« Tu es paresseux, tu dois te forcer à travailler. ». Voilà la subliminale ritournelle qui nous a tous accompagnés dans notre enfance. Peu ou prou, de près ou de loin, dans tel domaine ou dans tel autre, nous baignons largement dans cette logique-là.
Cette phrase répétée, ressassée avec ces mots-là ou d’autres, s’est gravée dans un coin de cerveau et ne se prive pas d’empoisonner notre vie d’adulte. On est souvent convaincu que cette manière de se botter les fesses est une nécessité pour se décider à faire les choses, mais il s’avère que la méthode est souvent contre-productive, en suscitant précisément ce qu’elle prétend combattre : la procrastination.
La procrastination, autrement dit la fâcheuse propension à remettre les choses à plus tard.
Propension largement répandue dans nos vies, vous en conviendrez… que ce soit dans le domaine privé ou professionnel, la difficulté à prendre une décision ou à passer à l’acte après avoir tout bien planifié… (J’espère plein de commentaires – pleins de conseils ! – de la part de ceux d’entre vous qui ne se sentent jamais concernés !!
)
La procrastination est souvent handicapante, que ce soit parce que le projet n’avance pas, parce que la décision n’est pas prise, ou simplement à cause de l’insatisfaction ou de l’auto-dénigrement qui l’accompagnent et nous rendent malheureux.
Je vous propose ici quelques notes de lecture sur un livre très riche : The Now Habit, de Neil Fiore, qui détaille précisément toute une méthode pour mettre un terme à cette procrastination. (le bouquin à ma connaissance n’est pas traduit en français.). J’en ai d’abord entendu parler comme un complément indispensable à la méthode GTD, et j’abonde dans ce sens, car la procrastination, qui n’est pas abordée par GTD, est bien l’une des principales sources de blocage de toute organisation.
Je compte vous en parler en 2 articles (minimum !). Je m’arrête ici sur le 1er chapitre : POURQUOI nous procrastinons, que j’ai trouvé passionnant. J’essaierai dans la 2ème partie de donner un aperçu global de cette méthode très dense…
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Voilà près de 10 mois que je suis un rythme de sommeil polyphasique, il est donc temps de faire un petit bilan d’étape, et ce d’autant que ces dernières semaines ont été quelque peu irrégulières.
Avec le recul, les mois d’hiver auront été très réguliers, j’ai pu suivre mon rythme de sommeil (3h10 la nuit + 3 siestes de 20 mn en journée) sans trop de difficultés, malgré les irrégularités dues au travail.
Mais depuis le 21 mars (précisément !), j’ai le sentiment d’être beaucoup plus sujette aux dépassements. Ce que j’appelle dépassements : le fait de faire une sieste de 1h ou 1h30 au lieu de 20 mn, le fait de prolonger la sieste nocturne de 3 heures 2 fois par semaine… Bref, toutes les variations du rythme qui, accumulées, tendent à faire dérailler le système : en effet, si je dors trop à un moment de la journée, j’aurai du mal à m’endormir lors de la sieste suivante, mais du coup après je serai plus fatiguée que d’ordinaire, etc.
C’est le printemps ! 
En fait, ces difficultés n’ont qu’une origine commune : depuis le 21 mars, la sieste du matin. Brusquement, ce qui ronronnait sans heurts se met à capoter, et les 20 royales minutes de ladite sieste filent si vite qu’elles sont déjà passées. Déjà ? Il est temps de (re)commencer la journée, et j’ai envie d’aller me coucher.
Sans toucher au caractère polyphasique du sommeil, j’ai donc tenté une adaptation. Aux 3 siestes qui se succèdent toutes les 5 heures, j’en ai rajouté une 4ème. A l’aube vers 5 heures, en décalant tant que possible la sieste matinale vers 8h30.
Une sieste de plus, 20 mn de sommeil concentré en plus, j’allais péter la forme.
Et de fait, je reste fascinée – après des années d’insomnie – de m’endormir quand même très souvent 5 fois par jour comme un bébé. Super… mais peut-être m’endors-je justement trop bien, car ça n’a rien résolu du tout ! Et j’ai continué à expérimenter ces pénibles dépassements.
Alors quoi ?
Relâchement alimentaire, en partie lié, en mars, à l’arrêt de la cigarette ?
Arrêt de la cigarette ? (qui m’aurait permis de mieux tenir jusque-là ?)
Ou simplement un relâchement général : plus de liberté avec les horaires, moins de concentration sur le fait de s’endormir, plus tendance à laisser mon esprit vaquer à gauche à droite…
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Une entreprise, une équipe, un projet. Le projet a pris du retard : on a mal planifié, on s’y est mis à la dernière minute et nous voilà dans l’urgence. La nervosité épaissit l’air, le stress tire sur les phrases qui fusent comme des flèches assassines « Mais bon dieu je te l’avais dit ! » « On avait bien dit que… » « Tu penses à amener ta tête !? ». Et pour faire face dans ces moments de crise, on pense « Action ! » : Travailler plus ! Plus longtemps ! Avec plus de gens ! Plus de gens, tous tendus à bloc.
Devant le manque d’efficacité général, quelqu’un suggère que « Nous avons besoin d’être organisés ! ». Des gens se mettent à dessiner des boîtes autour du problème, mais les dessiner ou les redessiner ne résoud pas le problème, et quelqu’un suggère alors : « Faisons un brainstorming ! ». Une fois tout le monde réuni, le chef demande alors : « Alors, est-ce que quelqu’un parmi vous a une bonne idée ? »
Cauchemar ou réalité trop fréquente ? Qui peut se targuer de ne s’être jamais trouvé, peu ou prou, dans une situation analogue ?
Cette organisation qui n’en est pas une est ce que David ALLEN, dans son livre Getting Things Done ou S’organiser pour réussir, appelle le « reactive planning » : les questions de temps et de coût submergent et ensevelissent les objectifs, et le processus de planification naturel qui devrait découler de ces objectifs.
Au reactive planning, D.Allen oppose précisément ce « natural planning », cette planification naturelle qui est à la fois la plus facile, la plus efficace et la moins stressante. Mais pas la plus usitée.
Voici les grandes lignes de ce natural planning, qui est pour moi la partie la plus lumineuse de cet excellent bouquin. (traduction maison)
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Autrement dit, est-ce que ce que je vis quotidiennement depuis 6 mois est impossible ? Vis-je une vie impossible sans le savoir ?? Et d’ailleurs, existe-je ??? 
Me voilà comme vous voyez submergée de questions existentielles depuis que Luc a écrit dans un commentaire au billet précédent :
Lis l’article sur le sommeil Polyphasique sur http://www.supermemo.com/articles/polyphasic.htm
Il résume toutes les études faites qui montrent que ce n’est malheureusement pas possible.
C’est très très curieux… C’est un peu comme si quelqu’un vous disait… que les carottes n’existent pas. Vos dernières vacances sont une vue de l’esprit. D’ailleurs, un corps plus lourd que l’air ne saurait voler. Sans compter que, comme chacun sait, la Terre est plate.
Le sommeil polyphasique est-il impossible ? Ma réponse à Luc pourrait donc se résumer ainsi : « Non. »
Mon résumé pouvant cependant paraître excessivement condensé à certains – voire péremptoire, qui sait – , je vais développer. Juste un peu. Le temps de 3 articles… et puis d’une page tant qu’à faire. Devant les demandes répétées, je viens de mettre en ligne une page dédiée au sommeil polyphasique, où vous trouverez quantité de liens.
Pour en revenir à ma réponse, la voici en 3 étapes :
1/ La critique du texte de P.Wozniac (en reprenant en partie mes commentaires précédents)
2/ Ce rythme serait-il impossible car on ne peut pas s’y adapter ? (court terme)
3/ Ce rythme serait-il impossible car néfaste pour la santé ? (long terme)
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J’ai vécu ce week-end une expérience hors normes.
Très intéressée par le qi gong, que j’ai commencé à pratiquer voilà 6 mois, je me suis inscrite à un stage de qi gong d’une journée. Et c’était donc samedi dernier.
Il s’agissait pour moi de découvrir une autre forme de qi gong, le Cosmos Shaolin Qi gong.
Et c’est très particulier.
La pratique se divise en 3 phases :
- la phase A : faire venir le qi (l’énergie). C’est la porte d’entrée du qi, la phase introductive.
- la phase B : Se laisser entraîner par le qi. C’est la phase principale.
- la phase C : Revenir sur Terre.
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Quand je fais du Qi Gong, ou quand je médite, j’aime bien suivre mon feeling et inventer de nouveaux mouvements. D’ailleurs, je les fais sans m’en rendre vraiment compte au début : je sens que tel mouvement a sa place, maintenant, et je l’amorce. Et je suis le mouvement, sans savoir où il me mène, en sentant uniquement.
Je viens de découvrir un mouvement qui m’a fait un effet extraordinaire, que j’appelle ici « soulèvement de la conscience » parce que c’est exactement ça : c’était il y a une demi-heure, et depuis j’ai l’impression, comment dire… que ma conscience est collée au plafond, tout le haut de ma tête, la paroi du crâne est en ébullition, et non contente de s’élever ma conscience transpire à l’extérieur, elle se fout complètement de mes limites physiques : je la sens au-dessus des oreilles et au-dessus de ma tête….
?
A tous ceux qui se disent déjà : « Ca y est, elle a atteint le point de non-retour… », je réponds : Essayez donc !
Alors voilà un petit mode d’emploi…
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Petit exercice à l’attention de tous, et des réfractaires à la méditation en particulier.
J’espère que vous êtes stressé, l’effet de l’exercice n’en sera que plus retentissant.
J’espère que vous regardez votre écran d’un oeil glauque et dubitatif – mais qu’est-ce qu’elle me veut ? -, l’effet n’en sera que plus évident.
Donc, vous êtes assis, vous faites la gueule, et vous fermez les yeux, pour concentrer toute votre attention sur ce qui se passe sous votre crâne.
Et là… vous souriez. Vous vous forcez à sourire même si vous n’en avez pas envie. Vous malaxez un peu les muscles du visage et votre état d’esprit pour obtenir un beau sourire na-tu-rel.
Vous pouvez penser à quelqu’un ou quelque chose qui vous facilitera la tâche, mais pas trop : n’oubliez pas de rester concentré sur ce qui se passe sous votre crâne, tout le sel de l’exercice est là.
Là… Vous sentez ?
Vous sentez la chaleur qui vous traverse l’esprit ?
Vos neurones qui s’agitent et se remettent à leur place ?
N’est-ce pas extraordinaire ? A la réflexion, vous vous sentez plus serein que tout à l’heure, et à ce stade de l’exercice, vous devez en être intimement – physiquement – convaincu : vous avez là un moyen de vous reformater l’esprit à toute heure de la journée. Simple, et fabuleux.
Il n’y a pas de contre-indication.

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