La Fabrique des Idées est très fière d’accueillir La Croisée des Blogs du mois de juin.
La Croisée des Blogs ? C’est le nom, donné par la Communauté des Blogueurs Francophones du Développement Personnel, à un système tout bête et très intelligent qui vise à favoriser les découvertes et les rencontres, et à offrir au lecteur curieux de quoi approfondir une question.
Comment ça marche ?
Chaque mois est proposé un thème unique, sur lequel peuvent plancher tous les blogueurs intéressés. Au début du mois suivant est publié un article synthétique présentant tous les articles soumis. Autant de bonnes raisons de découvrir de nouveaux blogs et de creuser un sujet dans la foulée.
Bon, ceux qui connaissent connaissent. Mais au début, quand on n’a jamais vu ce mot-là, c’est vrai qu’on serait bien en peine de deviner ce qu’il signifie. Pourtant, dans la vie courante, on est tous plus ou moins concernés !
La procrastination, c’est tout simplement le fait de remettre à demain ce qui peut être fait aujourd’hui.
Le fait de repousser, repousser, repousser jusqu’au moment où, acculé à 2 doigts de l’échéance on fait les choses à toute allure, bien ou mal mais dans le stress, en se maudissant soi-même pour sa maladive paresse. Et en se promettant qu’on ne s’y reprendra plus.
Et la fois d’après ? Ben, on recommence !
On n’est pas tous logés à la même enseigne, certains procrastinent moins, d’autres sont de véritables professionnels… Le retard entraîné par la procrastination peut susciter des périodes très productives pour réussir à rester dans les temps… Il n’en reste pas moins que la procrastination elle-même est douloureuse en ce qu’elle génère du stress, une perte de confiance en soi et une bonne grosse dose de ressentiment envers soi-même. Autant de temps passé à le perdre, et à se maudire de l’avoir perdu…
Bref, la procrastination est un gouffre pour notre énergie.
Et puisque notre énergie, on préfère l’utiliser à construire notre bonheur, on réagit !
Et on se dit : « Génial, ce mois-ci, avec tous les articles que je vais lire sur la question, nul doute que je vais trouver de super techniques ! »
Alors si vous êtes blogueur et que vous voulez participer, je vous invite à jeter un oeil ici.
Et si vous êtes lecteur curieux et perspicace, je vous donne rendez-vous ici même au début du mois de juin, pour l’article récapitulatif !
En attendant, un petit exercice : à chaque fois que vous traînez pour faire les choses, ayez une pensée pour moi et dites-vous « Ahaah !! Je procrastine !! », et là-dessus, tendez le cou et les oreilles et demandez-vous : « mais… au fin fond… pourquoi ? »
Pour clore la série, voici une dernière vidéo dans laquelle je distingue les changements (que j’espère durables) que cette expérience à entraînés.
Et, oui, je ne la regrette pas. Le bouleversement est moindre que de passer au sommeil polyphasique – ne serait-ce que parce que cette expérience du jeûne est limitée dans le temps – mais elle est aussi une remise en cause des « évidences » et des habitudes qu’on imagine gravées dans le marbre. Remise en cause de l’ »évidence » de devoir manger TOUS les jours, remise en cause de ce qu’on mange, de la manière dont on le mange, et même remise en cause de ma propre image…
Bon, là je commence à me demander dans quoi je me suis lancée…
J’aborde ici 2 points : d’une part, le programme alimentaire -type d’une journée de jeûne, et d’autre part j’essaie (maladroitement, mais bon…) de vous mettre en garde : le jeûne peut être dangereux, et les personnes en surpoids ou les personnes malades ne devraient pas se lancer inconsidérément. Le jeûne est interdit en France (plus précisément : le corps médical français l’interdit… Vous ne pouvez donc pas vous faire suivre par un médecin), mais par contre :
(Chez moi la vidéo marche quand on est sur la page de l’article – en cliquant sur le titre – mais pas quand on est sur la page d’accueil du site…. :-/)
Bon, ça vous dit de changer un peu ? Mais non, partez pas en courant, je veux pas jouer la prosélyte et vous embarquer avec moi dans mon jeûne !! (quoique si ça vous dit… )
Nan ! Il s’agit juste de changer un peu de format, et de se mettre à la vidéo. Voici la première sur ce jeûne, en ce jour de transition avant the big leap.
J’ai écrit, dans un article sur la peur, qu’une alimentation saine est l’un des moyens d’être plus fort, mentalement et physiquement, face à la peur.
Je dois dire que je me suis très mal alimentée pendant des années, et j’ai encore énormément à apprendre. Mais depuis que je me suis mise au sommeil polyphasique, j’ai fait une extraordinaire découverte :
Oui, l’alimentation a un effet sur le corps.
Je blague ? A peine. Ca paraît évident ? A voir.
Jusqu’ici, pendant toutes ces années de sommeil ordinaire, je n’ai jamais vraiment perçu l’impact de l’alimentation sur mon corps. Bien sûr il m’arrivait de grossir ou de maigrir, d’avoir mal à l’estomac ou d’avoir la tête qui tourne. Mais je parle justement du reste, de TOUT le reste, qui est à notre conscience des effets de notre alimentation ce que la matière noire est à l’univers.
Arrêter de fumer : voilà que je viens de recycler par inadvertance une vieille résolution de 2008 ! Au 1er janvier 2009, je repensais avec agacement à cette résolution qui me collait aux baskets depuis un an et qui n’en finissait pas de venir chatouiller ma mauvaise conscience… J’y repensais sans volonté, en justifiant mon inaction par mes métamorphoses-de-2008-déjà-suffisamment-nombreuses, et vraiment, sans la moindre intention de passer enfin aux actes… et voilà que je viens de franchir l’infranchissable barrière… qui n’est vraiment impressionnante que de l’autre côté, du côté fumeur, car maintenant, je me demande pourquoi je n’ai pas fait le pas plus tôt…
Précisons d’emblée que c’est la 3ème fois que j’arrête, et que je compte bien que ce soit la bonne, finies les conneries. J’ai rechuté 2 fois, bien assez je pense pour être prévenue des risques possibles.
Mais bon, il y a un mois je n’avais pas cette volonté… Ca m’a pris par hasard, en entendant à la radio quelque chose du genre :
« on ne sollicite pas les mêmes zones du cerveau quand on pense au présent et quand on pense à l’avenir. Le passage de l’une à l’autre peut être très difficile, et c’est ce qui explique par exemple qu’un fumeur qui pense arrêter de fumer ait tant de mal à arrêter en effet : il projette cette idée dans l’avenir, mais n’arrive pas à la faire passer dans la zone du présent…«
Mon souvenir n’est pas très scientifique peut-être, mais voilà ce que j’ai retenu, et cette phrase a fait déclic. Moi qui n’avais PAS DU TOUT envie d’arrêter de fumer, et PAS DU TOUT l’intention non plus, je me suis inclinée devant l’évidence : DEMAIN SERA TOUJOURS DEMAIN. De là, 2 choses l’une : soit je me revendique comme fumeuse heureuse et épanouie (il faut fumer pour y croire), soit je contemple une fois de plus les si nombreux inconvénients de la cigarette, et j’arrête maintenant. Au présent.
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