Je viens de découvrir le site de shaolin wahnam france, l’école de qi gong la plus répandue et la plus organisée semble-t-il, puisque le site donne les liens de 15 sites shaolin wahnam à travers le monde.
Voici une courte interview de Sifu Emiko Hsuen, instructeur-chef au Japon et au Canada, et Maître de qigong et de Tai Chi Chuan. Elle insiste tout particulièrement sur l’effet bénéfique du qi gong (shaolin en l’occurrence) sur la santé :
Personnellement étant en bonne santé, je ne peux pas faire état de guérisons extraordinaires, mais pratiquant le qi gong une demi-heure chaque jour depuis bientôt 6 mois, je peux témoigner que cette pratique en apparence anodine a eu un effet extrêmement positif sur moi, du point de vue du calme intérieur et de la gestion du stress, et du point de vue de la posture physique.
Je prends en ce moment un bain, une douche de lectures riches, et variées, et enrichissantes… enfin je crois.
Le net en particulier déborde d’articles et de conseils : productivité, méthodeGettingThingsDone to-do-lists logiciels d’organisation personnelle en pagaille efficience efficacité contre la procrastination sachez gérer votre temps pour enfin faire 2 choses à la fois vite et bien top chrono. (avec le minuteur téléchargé)
Bien.
Insatiable je continue mes lectures 3 onglets plus loin : méditation l’essentiel dans la vie laisser du temps au temps simplifiez votre vie quel est votre but dans la vie relaxation jamais QU’UNE seule chose à la fois gratitude laissez les choses se réaliser d’elles-mêmes compassion respirez.
Soit.
Ma schizophrénie naturelle a trouvé son terrain de jeu.
Vous me direz que j’exagère ? A peine. Vous me direz que de toute façon les deux approches visent le même objectif ? Presque, mais pas tout à fait, car les priorités ne sont pas les mêmes : l’objectif n°1 des uns est de devenir un modèle de productivité (et par suite d’être bien dans sa vie, entre autres), tandis que l’objectif n°1 des seconds est d’être heureux et de profiter de la vie. Et l’organisation personnelle est ici le moyen de l’objectif.
On pourrait dire que les premiers cherchent à ne pas perdre une seconde, tandis que les seconds souhaitent goûter à chaque seconde.
Mais alors, comment fait-on quand on veut à la fois…
Un esprit caustique dirait : « On ouvre un blog, on apprend 3 langages informatiques de plus et on se met au sommeil polyphasique (dormir 3/4 heures/jour), pour méditer. » Esprit caustique si tu m’entends, je te dirais : « On se met au sommeil polyphasique pour profiter de la vie, et tant qu’à faire on ouvre un blog pour le plaisir de partager. »
On a beau s’en défendre, on a beau tenter de concilier tout ça – et c’est aussi l’objectif de ce blog que d’en chercher une synthèse, parmi d’autres – de se dire qu’il n’y a pas de contradictions… Si pourtant, il y en a une, la hiérarchie des objectifs sépare les deux approches comme la ligne de crête coupe la montagne en deux.
Même si les premiers ont besoin d’être hyper-productifs pour être heureux.
Même si les seconds travaillent leur productivité pour simplifier leur vie.
Me demandant à moi-même de quel côté je me situe, je suis incapable de répondre. Pour moi goûter à la vie c’est d’abord être curieux de tout. Avoir soif de découvertes et de connaissances. Du coup je ne cesse de charger la barque, de me lancer dans des apprentissages nouveaux, dans des réalisations nouvelles, et ça me rend heureuse. Et en même temps j’ai soif de simplicité, de vide bienheureux de l’esprit. Pour calmer le jeu d’une part – trouver un équilibre -, mais aussi par goût.
Chacun aura ses raisons personnelles de charger la barque – la quantité de travail qui s’impose d’elle-même, les 1001 gadgets technologiques qu’on a envie de découvrir, les flux d’informations qui nous submergent (et nous intéressent), le désir de concilier vie professionnelle et vie privée sans rien concéder… et de l’autre côté, pour beaucoup, il y a ce désir de simplicicité et de recentrage. Le vide pour équilibrer le plein. Le vide par goût aussi, pour certains.
Bref, l’époque est schizophrène, elle porte à incandescence cette distinction du temporel et de l’intemporel. Du yin et du yang.
Ou bien est-ce nous, notre propension à distinguer, à établir des dualismes tranchés, qui nous empêche de lier les deux avec aisance et souplesse ? L’harmonie est-elle là pour qui sait la voir ?
François Jullien, dans Traité de l’efficacité, montre à quel point l’Occident se laisse enfermer dans le dualisme théorie/pratique : depuis Platon et Aristote, on fixe d’abord l’idéal à atteindre. On s’échine ensuite à tordre la réalité pour qu’elle corresponde à cet idéal abstrait. La philosophie orientale se distingue a contrario par son pragmatisme : ou comment utiliser au mieux les soubresauts de la vie et d’une réalité incalculable pour parvenir à ses fins.
Ce qui est drôle, c’est que les Grecs, avant de s’en remettre à l’idéal, ont su donner naissance à Ulysse, au héros s’il en est de « l’ingéniosité » : d’une intelligence toute entière plongée dans l’action, malléable, toujours prête à s’adapter aux circonstances… « Le flair, la sagacité, la prévision, la souplesse d’esprit, la feinte, la débrouillardise, l’attention vigilante, le sens de l’opportunité » : Ulysse, avec toutes ses qualités qui lui permettent de réussir là où une recette abstraite et des règles figées échoueraient lamentablement, est une invitation à laisser tomber nos schémas dualistes pour dénouer dans l’action, sur le moment, ce qui nous apparait a priori comme une contradiction.
Cette approche-là a vite été étouffée, mais elle est là aussi, dans nos racines.
Ca donne de l’espoir.
Récapitulons : je me suis lancée dans le sommeil polyphasique il y a maintenant 11 semaines, soit 2 mois et demie. J’ai entrepris de changer ma posture physique devant l’ordinateur il y a 1 mois et demie. Ces changements sont accompagnés par le sport (fitness en particulier) que je pratique maintenant de manière très régulière (3 fois par semaine en général) depuis près de 6 mois, et par la pratique quotidienne du qi gong, que j’ai découvert au même moment que le sommeil polyphasique grossièrement, soit il y a 2 mois et demie.
Ces changements ne sont pas les seuls : mon alimentation change elle aussi ; je travaille sur mon efficacité ; et enfin, je suis en phase de reconversion professionnelle. A tout ceci s’ajoute le fait que je fais désormais un suivi régulier de tous ces changements (j’en parlerai très prochainement). Ces suivis réguliers sont eux aussi très importants : étant donné la conscience qu’ils m’apportent de la situation présente et des changements en cours, je vois dans cette habitude nouvelle un changement à part entière.
Je ne parlerai pas ici de ces changements-là, alimentation, reconversion, suivis,… mais je les mentionne car ils ont aussi une incidence sur tout le reste.
BREF. Voilà 2 mois et demie que ma vie a basculé.
2 mois et demie que des problèmes récurrents depuis des années se résolvent.
2 mois et demie : le sommeil polyphasique est le point nodal de toute cette métamorphose. Même si des changements étaient déjà en cours plus tôt (sport, reconversion…), il s’est passé quelque chose à ce moment-là. Je ne vis plus du tout comme je vivais il y a seulement 3 mois. Mais tous les changements que j’aborderai ici ne sont pas à mettre forcément complètement, ni même principalement pour certains, au crédit du sommeil polyphasique. Sport, qi gong, alimentation, posture, reconversion, recherche de méthode, suivis et enfin sommeil : il est parfois difficile de faire la part de tous ces changements en cours.
Le sommeil polyphasique a rempli ses 2 objectifs principaux : j’ai plus de temps pour faire les 1000 et une choses que je veux faire, et surtout, mes insomnies ont disparu. Mais ce que je n’avais pas prévu/espéré est plus important encore : c’est une nouvelle manière de vivre. Une nouvelle manière de structurer son temps. J’ai envie de dire : « une nouvelle philosophie de la vie » même si elle n’est pas consciente et structurée : une philosophie ressentie en quelque sorte, qui irrigue la vie au quotidien, les gestes, l’attitude, les réactions, les conceptions (du temps, de moi-même……), le caractère.
Par ailleurs, le changement est physique.
J’ai scindé ce bilan en 3 articles : je traiterai dans celui-ci de tous ces grands thèmes, hormis de la structuration du temps induite par le sommeil polyphasique et des éventuels problèmes qu’il pose, que j’aborderai dans le prochain article. Un troisième article portera lui aussi plus spécifiquement sur le sommeil polyphasique, avec un compte-rendu détaillé de mon quotidien après 2 mois et demi à ce rythme.
Bas du dos bien plat, pas voûté, pas cambré… Pieds droits, genoux correctement écartés… voilà, je suis prête à écrire.
Il y a 2 jours, lisant le bouquin De la part d’un ami, d’Anthony Robbins, je me suis demandé quel était l’engagement que je pouvais prendre, là, tout de suite. Ayant quelque peu abusé d’une posture corporelle dramatiquement tordue devant l’ordinateur ces derniers jours, au point d’en avoir mal au dos, j’ai trouvé la réponse tout de suite : je vais commencer par me tenir droite.
Les jambes croisées, le dos complètement voûté, la colonne vertébrale tordue je ne sais comment encore : de fait, c’est pas très esthétique. Encore moins confortable. Et carrément mauvais pour la santé.
Il y a 2 ans, c’était ma position « normale » devant l’écran. Les mals de dos consécutifs m’ont appris à me tenir mieux, la tablette graphique sur les genoux pendant des mois m’y a forcée aussi, mais c’est pas encore la panacée, et surtout la position « crevette » refait son apparition régulièrement, avec son acolyte le mal de dos. J’ai ENVIE de changer.
Je m’engage auprès de vous et auprès de moi-même. Je VAIS changer.
Voilà. Et maintenant, aux actes.
Sur ce, que lis-je à point nommé ? L’auteur de C’éclair dans son dernier article se propose de changer de posture pendant 30 jours, et donne des indications et des liens que je vous invite à suivre si vous vous dites : « Et pourquoi pas moi ? »
30 jours ? Je détaillerai pour ma part dans les semaines qui viennent les méthodes, trucs et astuces qui peuvent transformer la bonne résolution en challenge réussi. Et ce d’autant plus que je suis amenée à beaucoup expérimenter en ce moment : le sommeil polyphasique a été un déclencheur, et il entraîne dans ma vie un cortège de bouleversements… Bref, c’est la métamorphose.
Pour l’heure, je remarquerai simplement l’importance de ne pas rester tout seul dans son coin. Trouver des voix différentes, trouver du soutien, c’est fondamental, et tous les moyens sont bons :
Après 3 semaines de ce sommeil d’un autre type, je tire un bilan globalement très positif de l’expérience. Les déclics qu’elle a provoqués sont en train de me métamorphoser à vitesse grand V. J’essaie ici d’en faire le tour, et j’envisage l’avenir de ce blog, qui n’a pas vocation à rester confiné sous les draps…
La méditation, c’est dingue ! 5 mn de méditation et voilà que mon cerveau en ébullition se soulève !!
On voit qu’il y a des neurones qui ont pris l’habitude de flemmarder !
A part ça, je publie la prochaine vidéo cette nuit. Eh ouais, j’ai pas résolu mes problèmes de compression – apparemment le format sorti d’appareil photo n’a pas l’heur de plaire aux logiciels… -, donc je fais turbiner l’ordi pendant la ch’tit’ nuit.
Donc… RV à 3h du mat, OK ?
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