Voilà près de 10 mois que je suis un rythme de sommeil polyphasique, il est donc temps de faire un petit bilan d’étape, et ce d’autant que ces dernières semaines ont été quelque peu irrégulières.
Avec le recul, les mois d’hiver auront été très réguliers, j’ai pu suivre mon rythme de sommeil (3h10 la nuit + 3 siestes de 20 mn en journée) sans trop de difficultés, malgré les irrégularités dues au travail.
Mais depuis le 21 mars (précisément !), j’ai le sentiment d’être beaucoup plus sujette aux dépassements. Ce que j’appelle dépassements : le fait de faire une sieste de 1h ou 1h30 au lieu de 20 mn, le fait de prolonger la sieste nocturne de 3 heures 2 fois par semaine… Bref, toutes les variations du rythme qui, accumulées, tendent à faire dérailler le système : en effet, si je dors trop à un moment de la journée, j’aurai du mal à m’endormir lors de la sieste suivante, mais du coup après je serai plus fatiguée que d’ordinaire, etc.
C’est le printemps !
En fait, ces difficultés n’ont qu’une origine commune : depuis le 21 mars, la sieste du matin. Brusquement, ce qui ronronnait sans heurts se met à capoter, et les 20 royales minutes de ladite sieste filent si vite qu’elles sont déjà passées. Déjà ? Il est temps de (re)commencer la journée, et j’ai envie d’aller me coucher.
Sans toucher au caractère polyphasique du sommeil, j’ai donc tenté une adaptation. Aux 3 siestes qui se succèdent toutes les 5 heures, j’en ai rajouté une 4ème. A l’aube vers 5 heures, en décalant tant que possible la sieste matinale vers 8h30.
Une sieste de plus, 20 mn de sommeil concentré en plus, j’allais péter la forme.
Et de fait, je reste fascinée – après des années d’insomnie – de m’endormir quand même très souvent 5 fois par jour comme un bébé. Super… mais peut-être m’endors-je justement trop bien, car ça n’a rien résolu du tout ! Et j’ai continué à expérimenter ces pénibles dépassements.
Alors quoi ?
Relâchement alimentaire, en partie lié, en mars, à l’arrêt de la cigarette ?
Arrêt de la cigarette ? (qui m’aurait permis de mieux tenir jusque-là ?)
Ou simplement un relâchement général : plus de liberté avec les horaires, moins de concentration sur le fait de s’endormir, plus tendance à laisser mon esprit vaquer à gauche à droite…
Bon, là je commence à me demander dans quoi je me suis lancée…
J’aborde ici 2 points : d’une part, le programme alimentaire -type d’une journée de jeûne, et d’autre part j’essaie (maladroitement, mais bon…) de vous mettre en garde : le jeûne peut être dangereux, et les personnes en surpoids ou les personnes malades ne devraient pas se lancer inconsidérément. Le jeûne est interdit en France (plus précisément : le corps médical français l’interdit… Vous ne pouvez donc pas vous faire suivre par un médecin), mais par contre :
(Chez moi la vidéo marche quand on est sur la page de l’article – en cliquant sur le titre – mais pas quand on est sur la page d’accueil du site…. :-/)
Arrêter de fumer : voilà que je viens de recycler par inadvertance une vieille résolution de 2008 ! Au 1er janvier 2009, je repensais avec agacement à cette résolution qui me collait aux baskets depuis un an et qui n’en finissait pas de venir chatouiller ma mauvaise conscience… J’y repensais sans volonté, en justifiant mon inaction par mes métamorphoses-de-2008-déjà-suffisamment-nombreuses, et vraiment, sans la moindre intention de passer enfin aux actes… et voilà que je viens de franchir l’infranchissable barrière… qui n’est vraiment impressionnante que de l’autre côté, du côté fumeur, car maintenant, je me demande pourquoi je n’ai pas fait le pas plus tôt…
Précisons d’emblée que c’est la 3ème fois que j’arrête, et que je compte bien que ce soit la bonne, finies les conneries. J’ai rechuté 2 fois, bien assez je pense pour être prévenue des risques possibles.
Mais bon, il y a un mois je n’avais pas cette volonté… Ca m’a pris par hasard, en entendant à la radio quelque chose du genre :
« on ne sollicite pas les mêmes zones du cerveau quand on pense au présent et quand on pense à l’avenir. Le passage de l’une à l’autre peut être très difficile, et c’est ce qui explique par exemple qu’un fumeur qui pense arrêter de fumer ait tant de mal à arrêter en effet : il projette cette idée dans l’avenir, mais n’arrive pas à la faire passer dans la zone du présent…«
Mon souvenir n’est pas très scientifique peut-être, mais voilà ce que j’ai retenu, et cette phrase a fait déclic. Moi qui n’avais PAS DU TOUT envie d’arrêter de fumer, et PAS DU TOUT l’intention non plus, je me suis inclinée devant l’évidence : DEMAIN SERA TOUJOURS DEMAIN. De là, 2 choses l’une : soit je me revendique comme fumeuse heureuse et épanouie (il faut fumer pour y croire), soit je contemple une fois de plus les si nombreux inconvénients de la cigarette, et j’arrête maintenant. Au présent.
Autrement dit, est-ce que ce que je vis quotidiennement depuis 6 mois est impossible ? Vis-je une vie impossible sans le savoir ?? Et d’ailleurs, existe-je ???
Me voilà comme vous voyez submergée de questions existentielles depuis que Luc a écrit dans un commentaire au billet précédent :
C’est très très curieux… C’est un peu comme si quelqu’un vous disait… que les carottes n’existent pas. Vos dernières vacances sont une vue de l’esprit. D’ailleurs, un corps plus lourd que l’air ne saurait voler. Sans compter que, comme chacun sait, la Terre est plate.
Le sommeil polyphasique est-il impossible ? Ma réponse à Luc pourrait donc se résumer ainsi : « Non. »
Mon résumé pouvant cependant paraître excessivement condensé à certains – voire péremptoire, qui sait – , je vais développer. Juste un peu. Le temps de 3 articles… et puis d’une page tant qu’à faire. Devant les demandes répétées, je viens de mettre en ligne une page dédiée au sommeil polyphasique, où vous trouverez quantité de liens.
Pour en revenir à ma réponse, la voici en 3 étapes :
1/ La critique du texte de P.Wozniac (en reprenant en partie mes commentaires précédents)
2/ Ce rythme serait-il impossible car on ne peut pas s’y adapter ? (court terme)
3/ Ce rythme serait-il impossible car néfaste pour la santé ? (long terme)
Je viens de découvrir le site de shaolin wahnam france, l’école de qi gong la plus répandue et la plus organisée semble-t-il, puisque le site donne les liens de 15 sites shaolin wahnam à travers le monde.
Voici une courte interview de Sifu Emiko Hsuen, instructeur-chef au Japon et au Canada, et Maître de qigong et de Tai Chi Chuan. Elle insiste tout particulièrement sur l’effet bénéfique du qi gong (shaolin en l’occurrence) sur la santé :
Personnellement étant en bonne santé, je ne peux pas faire état de guérisons extraordinaires, mais pratiquant le qi gong une demi-heure chaque jour depuis bientôt 6 mois, je peux témoigner que cette pratique en apparence anodine a eu un effet extrêmement positif sur moi, du point de vue du calme intérieur et de la gestion du stress, et du point de vue de la posture physique.
Suite à mes 2 articles récents traitant de près ou de loin de la situation économique actuelle, je vous invite à découvrir le LEAP/Europe 2020 : sous ce nom indigeste se cache le Laboratoire Européen d’Anticipation Politique, un think tank européen aux analyses décapantes.
Je suis ses prévisions depuis un an et demi (par newsletter), et elles sont non seulement passionnantes, mais surtout remarquablement justes (jusqu’ici en tout cas) : dès février 2006, le LEAP/Europe 2020 prévenait de l’ampleur de la crise (de manière étayée il va sans dire, en détaillant les causes), et affine depuis cette date ses prévisions, en distinguant les différentes étapes de la crise à venir et son timing.
Ainsi, je lisais il y a un an le détail de ce qui s’est produit depuis cet été. Timing compris. Alors que j’entendais, au même moment, hommes politiques et économistes ayant pignon sur rue nous passer de la pommade, « le plus dur est passé », etc etc.
(Pour ma part, je ne comprends pas qu’on accorde encore tant de crédit à des « spécialistes » qui se sont si souverainement trompés…)
Je vous invite à lire l’interview du directeur du LEAP, Franck Biancheri, qui vous permettra de faire connaissance. En voici quelques extraits :
Politique, relations internationales, sociologie, institutions, économie, finances, linguistique, éducation… C’est la multidisciplinarité et le multilinguisme qui sont la norme dans notre fonctionnement, associées à deux principes fondamentaux : utiliser au maximum l’expérience de terrain des praticiens plutôt que les réflexions académiques; et connaître réellement les régions et les pays concernés (ce qui signifie notamment en connaître autre chose que les capitales et les élites dirigeantes).
(…)
[Pour permettre à l'Europe d'avoir une visibilité au-delà de 2/3 ans], il n’y avait nulle part de structure possédant les doubles conditions essentielles : une réelle dimension européenne et une réelle indépendance des pouvoirs dominants. En effet, il n’existait que des « think-tanks » nationaux, donc incapables d’appréhender la dimension européenne, ou des « think-tanks » dépendants financièrement des institutions européennes. Nous avons donc décidé de construire les outils méthodologiques et les structures permettant de combler ce déficit majeur (…)
(…)
La crise n’est rien d’autre qu’un moment de transformation du monde. C’est à nous, citoyens actifs, éduqués, responsables, vivant dans des espaces démocratiques, que revient le rôle essentiel d’essayer de limiter les conséquences négatives de la fin de l’ordre ancien; et au contraire de contribuer à faire émerger au plus vite les nouvelles potentialités du monde de demain. De toute façon, on ne choisit pas son époque, mais on se choisit dans son époque. En anticipant un petit peu les évènements, on peut parvenir à se choisir un rôle plus utile pour ses contemporains, et surtout pour nos enfants.
Le site du LEAP/Europe2020 est ici. Les analyses complètes sont payantes, mais vous pouvez comme moi avoir accès à leur résumé, et à une sélection d’articles intéressants, en vous inscrivant à la newsletter (je ne la trouve pas en français, mais il suffit d’ouvrir le site depuis la newsletter et de cliquer sur « Français » pour avoir la traduction)
Depuis ma dernière note sur le sommeil polyphasique, j’ai connu 2 périodes radicalement différentes :
- 15 jours épouvantables : siestes manquées à répétition, à cause du froid notamment, siestes sautées à cause du boulot, du coup dépassements à répétition, du coup je prenais systématiquement 15 mn ou plus pour m’endormir, souvent je ne dormais pas du tout, du coup j’étais épuisée, du coup je dépassais, etc etc. Cercle vicieux intenable.
- 15 jours de sommeil très régulier : arrivée à un stade d’épuisement pour le moins avancé, j’ai choisi de couper court au bordel, et plutôt que de « récupérér » (a priori) en dormant beaucoup, j’en suis revenue à un rythme polyphasique hyper orthodoxe. J’ai eu le sentiment de reprendre les choses à zéro, période d’adaptation incluse (en plus soft, quand même, grâce à l’habitude).
Et alors que j’étais épuisée, j’ai commencé à aller beaucoup mieux, alors que si l’on s’en tient au décompte des heures de sommeil, je dors moins en suivant ce rythme strict que lorsque j’essaie de « récupérer » un peu de sommeil de ci de là. Une heure de plus par ici, une petite sieste de plus par là, pendant la première période… oui ça fait un temps de sommeil plus long, mais ce faisant je perds en régularité. Et j’ai pu constater sur le moment que je ne me sentais pas du tout plus reposée en dormant 1 h ou 1 h et demie en plus.
Du contraste entre ces 2 périodes ressort clairement l’importance d’un sommeil régulier. Plus le sommeil est régulier, plus il est réparateur, et plus je me lève facilement malgré mes horaires de sauvage.
Je pense pour ma part qu’il en va de même avec un rythme de sommeil normal : il me semble que le sommeil polyphasique ne fait qu’accentuer le phénomène, le rend simplement beaucoup plus sensible. Mais oui, quel que soit le rythme de sommeil me semble-t-il, la quantité de sommeil ne fait pas tout. Sa qualité non plus. La quantité et la qualité du sommeil sont des éléments du repos, sa régularité en est un autre. On a tendance à négliger ce dernier, mais il est en fait aussi important que les deux premiers.
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