(photo prise par Valérie Galland)
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Infections, inflammations, hormones de croissance réduites, somnolence, perte d’attention, dépression… Ah, j’oubliais les maladies cardio-vasculaires !
De quoi s’agit-il ? Du charmant programme (tapi dans l’ombre, bien entendu) qui attend le fougueux aventurier du sommeil polyphasique ???
Ra-tééé !!! 
Bon, pas de surprise (désolée !) pour ceux d’entre vous qui me suivent depuis quelques temps. A tous les autres, permettez-moi ce cri du coeur : cessez d’amalgamer sommeil polyphasique et fatigue !
Car oui, tous ces symptômes énumérés sont ceux de la fatigue, et n’en déplaise au « bon sens », et aux éconduits aventuriers qui ont tenté et abandonné l’expérience, NON la fatigue n’est PAS égale au sommeil polyphasique. Et les symptômes de la fatigue n’envahissent PAS plus la vie de la décervelée polyphasique que je suis aujourd’hui que celle de la toute aussi décervelée monophasique que je fus.
Au contraire.
Pour bien commencer ma 3ème partie sur la santé à long terme du dormeur polyphasique, voici un petit topo sur la fatigue.
Après avoir traité de la période d’adaptation, voici les développements que je peux apporter concernant la santé d’une dormeuse polyphasique au long cours. « Au long cours » : j’entends par là plus de 6 mois. La limite peut paraître arbitraire, mais je l’ai trouvée significative. Il me semble que passés les 6 premiers mois, mon corps a franchi un palier et a accepté son nouveau rythme de croisière. Puredoxyk, qui dort ainsi depuis plus de 2 ans, parle elle aussi d’un palier significatif à 6 mois.
Evidemment, il y a un autre long cours, dont je vous parlerai quand j’aurai 20 ans de sommeil polyphasique derrière moi ! 
Mais il est un peu tôt pour en parler.
Je sais que des études sur ces types de sommeils ont été menées sur les skippers par le Dr.Stampi, mais à ma connaissance elles ne portent pas sur des durées supérieures à 6 mois. Je serais très heureuse d’avoir des données fiables sur le mystère dans lequel je m’enfonce, un peu de visibilité sur les effets à long terme de l’expérience que je mène. Pour l’heure, je vous soumets ici les constats que je peux faire sur la base de mon expérience, après 8 mois et demie de sommeil polyphasique sur le mode Everyman.
Suis-je fatiguée ? Bah, ça va plutôt bien, et vous ? 
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J’ai écrit, dans un article sur la peur, qu’une alimentation saine est l’un des moyens d’être plus fort, mentalement et physiquement, face à la peur.
Je dois dire que je me suis très mal alimentée pendant des années, et j’ai encore énormément à apprendre. Mais depuis que je me suis mise au sommeil polyphasique, j’ai fait une extraordinaire découverte :
Oui, l’alimentation a un effet sur le corps.
Je blague ? A peine. Ca paraît évident ? A voir.
Jusqu’ici, pendant toutes ces années de sommeil ordinaire, je n’ai jamais vraiment perçu l’impact de l’alimentation sur mon corps. Bien sûr il m’arrivait de grossir ou de maigrir, d’avoir mal à l’estomac ou d’avoir la tête qui tourne. Mais je parle justement du reste, de TOUT le reste, qui est à notre conscience des effets de notre alimentation ce que la matière noire est à l’univers.
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Avisés lecteurs, pardonnez ma publication quelque peu erratique de ces dernières semaines… Je pourrais l’expliquer par une vie professionnelle très dense en ce moment, mais je pense qu’il s’agit aussi d’autre chose, d’une réflexion sous-jacente sur le blog lui-même, sur ses objectifs, sur la nature des articles…. Bref, je pense que vous pourrez apercevoir des changements conséquents dans les semaines qui viennent…
Pour l’heure, je ne suis pas là mais je suis là : 2 demandes d’interview me sont parvenues coup sur coup ! Les 2 portent sur le sommeil polyphasique, et la 1ère vient d’être publiée par Olivier sur le site Habitudes Zen. Allez donc me lire, vous me direz ce que vous en pensez !
La 2nde interview sera très différente, puisqu’il s’agit d’une vidéo, en anglais de Toronto…
(coming soon !)
Et puisque je suis en plein questionnement existentiel concernant le blog, profitez donc des commentaires pour me faire des remarques, suggestions, critiques, enfin voilà quoi, comme vous le sentez !

Je continue ici ma réponse à Luc, à P.Wozniac, et plus globalement à ceux qui les rejoignent pour affirmer que le sommeil polyphasique (soit dormir en petites siestes tout au long de la journée, plus de détails ici) serait impossible.
Je me penche ici sur la fameuse période d’adaptation, les premiers jours et les premières semaines pendant lesquels on modifie totalement son rythme de sommeil.
Cette période d’adaptation peut être très éprouvante : le corps étant totalement privé de sommeil paradoxal pendant quelques jours, il peut réagir de manière brusque et violente (j’en ai fait l’expérience un soir), et au-delà de ces phénomènes ponctuels, la faiblesse (physique et mentale) et l’extrême fatigue peuvent rendre le passage extrêmement difficile, voire peut-être impossible pour certains.
A l’affirmation selon laquelle l’adaptation au sommeil polyphasique serait impossible, je ne peux que répondre par ma propre expérience (plus de 7 mois de sommeil polyphasique à ce jour), et par celle de nombreux autres, qui ont eux aussi réussi à passer le cap. L’adaptation est donc possible.
Par contre, est-elle possible pour tout le monde ?
Je n’ai pas de certitudes… mais il m’apparaît évident qu’on n’est pas tous égaux devant le sommeil : ce qui est valable pour certains ne l’est pas forcément pour d’autres. A ceci s’ajoutent nos différents modes de vie, qui peuvent entraver l’adaptation ou au contraire la faciliter.
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Autrement dit, est-ce que ce que je vis quotidiennement depuis 6 mois est impossible ? Vis-je une vie impossible sans le savoir ?? Et d’ailleurs, existe-je ??? 
Me voilà comme vous voyez submergée de questions existentielles depuis que Luc a écrit dans un commentaire au billet précédent :
Lis l’article sur le sommeil Polyphasique sur http://www.supermemo.com/articles/polyphasic.htm
Il résume toutes les études faites qui montrent que ce n’est malheureusement pas possible.
C’est très très curieux… C’est un peu comme si quelqu’un vous disait… que les carottes n’existent pas. Vos dernières vacances sont une vue de l’esprit. D’ailleurs, un corps plus lourd que l’air ne saurait voler. Sans compter que, comme chacun sait, la Terre est plate.
Le sommeil polyphasique est-il impossible ? Ma réponse à Luc pourrait donc se résumer ainsi : « Non. »
Mon résumé pouvant cependant paraître excessivement condensé à certains – voire péremptoire, qui sait – , je vais développer. Juste un peu. Le temps de 3 articles… et puis d’une page tant qu’à faire. Devant les demandes répétées, je viens de mettre en ligne une page dédiée au sommeil polyphasique, où vous trouverez quantité de liens.
Pour en revenir à ma réponse, la voici en 3 étapes :
1/ La critique du texte de P.Wozniac (en reprenant en partie mes commentaires précédents)
2/ Ce rythme serait-il impossible car on ne peut pas s’y adapter ? (court terme)
3/ Ce rythme serait-il impossible car néfaste pour la santé ? (long terme)
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Victoire !!!
Je viens de franchir la barre des 6 mois de sommeil polyphasique ! Il est 4 heures du matin, je suis devant mon ordi, et permettez-moi de trinquer avec mon demi-citron pressé !
Cette échéance n’est pas anodine. Il y a 6 mois, je changeais de rythme de sommeil, je commençais à dormir en plusieurs phases, suivant le programme Everyman du sommeil polyphasique : 3h10 de sommeil pendant la nuit (soit 2 cycles de sommeil pleins dans mon cas), et 3 siestes de 20 minutes en journée (de sommeil paradoxal -très profond- seulement.)
D’après mes lectures, le programme Everyman, s’il a l’avantage d’être plus souple que le programme Uberman – constitué de siestes de 20 minutes uniquement – présente un inconvénient connexe : il demande un temps d’adaptation beaucoup plus long. A priori, 6 mois. Et voilà !
6 mois à s’astreindre à aller se coucher de manière minutée quand on est chez soi, à être le plus fidèle possible aux horaires quand on est ailleurs, à organiser sa vie par tranches de 5 heures, à être inflexible avec ses envies de grasses matinées, à essayer de récupérer de grosses fatigues passagères sans dormir trop pour ne pas mettre à mal ce nouveau rythme, certes draconien, mais ô combien rassurant, bouleversant… fantastique.
Car oui, non content de bouleverser mon rythme de vie, le sommeil polyphasique m’a métamorphosée. Ce que j’écrivais à ce sujet il y a 4 mois reste entièrement vrai, et même si parfois au réveil je rêve de profiter encore un peu de la chaleur du lit, pour rien au monde je ne reviendrais en arrière.
Sans réécrire ma série d’articles d’il y a 4 mois, je vais essayer de tirer ici un bilan plus global.
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Depuis ma dernière note sur le sommeil polyphasique, j’ai connu 2 périodes radicalement différentes :
- 15 jours épouvantables : siestes manquées à répétition, à cause du froid notamment, siestes sautées à cause du boulot, du coup dépassements à répétition, du coup je prenais systématiquement 15 mn ou plus pour m’endormir, souvent je ne dormais pas du tout, du coup j’étais épuisée, du coup je dépassais, etc etc. Cercle vicieux intenable.
- 15 jours de sommeil très régulier : arrivée à un stade d’épuisement pour le moins avancé, j’ai choisi de couper court au bordel, et plutôt que de « récupérér » (a priori) en dormant beaucoup, j’en suis revenue à un rythme polyphasique hyper orthodoxe. J’ai eu le sentiment de reprendre les choses à zéro, période d’adaptation incluse (en plus soft, quand même, grâce à l’habitude).
Et alors que j’étais épuisée, j’ai commencé à aller beaucoup mieux, alors que si l’on s’en tient au décompte des heures de sommeil, je dors moins en suivant ce rythme strict que lorsque j’essaie de « récupérer » un peu de sommeil de ci de là. Une heure de plus par ici, une petite sieste de plus par là, pendant la première période… oui ça fait un temps de sommeil plus long, mais ce faisant je perds en régularité. Et j’ai pu constater sur le moment que je ne me sentais pas du tout plus reposée en dormant 1 h ou 1 h et demie en plus.
Du contraste entre ces 2 périodes ressort clairement l’importance d’un sommeil régulier. Plus le sommeil est régulier, plus il est réparateur, et plus je me lève facilement malgré mes horaires de sauvage.
Je pense pour ma part qu’il en va de même avec un rythme de sommeil normal : il me semble que le sommeil polyphasique ne fait qu’accentuer le phénomène, le rend simplement beaucoup plus sensible. Mais oui, quel que soit le rythme de sommeil me semble-t-il, la quantité de sommeil ne fait pas tout. Sa qualité non plus. La quantité et la qualité du sommeil sont des éléments du repos, sa régularité en est un autre. On a tendance à négliger ce dernier, mais il est en fait aussi important que les deux premiers.
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