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Comment devenir aventurier ?

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Vous voulez des épreuves ? Vous voulez vivre à plein ? Venir à bout des ennemis les plus farouches ? Percer les mystères les plus épais, résoudre les énigmes les plus improbables ? Vous dépasser ? Gagner enfin ? Soyez un aventurier de vous-même ! Auto-formez-vous !!

Quoi c’est pas sexy ? C’est pas excitant ce que je vous propose ? Aah mais détrompez-vous !! Vous êtes déjà dans le jeu, acteur sans le savoir de la 1ère épreuve : Percer le Miroir, Voir Loin Renverser les Apparences : victime malgré vous de l’hydre des idées reçues vous avez dans la tête une image de la formation rêche, poussiéreuse, bref, pas bandante.

Des souvenirs de mômes vous traversent l’esprit, souvenirs d’école, souvenirs d’ennui, prisonnier de la classe alors qu’il fait si beau dehors… Souvenirs aussi de savoirs difficiles, qui – soyez francs- auraient pu, auraient su vous passionner s’ils n’avaient été marqués par le sceau infâme… de l’OBLIGATION.

Ce terme de « formation » vous est pénible : loin des jingles sucrés et lisses étudiés pour vous plaire, bien au contraire il crisse à vos oreilles, vous rappelle à l’ordre comme la voix d’un supérieur hiérarchique ou celle des « dures réalités économiques » qui vous pressent : de « développer de nouvelles compétences », d’ »améliorer votre employabilité », de vous former à tel logiciel d’entreprise que vous trouvez tellement rébarbatif, tellement… chiant.

Là encore, l’OBLIGATION marque la formation de son empreinte, l’écrase sous son joug autoritaire en brandissant la peur, peur de l’avenir, peur de ne plus être à la hauteur, d’être dépassé rejeté licencié ringardisé si on ne se forme pas.

Bien. Maintenant qu’on a fait le tour des idées reçues, on peut en débarrasser le plancher.

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Le sommeil polyphasique est-il impossible ? (1/3 : P.Wozniac)

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Autrement dit, est-ce que ce que je vis quotidiennement depuis 6 mois est impossible ? Vis-je une vie impossible sans le savoir ?? Et d’ailleurs, existe-je ??? :-)

Me voilà comme vous voyez submergée de questions existentielles depuis que Luc a écrit dans un commentaire au billet précédent :

Lis l’article sur le sommeil Polyphasique sur http://www.supermemo.com/articles/polyphasic.htm
Il résume toutes les études faites qui montrent que ce n’est malheureusement pas possible.

C’est très très curieux… C’est un peu comme si quelqu’un vous disait… que les carottes n’existent pas. Vos dernières vacances sont une vue de l’esprit. D’ailleurs, un corps plus lourd que l’air ne saurait voler. Sans compter que, comme chacun sait, la Terre est plate.

Le sommeil polyphasique est-il impossible ? Ma réponse à Luc pourrait donc se résumer ainsi : « Non. »

Mon résumé pouvant cependant paraître excessivement condensé à certains – voire péremptoire, qui sait – , je vais développer. Juste un peu. Le temps de 3 articles… et puis d’une page tant qu’à faire. Devant les demandes répétées, je viens de mettre en ligne une page dédiée au sommeil polyphasique, où vous trouverez quantité de liens.

Pour en revenir à ma réponse, la voici en 3 étapes :
1/ La critique du texte de P.Wozniac (en reprenant en partie mes commentaires précédents)
2/ Ce rythme serait-il impossible car on ne peut pas s’y adapter ? (court terme)
3/ Ce rythme serait-il impossible car néfaste pour la santé ? (long terme)

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Vivre libre ?

La croisée des Blogs de ce mois-ci, organisée par Michael d’Esprit riche, a pour thème : “Si vous n’aviez plus jamais à travailler pour de l’argent, que feriez-vous?”
La perspective est plaisante, mais elle paraît inaccessible. Pourtant, par des moyens détournés, il y a peut-être moyen d’en faire autre chose qu’un rêve de Noël.

Si je ne devais plus jamais travailler pour de l’argent… je vivrais pareillement, mais libérée de toute angoisse de l’avenir.
Je choisirais l’activité qui me plaît le plus, et me débarrasserais des bouffe-temps que constituent les activités lucratives que je n’aime pas.
Sans jamais cesser cependant d’être active, de définir un objectif et d’avancer vers cet objectif, même si certains paliers sont difficilement accessibles, même si certaines étapes sont pénibles.
Ne plus jamais travailler pour de l’argent ne signifie pas pour moi choisir une vie facile, dénuée de toute contrainte. J’ai besoin de me sentir avancer, de me sentir passer au-delà des difficultés avec la satisfaction d’avoir su les traverser.
Une vie sans difficultés, c’est trop mou, on ne se sent pas vivre. Je pense que même ceux d’entre vous qui en rêvent s’en lasseraient vite.

En définitive, j’y trouverais moins d’angoisse, et plus de liberté de choix quant à mes activités.
Mais pourquoi faudrait-il attendre l’improbable pour s’engager sur cette voie ? Pourquoi faudrait-il se contenter de rêver ?
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Manquer de courage… est-ce un signe ?

(Le courage est le thème de la Croisée des Blogs de ce mois-ci, qui réunit tous les articles édités sur ce thème par les blogueurs de développement personnel.)

Le courage est une valeur positive. On l’admire chez les autres on en veut plus pour soi-même. On pense à telle situation qui nous fait – aujourd’hui encore mais plus pour longtemps – frémir… et on envie ceux qui traversent la peur sans rester immobiles et craintifs à ses pieds.
La culture occidentale aggrave encore les choses : d’Ulysse à Albator, c’est une armée entière de héros qui, tous plus magnifiques, tous plus admirables les uns que les autres se battent dans notre imaginaire. Qu’on suive leur exemple, ou bien au contraire qu’on s’en trouve encore plus intimidé, le courage reste et demeure extrêmement valorisé.

C’est vrai, c’est pas mal le courage. Ca peut servir. C’est appréciable. Sur le moment.

Vous pouvez déverser sur moi des flopées d’anecdotes montrant, prouvant à quel point le courage est utile, nécessaire, indispensable, valorisant enrichissant bénéfique, et je serai d’accord avec vous.

Sauf que.

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Identité malmenée, espoirs évaporés… Que faire dans une situation désespérée ?

(Cet article fait partie de la chaîne de la Croisée des Blogs, que vous pouvez découvrir plus en détail ici.)

Qu’est-ce qu’une situation désespérée ?

C’est : – une situation présente,
- ou bien la situation à venir que laisse deviner la pente de la situation présente,
qui entre en contradiction avec mes espoirs (ce moi est bien évidemment générique ! ;-) ) ou avec nos espoirs collectifs. Ces espoirs peuvent porter sur ma vie, sur la vie d’un proche, sur la société.
Cette contradiction m’apparaît sans issue favorable ( c’est-à-dire non conforme à mes espoirs, ou à nos espoirs collectifs).

Je me focaliserai ici sur les situations graves qui amènent à reconsidérer sa vie autrement, détruisant au passage une bonne part des espoirs d’avant.
Exemples :

  • J’ai perdu/je vais perdre celui/celle que j’aime ;
  • J’ai perdu/je vais perdre mon travail ;
  • J’ai perdu/je vais perdre mon logement ;
  • La situation biologique de la planète est catastrophique et les mesures prises ne sont pas à la hauteur : une catastrophe est donc probable ;
  • La situation économique de notre société est catastrophique et les mesures prises ne sont pas à la hauteur : une catastrophe est donc probable ; ce qui aura des répercussions probables sur mon travail, mon logement, etc.

Précisons d’emblée que la vision froide que je présente ici n’est pas le fruit d’un esprit arrogant qui donnerait ses bons conseils du haut d’une chaire de coton. J’ai ma part de doutes, d’angoisses, d’interrogations, je n’en suis pas sortie. J’ai eu ma part de désespoir, de dépressions, d’absence d’avenir… J’ose croire que j’ai suffisamment changé pour ne pas les revivre. Je pense simplement que les pistes présentées ici sont des guides à approfondir pour éviter de sombrer psychologiquement au moment même où la situation exige de nous qu’on rassemble toutes nos ressources.

Un constat difficile à avaler

  • L’inconvénient des affects

La situation (présente, à venir) m’apparaît désespérée parce que je perds quelqu’un/quelque chose, parce que la société perd ses fondements… Sentiment de perte, perte notamment d’un morceau d’identité… et si je fais le deuil de ces pertes, restent encore la peur de l’inconnu, et la peur de manquer de ressources (intellectuelles, mentales, sociales…) capables de me faire rebondir dans la situation nouvelle. Souffrances. Peurs.
Tant que je reste le nez dans mes affects je m’empêche d’avancer. Dans ces conditions, mieux vaut observer la situation dite désespérée d’un oeil froid.

  • La situation (présente ou à venir) n’est jamais désespérée par elle-même

Elle n’apparaît désespérée que si je la confronte à mes espoirs.
La situation peut être objectivement grave (au niveau individuel : perte de son travail, de son logement… / au niveau collectif : perte de la diversité biologique de la planète, conséquences sur l’humanité…) mais aussi grave soit-elle, elle n’est jamais désespérée en elle-même : c’est le regard que nous portons sur elle qui nous la fait apparaître comme désespérée. Regard chargé de nos espoirs (au niveau individuel : fonder une famille, avoir de quoi vivre… / au niveau collectif : que notre société ne s’effondre pas, que notre démocratie ne s’effondre pas, que la diversité biologique ne s’effondre pas…). En elle-même, la situation est telle qu’elle est, point. C’est notre regard qui la charge d’affects.

  • Prendre du recul

Faire cette distinction, situation neutre d’un côté, espoirs de l’autre, permet de prendre du recul, à la fois vis-à-vis de la situation et des espoirs.
- De la situation : en prenant ses distances par rapport au désespoir, à la peur, au fatalisme, on retrouve des capacités d’action qu’on pensait réduites à néant, et on libère ses capacités créatives, qui peuvent nous faire apparaître de nouvelles options qu’on n’envisageait pas.
- Des espoirs surtout, qui trop souvent nous empêchent d’élaborer des alternatives. En les envisageant de loin, on peut plus facilement accepter d’y renoncer, de les redéfinir en conscience, ou d’en élaborer carrément d’autres.

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A la croisée des blogs

Le temps passe, le temps passe et je me rends compte que je ne vous ai pas encore parlé de cette initiative qu’est La croisée des blogs !! J’y ai fait brièvement allusion dans mon article récent sur la peur, mais voici plus de détails.

A la base : le groupe des blogueurs francophones du développement personnel, créé à l’initiative d’Argancel, du site Céclair. Ce groupe, que je viens de rejoindre, propose à partir de ce mois-ci un thème par mois, thème lié au développement personnel et auquel nous sommes invités à réfléchir. Il en résulte tout un ensemble d’articles traitant de ce thème sur tout un ensemble de blogs ! :-)

J’aime beaucoup ce genre de fédération qui permet de lire chacun des articles à la lumière des autres.

Je vous invite donc à aller découvrir d’autres articles – et d’autres blogs – parlant de ce sujet « Vaincre la peur ». C’est par ici.

Par ailleurs, voici la liste des blogs de développement personnel fédérés par le groupe.

Bonnes lectures ! :-)

Dompter la peur

(Cet article est ma contribution au travail collectif de résorbtion de la peur engagé par le groupe des blogueurs francophones du développement personnel.)

La peur nous la créons. Elle n’existe que dans notre tête. Un virus généré par notre cerveau lui-même, des connexions défaillantes, des embranchements erronés, et voilà que le virus se développe et le poison se distille dans tous les neurones, se répand dans tout le cerveau, le paralyse. Lui qui était si plein de ressources, le voilà nu. Sans force sans énergie sans courage. Perdu. Ce cerveau aux compétences jadis si aiguisées est présentement vide. Vidé de sa substance par la peur qu’il a, lui-même, généré. 
Et qu’il continue de son propre chef à générer, se flinguant lui-même, s’observant de loin affligé et se répétant inlassablement qu’il n’est qu’un incapable, réduisant ainsi ses ressources déjà gravement atteintes à moins que rien.

Pensant à des circonstances où j’ai dompté ma peur, plein d’idées me viennent en tête : se lancer, arrêter de réfléchir ; vivre l’instant, ici et maintenant ; halluciner en imaginant sa peur comme un animal de compagnie un peu envahissant, certes, mais inoffensif… 
Ces antidotes à la peur peuvent être efficaces dans certains cas. Mais souvent, ils paraissent d’autant plus abstraits que la peur se fait concrète : on ne les comprend vraiment, on n’arrive à les saisir qu’à partir du moment où on réussit à dépasser la peur. Lorsque j’essaie d’appliquer ces préceptes alors même que la peur me gouverne, ils se vident de leur substance, la potion magique ne fonctionne plus. 
Il faut donc travailler à résorber sa peur en amont : travailler la peur elle-même pour la concevoir autrement, comme un moteur et non comme un frein. Travailler son corps et son esprit pour être plus solide lorsqu’elle se présente.

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