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Bilan à 2 mois et demie d’une révolution (2/3) – (sommeil polyphasique ‘n co)

Voici donc la suite du bilan de ce qui s’apparente à une métamorphose… Le sommeil polyphasique semble avoir été un déclencheur : certains changements étaient déjà entamés, d’autres étaient en germe, mais tout se passe comme si le changement total de rythme de vie avait mis les compteurs à zéro : les changements entamés ont franchi un palier ; les envies de changement encore en germe ont trouvé là l’élan qui leur manquait pour se concrétiser, et d’autres changements se sont présentés d’eux-mêmes… 

26 juillet 2008, temps zéro d’une… nouvelle vie ?

Très vite au début de l’expérience, j’ai eu le sentiment d’avoir trouvé mon rythme de vie. Le rythme de vie qui me convenait, aussi improbable soit-il. Très vite, j’ai eu le sentiment que les nuits entières du rythme ordinaire avaient été pendant toutes ces années un fardeau. Il ne m’apparaissait pas comme tel à l’époque, car c’était comme ça, c’était la norme, je ne pouvais pas imaginer qu’un autre rythme de sommeil soit possible. 
Cette découverte a été fondamentale et c’est elle, peut-être, qui a servi de déclic à tout le reste : à partir du moment où je pouvais intervenir – et modifier de fond en comble – quelque chose qui me paraissait aussi inamovible que le sommeil… tout était possible !!!

J’ai voulu détailler ici en quoi le sommeil polyphasique est devenu pour moi une manière extrêmement bénéfique de structurer mon temps. A la suite de tant d’éléments positifs, vous vous demanderez peut-être si c’est de la magie s’il n’y a pas quand même des ombres à ce tableau idyllique. Bon, j’ai donc poussé la réflexion… histoire de donner aux moqueurs amusés un peu de grain à moudre ! ;-) C’est vrai qu’un tableau tout rose, c’est un peu fade ! A vous d’en juger ! :-)

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Etre efficace en utilisant son cerveau :-) partie 3

Je viens de lire un article sur Gooooalz qui rejoint en partie l’analyse de l’inclination que je viens de vous proposer. Alban, son auteur, écrit ceci :

« Depuis quelques jour, j’expérimente une nouvelle manière d’aborder mes projets et les actions que je veux entreprendre. Il s’agit de me recentrer sur moi-même pour ressentir ce que j’aimerais faire, créer ou produire sur le moment. Je me pose la question : “Là, maintenant, tout de suite, qu’est-ce que j’aimerais faire?”. »

Il essaie lui aussi d’écouter son inclination du moment, en partant de l’idée que cette méthode est beaucoup plus productive qu’elle n’en a l’air – a priori – aux yeux des angoissés de la to-do-list que nous sommes. (bon, plus ou moins, si vous voulez ! :-) )
Là où nos approches diffèrent, c’est justement dans la relation de cette attention nouvelle à toute cette liste de choses à faire. Il aborde la question en choisissant de les ignorer complètement, tandis que pour ma part je me demande comment utiliser au mieux une inclination (qui ne me dit pas exactement la chose que je veux faire) pour faire justement tout ce qu’on a à faire, notamment au travail.

Les conclusions qu’il tire de son expérimentation sont intéressantes. Je vous invite à y aller voir par vous-mêmes, sur un blog que par ailleurs je viens de découvrir et dont j’apprécie la fraîcheur.

 

Articles relatifs :

Etre efficace en utilisant son cerveau – Partie 1

Etre efficace en utilisant son cerveau – Partie 2

Etre efficace en utilisant son cerveau ;-) – partie 2

Comme je le disais au 1er épisode, si on veut être efficace, il faut tenir compte au maximum de notre humeur/inclination du moment : si on veut faire un travail créatif tandis que notre inclination est reptilienne, ou encore si on veut faire un travail constructif alors même que le cerveau reste bloqué sur le mode éthéré, le résultat est au pire catastrophique, au mieux parfaitement inefficace.

 J’ai distingué 5 modes d’inclination, et j’ai essayé de définir les différents travaux qui leur correspondent, avec dans l’idée d’agir comme suit :

1/ Quelle est mon inclination présente ?

2/ Il vaut donc mieux que je m’attaque à tel travail plutôt qu’à tel autre, si je ne veux pas jeter mon travail par la fenêtre à la fin.

 Vous trouverez un peu plus bas la liste des tâches que j’ai définies pour chaque mode. Cette liste est personnelle, dans la mesure où je pense à des travaux qui me sont propres. Mais je vous invite à poser un papier et un crayon dans un coin de bureau, et à noter peu à peu les différentes correspondances que vous trouverez dans votre propre travail.

 L’utilisation de cette méthode, surtout au début, demande une attention soutenue à ses propres réactions et à ses propres résultats concrets, pour comprendre comment on fonctionne personnellement : on a tous des manières différentes de réagir, devant tel type de travail ou devant l’irruption d’une inclination présentement indésirable.

Bref, après c’est du sur-mesure. A chacun de rester attentif à ses propres réactions pour se construire une méthode parfaitement taillée. Mais la grille d’analyse me paraît valable, et faire l’effort d’avoir conscience de son propre fonctionnement ne peut avoir que du bon. Non ?

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Etre efficace en utilisant son cerveau :-) – partie 1

L’électro-encéphalogramme est en cours. La patiente se porte bien. En attendant, puisque je manquais d’outils d’analyse, je m’en suis fabriqué un.

En voici le principe :

En général, on considère nos compétences propres et les compétences requises pour un travail donné :

Ce faisant, on oublie un facteur aléatoire : notre « humeur », ou inclination du moment :

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Le hasard fait bien les choses

Je cherchais un autre bouquin au grenier… et voilà sur quoi je tombe !

Voici ce que dit la 4ème de couverture :
« A la difficulté européenne de penser l’efficacité (…) s’oppose l’approche chinoise de la stratégie : quand l’efficacité est attendue du ‘potentiel de la situation’ et non d’un plan projeté d’avance, qu’elle est envisagée en termes de conditionnement et non de moyens à fins, de transformation et non d’action, (…) etc : ‘l’occasion’ à saisir n’est plus alors que le résultat de la tendance amorcée, et le plus grand général ne remporte que des victoires ‘faciles’, sans même qu’on songe à l’en louer.
(…) Il faut sortir d’une conception spectaculaire de l’effet pour comprendre qu’un effet est d’autant plus grand qu’il n’est pas visé, mais découle indirectement du processus engagé, et qu’il est discret. »

François Jullien est l’un des principaux sinologues français contemporains.

Sujet d’actualité, n’est-ce pas ? :-)