Que mange le sujet polyphasique en pleine métamorphose ?? Vous le saurez en regardant cet épisode !…
Ou bien encore : Comment mettre toutes les chances de son côté et réussir à entrer dans le monde merveilleux de la polyphasie ?? Voici quelques clés réunies…
Me revoilà donc en live, mais maintenant que l’impact initial de l’expérience se disperse, que ma nouvelle vie commence à s’organiser -autrement-, j’ai choisi de quitter le côté « journal de bord » , pour aborder plutôt quelques thèmes particuliers, quelques évolutions saillantes…
Et si vous avez des questions, posez-les moi donc dans les commentaires !
Aujourd’hui 13ème jour de cette passionnante expérience : je suis (presque) en pleine forme !
Bon, j’exagère un peu, je pourrais difficilement bosser comme d’habitude ou faire beaucoup de sport dans mon état actuel : je sens que je manque encore de résistance, je fatigue vite. Mais n’empêche, je suis sur la pente ascendante : ça va de mieux en mieux.
Pourtant, j’ai un peu joué avec mon nouveau rythme : lundi soir (11ème jour), considérant que ma très grande fatigue en matinée était due à la sieste nocturne de 3 heures, car elle empêcherait mon corps de s’adapter parfaitement à un rythme totalement nouveau, j’ai décidé de la réduire de moitié : de dormir un cycle entier et de rattraper l’autre par une ou deux siestes supplémentaires dans la nuit et dans la matinée. Et par la même occasion, j’ai remis en cause le principe des horaires fixes, en estimant possible de me coucher quand j’en ressentais le besoin.
J’ai hésité à commencer là tout de suite… et évidemment j’ai commencé là tout de suite. J’ai commencé à me poser des questions très vite, en voyant que je prenais une demi-heure à m’endormir… (depuis une semaine, je m’endors en 5 mn chrono)
C’est plutôt comique que j’écrive ce billet juste après celui sur le manque de sommeil ! Mais bon, je suis en période d’adaptation ! Parce que non, définitivement la période d’adaptation n’est pas finie.
En fait il semblerait que la 2ème semaine soit une nouvelle épreuve. Pendant la 1ère semaine (les tous premiers jours mis à part), le manque de sommeil se faisait ressentir de manière inhabituelle, par toutes sortes de douleurs physiques, et par ce que j’appellerais un état méditatif permanent… En passant le cap de la 1ère semaine, ces sensations et cet état méditatif -ou végétatif ? - se dissipent, et la fatigue ordinaire reprend ses droits. Est-ce physiologique ? Est-ce l’attention qui se relâche ? C’est une fatigue ordinaire en qualité, mais en quantité… les paupières luttent comme jamais, on dirait deux hamacs tendus, ployant sous le poids de tout mon corps ramassé en boule…
C’est surtout vrai pendant la nuit, après la nuit de 3 heures : rester éveillé demande un effort terrible, les paupières n’en finissent pas de leur chute interminable…
Quand on entend parler pour la première fois du sommeil polyphasique, on s’horrifie du nombre d’heures de sommeil de ces fous à lier : entre 2 et 5 heures de sommeil par jour, soit nettement moins que les 8 heures de sommeil d’un Homo Sapiens normalement constitué.
On comprend un peu mieux qu’un tel exploit soit possible sur plusieurs mois ou plusieurs années, quand on sait qu’il s’agit de « concentrer » le sommeil, en gardant le sommeil le plus réparateur, et en zappant tout ou partie du plus léger.
Mais ces considérations-là restent bien abstraites pour qui ne les a pas expérimentées, et les personnes qui restent hostiles à ces méthodes marginales gardent bien ancrées les convictions qu’on leur a apprises et qu’elles se sont forgées par « l’expérience » : ces dormeurs polyphasiques doivent manquer de sommeil. Ca peut varier un peu, mais globalement, tout le monde sait bien qu’on est fatigué quand on ne dort « pas assez » : la qualité d’une nuit de sommeil se calcule d’abord en quantité, en nombre d’heures passées les yeux fermés, et ne fait intervenir la qualité proprement dite du sommeil qu’à la marge.
Manquant manifestement de sommeil, ces dormeurs polyphasiques doivent s’abîmer la santé : les conséquences néfastes du manque de sommeil, sur le physique et le mental des insomniaques en particulier, est connu et très documenté, et donc ces méthodes de sommeil barbares doivent être condamnées.
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