique depuis février 2009, et le uberman depuis un peu plus de 15 jours, mais je ne veut pas être le mec qui fait la promo du SP ou être « celui qui défend le sommeil polyphasique contre vents et marées ». Je me pose en humble expérimentateur, peut-être un peu fou, mais responsable et non partisan, pas plus.

    Et les réponses aux questions scientifiques, j’en ai aucune idée. Est-ce que c’est mauvais ? Peut-être. Ou peut-être pas. Je n’en sais strictement rien. Et je crois que l’on ne le saura pas tant que l’on aura pas des études SPÉCIFIQUES et OBJECTIVES sur le sommeil polyphasique – surtout qu’il y a en plus une différence entre uberman et everyman. (Si tant est, en plus, que les études s’accordent et ne changent pas de résultat 10 ans plus tard, comme c’est parfois le cas).

    La seule chose que je peut observer, c’est mon expérience au jour le jour, ce que j’en tire et comment « je me sent » (même si ça reste hautement subjectif).

    Après sur les effets à long termes, je n’en sais rien. Je veut kamm rappeler que moi comme Boréale, nous n’avons pas vocation à faire durer le rythme uberman ad viteam eternam (seulement quelques semaines). Donc la question ne se pose pas forcement non plus…

    On est kamm dans des domaines qui sont très complexes. Y’a beaucoup, beaucoup de choses qui rentrent en jeu, et qui pour beaucoup sont encore assez mal connues.

    Le sommeil, bien sûr, et l’implication qu’il a sur le reste de l’organisme. L’implication du mental, du cerveau.

    Enfin, des domaines très très complexes, et pour lesquels, il est difficile, je pense actuellement, de donner des réponses claires et nettes. Et encore plus quand ils sont tous impliqués ensemble.

    @bartux : ona a parfois. La tentation est aussi grande de vite associer le moindre petit truc qui nous arrive au SP vu l

    PS : Enfin, je rajouterai que j’aimerai que de la même manière que l’on met en lumière les dangers potentiels du sommeil polyphasique, on puisse apporter le même éclairage à la manière dont les gens vivent déjà actuellement… et qui s’est inscrit dans la société et ne provoquent plus aucune réaction !

    Et notamment l’alimentation (consommation excessive, aliment gras, obésité, excédent de viande rouge ?, OGM & produits chimique, etc.), le stress chronique, l’alcool, le tabac qui sont largement répandus en France, et inscrits dans la société sans que plus personne ne se pose de question.

    Les cancers, maladies cardiovasculaires et AVC, dont certains éléments au dessus font partie des facteurs à risques, font partie des principales causes de mortalité en France.

    Ce que je veut dire, ce n’est pas « puisque de toute façon, il y a déjà plein d’occasions de mourir autrement, pourquoi est-ce que l’on vient nous faire chier avec le polyphasique ? », ni « okay, c’est bon, tout le monde s’acharne sur le SP, mais regardez aussi ailleurs ». Ce serait débile et partisan. (Même si j’invite kamm à s’intéresser à tout ça.)

    Car si il est tout à fait possible que le sommeil polyphasique amène son lot de problèmes à long terme, sa pratique nous fait évoluer complètement nos habitudes de vie en nous éloignant de tous ces facteurs à risque sponsorisés par la grande distribution, les fabricants de tabac et souvent valorisés positivement dans la société (je vous raconte pas les discussions parfois quand j’annonce que je ne bois pas et ne me bourre pas la gueule en soirée).

  3. Thibault, 5 novembre 2010:

    Une partie de mon commentaire est mal rentré. A la place de :

    « Le sommeil, bien sûr, et l’implication qu’il a sur le reste de l’organisme. L’implication du mental, du cerveau.

    Enfin, des domaines très très complexes, et pour lesquels, il est difficile, je pense actuellement, de donner des réponses claires et nettes. Et encore plus quand ils sont tous impliqués ensemble.

    @bartux : ona a parfois. La tentation est aussi grande de vite associer le moindre petit truc qui nous arrive au SP vu l »

    ———–

    Il faut lire :

    Le sommeil, bien sûr, et l’implication qu’il a sur le reste de l’organisme. Le mental et le cerveau qui joue, on le voit, un très gros rôle. Y’a-t-il une capacité de régénération ou un « capital sommeil » ? Etc. Enfin beaucoup, beaucoup de questions, je peut pas toutes les noter, mais elles sont nombreuses.

    On parle donc de domaines très très complexes, et pour lesquels, il est difficile, je pense actuellement, de donner des réponses claires, nettes et appuyés sur des faits objectifs qui soit EN RAPPORT avec le sommeil polyphasique. Et c’est encore plus compliqués quand ils sont tous impliqués ensemble.

    Demain, on imagine que j’attrape la grippe. Est-ce à cause du SP ou l’aurai-je attrapé kamm sans ça ? Enfin, voila, plein de choses comme ça…

    @bartux : il y a certains symptômes physiques qui n’apparaissent que le temps de la période d’adaptation, et disparaissent par la suite. La tentation est aussi grande de vite associer le moindre petit truc qui nous arrive ou que l’on ressent au SP…

    Je ne dis pas que ce ne sera pas forcement le cas, simplement qu’il peut être compliqué, sans études scientifiques, d’en être certain.

  4. Ernestea, 5 novembre 2010:

    Bonjour Boréale,
    adepte des soirées longues et des levers tôt depuis plus de 6 mois, j’ai décidé récemment d’arrêter la cigarette. J’ai connu alors un bienfait notable car je retrouve à présent mes nuits entières et mes réveils tardifs à l’exception des jours où je suis obligé de mettre mon réveil !!
    Je me pose une question : Y a-t-il un lien entre la consommation de cigarette et sommeil polyphasique pour ceux et celles qui n’ont pas choisis d’avoir ce mode de sommeil ?

  5. lionel, 5 novembre 2010:

    Merci pour ces articles, je découvre le blog et je doit dire que ca fait du bien de découvrir que je ne suis pas seul !
    J’ai commencé pour ma part en 2005, (date à laquelle on trouvait que très très peu d’adeptes francophones) pour des raisons de santé car je voulais apprendre à me reposer et puis je suis rapidement passé à un pattern de type triphasique voir quadri.
    En fait, je me suis mis à « écouter » mes rythmes de sommeil et petit à petit j’ai adapté la méthode à mes besoins naturels en ajoutant plusieurs petits sommeils flash de 1mn à 5mn au cours de la journée en fonction de mon ressenti. Mon objectif était aussi de trouver une solution en phase avec mon entourage et mon activité.
    Typiquement, mon pattern est le suivant : reveil 7 h – 10h sommeil flash – 13 h tranche de sommeil 20mn qui me donne l’impression de recommencer la journée en pleine forme – 16 h sommeil flash – 20 h tranche de sommeil de 20mn et nouvelle journée – 1h tranche de sommeil 20mn + sommeils flash jusqu’à 3h30. Ça me fait finalement pas mal de sommeil mais les effet sur ma santé ont été vraiment puissants ! Je dirait que le bénéfice pour moi n’est pas lié à un décompte arithmétique du nombre d’heure de passé à se reposer mais plutôt à une meilleure répartition activité/repos au cours de la journée, une meilleur gestion en somme.
    Avez vous essayé les sommeil flash ?

  6. Boréale, 5 novembre 2010:

    @ Bartux
    Merci pour le compliment et pour les liens ! :-)
    Liens que je me suis empressée de visiter, et j’avais tant de choses à en dire que je viens de te répondre par un nouveau billet…

    Je m’excuse notamment auprès d’Anthony, Jax et Bartux car ces coupures à répétition nuisent un peu à la discussion, mais je vous invite à me rejoindre…. dans les commentaires du nouveau billet ! :-)

    @ Thibault :
    Je te rejoins sur tout ça. J’ai notamment bien du mal à penser que les conséquences négatives -s’il y en a- du SP, puissent battre les conséquences franchement négatives et avérées du tabac, de l’alcool, du manger trop gras et trop de viande, etc… Y a de la concurrence.

    @ Ernestea :
    Justement, la cigarette. Pour ma part je fumais quand j’ai commencé le sommeil polyphasique Everyman il y a 25 mois. J’ai arrêté 9 mois plus tard. Je ne peux pas dire que j’aie constaté un effet sur mon rythme de sommeil.

    « Y a-t-il un lien entre la consommation de cigarette et sommeil polyphasique pour ceux et celles qui n’ont pas choisis d’avoir ce mode de sommeil ? »
    Je ne comprends pas vraiment ta question : le sommeil polyphasique ne se résume pas à une nuit courte, mais plutôt à un sommeil en plusieurs phases, et je n’ai pas connaissance de dormeur polyphasique qui n’auraient pas eux-mêmes choisi ce type de sommeil.

  7. Boréale, 5 novembre 2010:

    @ lionel

    Ton expérience est super intéressante ! Je n’avais pas pensé à alterner siestes et sommeils « flashs »… Du coup je suis très curieuse ! :-) :
    - « Ça me fait finalement pas mal de sommeil mais les effet sur ma santé ont été vraiment puissants !  »
    Tu parles des effets sur la santé d’avoir intégré des sommeils flash à ton rythme ? Si tu peux nous en dire plus ! :-)

    - Concrètement, comment ça se passe un sommeil flash made in Lionel ?
    Et puis ça s’apprend ? Y a des écoles pour ça ? ;-)
    Ca a toujours été un mystère pour moi ces siestes de 3 mn… En pleine adaptation Uberman je crois que parfois j’en aurais bien besoin !

    - Une autre question : comment le corps fait-il la différence entre sieste de 20′ et sieste de 3′ (s’il en fait une ?) Question d’adaptation, comme pour Everyman, et donc de régularité du rythme ? D’ailleurs es-tu très régulier dans tes horaires ?

  8. lionel, 6 novembre 2010:

    Bonjour Boréale,

    En fait je parlais des effets sur ma santé de la technique globale : polyphasic + sommeil flash qui se trouve être un bonne formule pour moi.
    C’est un retour d’expérience qui peut alimenter les débats à propos de l’implication sur la santé du rythme polyphasique (everyman en tout cas) !

    En ce qui concerne le sommeil flash, je dirais que c’est la petite touche de carburant au bon moment.
    Le principe de cette gestion du sommeil est pour moi de réguler mon repos et de ne jamais être fatigué. Ca marche bien sur le papier mais d’un point de vue pratique il faut intégrer tous les paramètres de la vie quotidienne qui font qu’on peut avoir un sommeil agité, qu’on est obligé de repousser la tranche de sommeil de 13h10 (qui fait toute la différence), qu’il faut avancer l’heure du réveil etc.
    C’est là que l’utilité du sommeil flash apparaît. Il permet de réguler les baisses de tonus quand elles se présentent, te redonner un gros coup de punch quand tu passes sous la limite de fatigue que tu t’autorises et c’est vrai que ça fait un grosse différence, notamment quand tu souhaites passer à un rythme plus soutenu comme Uberman.

    « - Concrètement, comment ça se passe un sommeil flash made in Lionel ?
    Et puis ça s’apprend ? Y a des écoles pour ça ?  »

    -Le sommeil flash, c’est un laisser aller total pendant un court instant. C’est pour moi le même sentiment de laisser aller que quand je m’endors pour une sieste, mais ça se passe tout de suite. Concrètement il est essentiel pour moi de ne pas être dans une position trop confortable, parce que une position confortable veut dire autre chose pour ton corps et tu ne te laissera pas aller juste pour quelques minutes. Moi, j’ai pris l’habitude de le faire debout, appuyé en avant contre un mur, ou sur une chaise, les coudes posés sur les genoux..
    Ca s’apprend certainement puisque je l’ai appris ! par contre je ne crois pas qu’il y ait de manuel. Pour ma part, j’ai imaginé la technique par rapport aux récits de jean cocteau et de salvador dali sur le sujet !

    « - Une autre question : comment le corps fait-il la différence entre sieste de 20′ et sieste de 3′ (s’il en fait une ?) Question d’adaptation, comme pour Everyman, et donc de régularité du rythme ? »
    - En ce qui concerne la durée de 20 mm, c’est techniquement la durée du cycle de sommeil qui nous intéresse dans le cadre des siestes réparatrices. Si tu fais 30 mn, c’est forcement 10 mn de trop. C’est soit que tu as démarré 10 mn avant ton cycle, ce qui fait que tu passes 10 mn en demi sommeil avant te tomber dans la phase réparatrice, ce qui est pas très grave. Soit, tu commence effectivement au début de ton cycle mais au bout de 20 mn tu en redémarres un nouveau que tu coupes finalement en son milieu, c’est plus fâcheux.
    Ton corps fait effectivement la différence. Pour ma part, je mettais un reveil au début mais ça ne sert plus à rien, car je me réveille automatiquement à la fin du cycle, au bout de 20 mn, parfois 18, parfois 23 voir 30 quand j’ai commencé trop tôt.

    « D’ailleurs es-tu très régulier dans tes horaires ? »

    Enfin, je suis globalement assez régulier dans mes horaires, car j’essaie de me caler sur mon rythme biologique qui lui est régulier. Cependant mon activité me force parfois à décaler, mais j’essaie toujours de rattraper le cycle suivant.

    allez c’est le moment pour moi d’un petit sommeil flash,
    A bientot !

  9. Boréale, 7 novembre 2010:

    Merci Lionel pour tous ces détails… et j’aurais bien quelques autres questions encore…
    Et je me dis que ça vaudrait peut-être le coup de mettre ton expérience en avant dans un billet pour qu’il soit plus visible que dans les commentaires… Maintenant que j’ai posté un premier podcast, bien sûr… un podcast interview ?

    Qu’est-ce que tu en dis ? :-)

  10. Thibault, 8 novembre 2010:

    Très intéressant le retour d’expérience de Lionel !

    Moi aussi, j’adorerai un article avec encore plus de détails.

  11. lionel, 8 novembre 2010:

    @ Boréal et Thibault
    Oui, bien sur, avec plaisir ! Ca me permettra aussi de te poser quelques petites questions pour mieux comprendre comment tu procèdes :) . Tu as mon mail…

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