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7 jours de jeûne : à la recherche d’un autre plaisir

couv-lejeune-gb-web2Le printemps a encore frappé ! Après avoir arrêté de fumer, après avoir repensé toute mon organisation avec Getting Things Done, me voilà embarquée dans une nouvelle aventure : briser l’évidence selon laquelle on aurait besoin de manger chaque jour. Jeûner, ne plus manger, ne plus s’alimenter.

La négation peut donner le sentiment qu’il ne s’agit que de renoncement, et certains d’entre vous y verrez peut-être la volonté de dissoudre le plaisir, de l’anorexie peut-être aussi. Bien au contraire !!
Le plaisir que je cherche est en effet plus proche de celui des Stoïciens que du plaisir consumériste/bachique de la société actuelle, mais il s’agit bien de plaisir. Voici donc en 4 points les plaisirs auxquels je compte bien goûter pendant ou à l’issue de cette première expérience de jeûne.

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Révolution alimentaire

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J’ai écrit, dans un article sur la peur, qu’une alimentation saine est l’un des moyens d’être plus fort, mentalement et physiquement, face à la peur.

Je dois dire que je me suis très mal alimentée pendant des années, et j’ai encore énormément à apprendre. Mais depuis que je me suis mise au sommeil polyphasique, j’ai fait une extraordinaire découverte :

Oui, l’alimentation a un effet sur le corps. :-)

Je blague ? A peine. Ca paraît évident ? A voir.
Jusqu’ici, pendant toutes ces années de sommeil ordinaire, je n’ai jamais vraiment perçu l’impact de l’alimentation sur mon corps. Bien sûr il m’arrivait de grossir ou de maigrir, d’avoir mal à l’estomac ou d’avoir la tête qui tourne. Mais je parle justement du reste, de TOUT le reste, qui est à notre conscience des effets de notre alimentation ce que la matière noire est à l’univers.

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Arrêter de fumer : un bonheur inattendu !

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Arrêter de fumer : voilà que je viens de recycler par inadvertance une vieille résolution de 2008 ! Au 1er janvier 2009, je repensais avec agacement à cette résolution qui me collait aux baskets depuis un an et qui n’en finissait pas de venir chatouiller ma mauvaise conscience… J’y repensais sans volonté, en justifiant mon inaction par mes métamorphoses-de-2008-déjà-suffisamment-nombreuses, et vraiment, sans la moindre intention de passer enfin aux actes… et voilà que je viens de franchir l’infranchissable barrière… qui n’est vraiment impressionnante que de l’autre côté, du côté fumeur, car maintenant, je me demande pourquoi je n’ai pas fait le pas plus tôt…

Précisons d’emblée que c’est la 3ème fois que j’arrête, et que je compte bien que ce soit la bonne, finies les conneries. J’ai rechuté 2 fois, bien assez je pense pour être prévenue des risques possibles.
Mais bon, il y a un mois je n’avais pas cette volonté… Ca m’a pris par hasard, en entendant à la radio quelque chose du genre :

« on ne sollicite pas les mêmes zones du cerveau quand on pense au présent et quand on pense à l’avenir. Le passage de l’une à l’autre peut être très difficile, et c’est ce qui explique par exemple qu’un fumeur qui pense arrêter de fumer ait tant de mal à arrêter en effet : il projette cette idée dans l’avenir, mais n’arrive pas à la faire passer dans la zone du présent…« 

Mon souvenir n’est pas très scientifique peut-être, mais voilà ce que j’ai retenu, et cette phrase a fait déclic. Moi qui n’avais PAS DU TOUT envie d’arrêter de fumer, et PAS DU TOUT l’intention non plus, je me suis inclinée devant l’évidence : DEMAIN SERA TOUJOURS DEMAIN.
De là, 2 choses l’une : soit je me revendique comme fumeuse heureuse et épanouie (il faut fumer pour y croire), soit je contemple une fois de plus les si nombreux inconvénients de la cigarette, et j’arrête maintenant. Au présent.

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Le sommeil polyphasique est-il impossible ? (1/3 : P.Wozniac)

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Autrement dit, est-ce que ce que je vis quotidiennement depuis 6 mois est impossible ? Vis-je une vie impossible sans le savoir ?? Et d’ailleurs, existe-je ??? :-)

Me voilà comme vous voyez submergée de questions existentielles depuis que Luc a écrit dans un commentaire au billet précédent :

Lis l’article sur le sommeil Polyphasique sur http://www.supermemo.com/articles/polyphasic.htm
Il résume toutes les études faites qui montrent que ce n’est malheureusement pas possible.

C’est très très curieux… C’est un peu comme si quelqu’un vous disait… que les carottes n’existent pas. Vos dernières vacances sont une vue de l’esprit. D’ailleurs, un corps plus lourd que l’air ne saurait voler. Sans compter que, comme chacun sait, la Terre est plate.

Le sommeil polyphasique est-il impossible ? Ma réponse à Luc pourrait donc se résumer ainsi : « Non. »

Mon résumé pouvant cependant paraître excessivement condensé à certains – voire péremptoire, qui sait – , je vais développer. Juste un peu. Le temps de 3 articles… et puis d’une page tant qu’à faire. Devant les demandes répétées, je viens de mettre en ligne une page dédiée au sommeil polyphasique, où vous trouverez quantité de liens.

Pour en revenir à ma réponse, la voici en 3 étapes :
1/ La critique du texte de P.Wozniac (en reprenant en partie mes commentaires précédents)
2/ Ce rythme serait-il impossible car on ne peut pas s’y adapter ? (court terme)
3/ Ce rythme serait-il impossible car néfaste pour la santé ? (long terme)

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Une expérience hors normes…

 

J’ai vécu ce week-end une expérience hors normes.
Très intéressée par le qi gong, que j’ai commencé à pratiquer voilà 6 mois, je me suis inscrite à un stage de qi gong d’une journée. Et c’était donc samedi dernier.

Il s’agissait pour moi de découvrir une autre forme de qi gong, le Cosmos Shaolin Qi gong.
Et c’est très particulier.

La pratique se divise en 3 phases :

  • la phase A : faire venir le qi (l’énergie). C’est la porte d’entrée du qi, la phase introductive.
  • la phase B : Se laisser entraîner par le qi. C’est la phase principale.
  • la phase C : Revenir sur Terre.

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Identité malmenée, espoirs évaporés… Que faire dans une situation désespérée ?

(Cet article fait partie de la chaîne de la Croisée des Blogs, que vous pouvez découvrir plus en détail ici.)

Qu’est-ce qu’une situation désespérée ?

C’est : – une situation présente,
- ou bien la situation à venir que laisse deviner la pente de la situation présente,
qui entre en contradiction avec mes espoirs (ce moi est bien évidemment générique ! ;-) ) ou avec nos espoirs collectifs. Ces espoirs peuvent porter sur ma vie, sur la vie d’un proche, sur la société.
Cette contradiction m’apparaît sans issue favorable ( c’est-à-dire non conforme à mes espoirs, ou à nos espoirs collectifs).

Je me focaliserai ici sur les situations graves qui amènent à reconsidérer sa vie autrement, détruisant au passage une bonne part des espoirs d’avant.
Exemples :

  • J’ai perdu/je vais perdre celui/celle que j’aime ;
  • J’ai perdu/je vais perdre mon travail ;
  • J’ai perdu/je vais perdre mon logement ;
  • La situation biologique de la planète est catastrophique et les mesures prises ne sont pas à la hauteur : une catastrophe est donc probable ;
  • La situation économique de notre société est catastrophique et les mesures prises ne sont pas à la hauteur : une catastrophe est donc probable ; ce qui aura des répercussions probables sur mon travail, mon logement, etc.

Précisons d’emblée que la vision froide que je présente ici n’est pas le fruit d’un esprit arrogant qui donnerait ses bons conseils du haut d’une chaire de coton. J’ai ma part de doutes, d’angoisses, d’interrogations, je n’en suis pas sortie. J’ai eu ma part de désespoir, de dépressions, d’absence d’avenir… J’ose croire que j’ai suffisamment changé pour ne pas les revivre. Je pense simplement que les pistes présentées ici sont des guides à approfondir pour éviter de sombrer psychologiquement au moment même où la situation exige de nous qu’on rassemble toutes nos ressources.

Un constat difficile à avaler

  • L’inconvénient des affects

La situation (présente, à venir) m’apparaît désespérée parce que je perds quelqu’un/quelque chose, parce que la société perd ses fondements… Sentiment de perte, perte notamment d’un morceau d’identité… et si je fais le deuil de ces pertes, restent encore la peur de l’inconnu, et la peur de manquer de ressources (intellectuelles, mentales, sociales…) capables de me faire rebondir dans la situation nouvelle. Souffrances. Peurs.
Tant que je reste le nez dans mes affects je m’empêche d’avancer. Dans ces conditions, mieux vaut observer la situation dite désespérée d’un oeil froid.

  • La situation (présente ou à venir) n’est jamais désespérée par elle-même

Elle n’apparaît désespérée que si je la confronte à mes espoirs.
La situation peut être objectivement grave (au niveau individuel : perte de son travail, de son logement… / au niveau collectif : perte de la diversité biologique de la planète, conséquences sur l’humanité…) mais aussi grave soit-elle, elle n’est jamais désespérée en elle-même : c’est le regard que nous portons sur elle qui nous la fait apparaître comme désespérée. Regard chargé de nos espoirs (au niveau individuel : fonder une famille, avoir de quoi vivre… / au niveau collectif : que notre société ne s’effondre pas, que notre démocratie ne s’effondre pas, que la diversité biologique ne s’effondre pas…). En elle-même, la situation est telle qu’elle est, point. C’est notre regard qui la charge d’affects.

  • Prendre du recul

Faire cette distinction, situation neutre d’un côté, espoirs de l’autre, permet de prendre du recul, à la fois vis-à-vis de la situation et des espoirs.
- De la situation : en prenant ses distances par rapport au désespoir, à la peur, au fatalisme, on retrouve des capacités d’action qu’on pensait réduites à néant, et on libère ses capacités créatives, qui peuvent nous faire apparaître de nouvelles options qu’on n’envisageait pas.
- Des espoirs surtout, qui trop souvent nous empêchent d’élaborer des alternatives. En les envisageant de loin, on peut plus facilement accepter d’y renoncer, de les redéfinir en conscience, ou d’en élaborer carrément d’autres.

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Bilan à 2 mois et demie d’une révolution (3/3) – Pratique du sommeil polyphasique

Et le sommeil polyphasique au quotidien, après 2 mois et demie, ça donne quoi ? Après avoir abordé globalement de grands changements dans mes deux articles précédents, voici mon expérience par le menu. A l’attention des curieux et de ceux et celles qui pourraient se laisser tenter par l’aventure…

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