Je donne un cours d’anglais. Mon élève, un jeune garçon d’une douzaine d’années, termine péniblement un exercice tandis que je regarde, comme toujours, le ciel par la fenêtre.
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Inspirée par le grand air, une idée germe dans mon esprit. Je me tourne vers mon élève :
- Ca te dirait qu’au prochain cours on prenne les vélos pour faire une balade ?
Son regard s’allume instantanément. Je continue :
- Et on parlera anglais. On parlera pas tout le temps puisqu’on fera du vélo, mais quand on parlera ce sera en anglais.
Devant le sourire plein d’envie de mon élève, le principe prend forme et tous les cours du printemps se dessinent maintenant sous nos yeux comme de gigantesques balades anglaises à travers la ville :
- Allez, pour la semaine prochaine pense à des endroits dans Paris que t’aurais envie d’aller découvrir, on va aller voir ça.
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C’était mon rêve, cette nuit. Qui me fait songer à un cours bien différent, un cours de maths que je donnais il y a près de 15 ans à un jeune garçon, d’une douzaine d’années lui aussi, le fils d’un copain.
Ce cours-là a bien eu lieu, et reste pour moi un gros remords.
Les vidéos d’Edarem ont-elles leur place sur un blog de développement personnel ?
Pour coller au sujet, on dira qu’Edarem est un exemple : en voilà un qui s’amuse à se faire une petite télé personnelle sans se soucier du regard d’autrui : il est comme il est – et se revendique comme tel sur YouTube !
Pour le plaisir de prendre quelques libertés avec le sujet, on dira simplement que passée la 1ère frayeur devant sa mine de sorcier hirsute, on se met à l’apprécier et à rigoler avec lui, et puis voilà qu’on regarde une 2ème vidéo (English, a very difficult language), et puis une 3ème (Nuclear), et puis une 4ème (Paint your shadow !)…
Vous voulez des épreuves ? Vous voulez vivre à plein ? Venir à bout des ennemis les plus farouches ? Percer les mystères les plus épais, résoudre les énigmes les plus improbables ? Vous dépasser ? Gagner enfin ? Soyez un aventurier de vous-même ! Auto-formez-vous !!
Quoi c’est pas sexy ? C’est pas excitant ce que je vous propose ? Aah mais détrompez-vous !! Vous êtes déjà dans le jeu, acteur sans le savoir de la 1ère épreuve : Percer le Miroir, Voir Loin Renverser les Apparences : victime malgré vous de l’hydre des idées reçues vous avez dans la tête une image de la formation rêche, poussiéreuse, bref, pas bandante.
Des souvenirs de mômes vous traversent l’esprit, souvenirs d’école, souvenirs d’ennui, prisonnier de la classe alors qu’il fait si beau dehors… Souvenirs aussi de savoirs difficiles, qui – soyez francs- auraient pu, auraient su vous passionner s’ils n’avaient été marqués par le sceau infâme… de l’OBLIGATION.
Ce terme de « formation » vous est pénible : loin des jingles sucrés et lisses étudiés pour vous plaire, bien au contraire il crisse à vos oreilles, vous rappelle à l’ordre comme la voix d’un supérieur hiérarchique ou celle des « dures réalités économiques » qui vous pressent : de « développer de nouvelles compétences », d’ »améliorer votre employabilité », de vous former à tel logiciel d’entreprise que vous trouvez tellement rébarbatif, tellement… chiant.
Là encore, l’OBLIGATION marque la formation de son empreinte, l’écrase sous son joug autoritaire en brandissant la peur, peur de l’avenir, peur de ne plus être à la hauteur, d’être dépassé rejeté licencié ringardisé si on ne se forme pas.
Bien. Maintenant qu’on a fait le tour des idées reçues, on peut en débarrasser le plancher.
Don Fenice, des blogs getbetter et godfather, m’a invité ici à poursuivre une chaîne : après avoir été invité à répondre à la question : « Quelle formation ou auto-formation a le plus influencé votre vie professionnelle actuelle ? », il a invité 4 blogueurs à faire de même. J’en suis, et voilà ma réponse.
Pour répondre précisément, je m’en tiendrai à l’auto-formation et parlerai ici en particulier de ma formation à After Effects, logiciel de post-production vidéo et de graphisme vidéo… mais je sens que je ne pourrai pas m’empêcher d’élargir un peu mon propos, tant l’auto-formation est une composante essentielle de ma vie.
Et déjà, je réalise que je ne peux pas parler de ma formation à After Effects sans parler du contexte…
Ma vie professionnelle est actuellement très chahutée, puisque je suis en train de me reconvertir. Après quelques années à travailler dans le design d’abord, puis dans les décors (télé, ciné, évènementiel…), j’ai eu le sentiment d’avoir fait le tour des différents emplois de ce domaine, et j’ai considéré que je n’y trouvais pas mon compte, que je restais sur ma faim. J’ai donc décidé de changer radicalement de domaine.
Oui, mais pour faire quoi ? Et bien… je me suis demandée ce que j’avais vraiment envie de faire… et m’est venu immédiatement à l’esprit le film Wallace et Gromit, avec les petits personnages en pâte à modeler animés ! Banco ! Je suis partie la tête la première dans cette direction.
Peut-être vous êtes-vous dit, à la lecture du premier article : « oui bon peut-être, je peux changer, j’évolue je sais bien, mais je ne réussirai jamais à atteindre tel but : il y a des choses intangibles :
« j’ai tel physique, objectivement j’aurai toujours un gros nez «
« je suis trop âgé(e), objectivement dans la société telle qu’elle est, je ne peux plus faire…. »
« je suis trop âgé(e), objectivement, physiquement, je ne peux plus faire…. »
« objectivement je n’aurai jamais ce talent… »
Bien. Et objectivement, quel est l’effet de ces phrases qu’on se ressasse ?
elles nous dépriment, là maintenant, aujourd’hui;
elles ne nous font pas avancer d’un iota. Au contraire même, elles nous immobilisent.
Par conséquent, pour une simple question d’efficacité, permettez-moi de les déborder.
En fait, quelle que soit leur validité, elles posent problème en focalisant toute notre attention sur l’objectif ultime. Au milieu,un fossé. D’un côté, cet objectif – généralement bien circonscrit -, et de l’autre, notre situation actuelle, pour nous montrer à quel point l’objectif nous est et nous sera à jamais inaccessible. Dans ce schéma, toute l’évolution possible de l’un à l’autre, tout le mécanisme, le processus du changement, sont passés sous silence. Niés, étouffés, invisibles et donc inexistants.
Et c’est bien là un état d’esprit qu’il faut écraser fermement si on souhaite un tant soit peu avancer.
Bas du dos bien plat, pas voûté, pas cambré… Pieds droits, genoux correctement écartés… voilà, je suis prête à écrire.
Il y a 2 jours, lisant le bouquin De la part d’un ami, d’Anthony Robbins, je me suis demandé quel était l’engagement que je pouvais prendre, là, tout de suite. Ayant quelque peu abusé d’une posture corporelle dramatiquement tordue devant l’ordinateur ces derniers jours, au point d’en avoir mal au dos, j’ai trouvé la réponse tout de suite : je vais commencer par me tenir droite.
Les jambes croisées, le dos complètement voûté, la colonne vertébrale tordue je ne sais comment encore : de fait, c’est pas très esthétique. Encore moins confortable. Et carrément mauvais pour la santé.
Il y a 2 ans, c’était ma position « normale » devant l’écran. Les mals de dos consécutifs m’ont appris à me tenir mieux, la tablette graphique sur les genoux pendant des mois m’y a forcée aussi, mais c’est pas encore la panacée, et surtout la position « crevette » refait son apparition régulièrement, avec son acolyte le mal de dos. J’ai ENVIE de changer.
Je m’engage auprès de vous et auprès de moi-même. Je VAIS changer.
Voilà. Et maintenant, aux actes.
Sur ce, que lis-je à point nommé ? L’auteur de C’éclair dans son dernier article se propose de changer de posture pendant 30 jours, et donne des indications et des liens que je vous invite à suivre si vous vous dites : « Et pourquoi pas moi ? »
30 jours ? Je détaillerai pour ma part dans les semaines qui viennent les méthodes, trucs et astuces qui peuvent transformer la bonne résolution en challenge réussi. Et ce d’autant plus que je suis amenée à beaucoup expérimenter en ce moment : le sommeil polyphasique a été un déclencheur, et il entraîne dans ma vie un cortège de bouleversements… Bref, c’est la métamorphose.
Pour l’heure, je remarquerai simplement l’importance de ne pas rester tout seul dans son coin. Trouver des voix différentes, trouver du soutien, c’est fondamental, et tous les moyens sont bons :
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