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Quand les anciennes habitudes profitent d’un moment de faiblesse…

Je poursuis actuellement mon rythme de sommeil polyphasique tant bien que mal. J’essaie de garder intactes la nuit de 3 heures et les 3 siestes en journée, mais cette nouvelle habitude, si différente du rythme ordinaire, se heurte à bien des écueils : éléments extérieurs que je maîtrise peu ou pas du tout : des soirées entre amis que je ne veux pas interrompre, ou de grosses journées de travail, commençant tôt finissant tard, pendant lesquelles je ne réussis à conserver que la sieste de midi -dans des conditions moyennes- et qui me laissent si peu de temps libre que je suis bien obligée de faire des nuits entières (c’est-à-dire de 5 heures en l’occurrence) si je ne veux pas m’effondrer.

Jusqu’ici ces interruptions du nouveau rythme de sommeil n’ont pas duré plus de 3 jours d’affilée. Par contre, le rythme des jours suivants est éminemment bordélique : siestes trop longues, trop courtes parfois, décalées, résistances…

C’est alors un autre écueil qui prend le relais. Un écueil personnel celui-là : puisqu’on a commencé, par nécessité, à prendre un peu de liberté avec la nouvelle habitude, on pense pouvoir continuer.On croit qu’elle est suffisamment ancrée désormais pour qu’on puisse être un peu moins strict.

Je prends ici l’exemple du sommeil, puisque je suis en plein changement, mais cet écueil  peut se dresser face à toute nouvelle habitude qu’on tente d’installer : que ce soit par exemple le fait de faire du sport plusieurs fois par semaine,… d’arrêter de regarder la télé… ou encore de changer quelque chose à son alimentation, comme je l’expérimente actuellement parallèlement au changement de rythme de sommeil.

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Je peux me changer – 1ère partie : choisir d’y croire.

Choisir. Choisir de vivre autrement. Choisir de se comporter autrement. Choisir de se passer de quelque chose, de changer une habitude. Choisir de se transformer. Accepter l’idée de devenir, petit à petit, quelqu’un d’autre.

C’est possible.

Une petite voix en nous s’y oppose. Elle nous glisse à l’oreille : « mais moi je suis moi ! Je suis comme ça. J’ai toujours été comme ça. »

Comme un ami défaîtiste qui, la main sur notre épaule, regarderait dans la même direction que nous, au loin, ce changement si désirable, et ajouterait les épaules basses : « Oui c’est vrai, ce serait tellement bien si tu pouvais avoir telle qualité, moi aussi j’aimerais bien… Oui c’est vrai, ce serait bien si tu pouvais te comporter différemment dans telle circonstance, et changer cette habitude que tu as depuis si longtemps qui te mine l’existence… Tu voudrais vivre autrement, c’est bien, mais malheureusement… c’est comme si tu voulais être quelqu’un d’autre… »

Et d’essuyer avec nous une larme sur ce qu’on aurait voulu être et qu’on ne sera jamais.

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