Vous en avez ras-le-bol de procrastiner ? De toujours tout remettre à plus tard ? Vous avez donc lu mon précédent article sur le sujet, dans lequel je suivais Neil Fiore, auteur du remarquable « The Now Habit » ? J’y résumais son chapitre concernant les Raisons pour lesquelles nous procrastinons. Je pensais résumer tout le reste de ce livre passionnant ici même, dans ce second article…. mais The Now Habit est un livre pratique, plein de conseils précis…. et j’ai trouvé qu’il serait dommage de ne pas les porter à vos oreilles, d’autant qu’apparemment il n’est pas encore traduit en français. J’invite cependant les anglophones parmi vous à faire cet excellent investissement.
Je poursuis donc ici la lecture. Neil Fiore, après nous avoir expliqué pourquoi nous procrastinons, nous invite à une fine observation de nos attitudes et réflexes présents, afin d’avoir un juste vision de la réalité de notre procrastination. L’analyse de notre langage en fait partie : observer avec attention notre langage, observer les discours intérieurs que nous nous tenons à nous-mêmes, permet de distinguer des automatismes, et les croyances qui les sous-tendent.
Je vous invite à lire déjà cette partie très riche, avant de continuer au 3ème épisode que je publie juste après (je coupe en petits bouts, après c’est trop riche et on ne capte plus rien…
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« Tu es paresseux, tu dois te forcer à travailler. ». Voilà la subliminale ritournelle qui nous a tous accompagnés dans notre enfance. Peu ou prou, de près ou de loin, dans tel domaine ou dans tel autre, nous baignons largement dans cette logique-là.
Cette phrase répétée, ressassée avec ces mots-là ou d’autres, s’est gravée dans un coin de cerveau et ne se prive pas d’empoisonner notre vie d’adulte. On est souvent convaincu que cette manière de se botter les fesses est une nécessité pour se décider à faire les choses, mais il s’avère que la méthode est souvent contre-productive, en suscitant précisément ce qu’elle prétend combattre : la procrastination.
La procrastination, autrement dit la fâcheuse propension à remettre les choses à plus tard.
Propension largement répandue dans nos vies, vous en conviendrez… que ce soit dans le domaine privé ou professionnel, la difficulté à prendre une décision ou à passer à l’acte après avoir tout bien planifié… (J’espère plein de commentaires – pleins de conseils ! – de la part de ceux d’entre vous qui ne se sentent jamais concernés !!
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La procrastination est souvent handicapante, que ce soit parce que le projet n’avance pas, parce que la décision n’est pas prise, ou simplement à cause de l’insatisfaction ou de l’auto-dénigrement qui l’accompagnent et nous rendent malheureux.
Je vous propose ici quelques notes de lecture sur un livre très riche : The Now Habit, de Neil Fiore, qui détaille précisément toute une méthode pour mettre un terme à cette procrastination. (le bouquin à ma connaissance n’est pas traduit en français.). J’en ai d’abord entendu parler comme un complément indispensable à la méthode GTD, et j’abonde dans ce sens, car la procrastination, qui n’est pas abordée par GTD, est bien l’une des principales sources de blocage de toute organisation.
Je compte vous en parler en 2 articles (minimum !). Je m’arrête ici sur le 1er chapitre : POURQUOI nous procrastinons, que j’ai trouvé passionnant. J’essaierai dans la 2ème partie de donner un aperçu global de cette méthode très dense…
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Une entreprise, une équipe, un projet. Le projet a pris du retard : on a mal planifié, on s’y est mis à la dernière minute et nous voilà dans l’urgence. La nervosité épaissit l’air, le stress tire sur les phrases qui fusent comme des flèches assassines « Mais bon dieu je te l’avais dit ! » « On avait bien dit que… » « Tu penses à amener ta tête !? ». Et pour faire face dans ces moments de crise, on pense « Action ! » : Travailler plus ! Plus longtemps ! Avec plus de gens ! Plus de gens, tous tendus à bloc.
Devant le manque d’efficacité général, quelqu’un suggère que « Nous avons besoin d’être organisés ! ». Des gens se mettent à dessiner des boîtes autour du problème, mais les dessiner ou les redessiner ne résoud pas le problème, et quelqu’un suggère alors : « Faisons un brainstorming ! ». Une fois tout le monde réuni, le chef demande alors : « Alors, est-ce que quelqu’un parmi vous a une bonne idée ? »
Cauchemar ou réalité trop fréquente ? Qui peut se targuer de ne s’être jamais trouvé, peu ou prou, dans une situation analogue ?
Cette organisation qui n’en est pas une est ce que David ALLEN, dans son livre Getting Things Done ou S’organiser pour réussir, appelle le « reactive planning » : les questions de temps et de coût submergent et ensevelissent les objectifs, et le processus de planification naturel qui devrait découler de ces objectifs.
Au reactive planning, D.Allen oppose précisément ce « natural planning », cette planification naturelle qui est à la fois la plus facile, la plus efficace et la moins stressante. Mais pas la plus usitée.
Voici les grandes lignes de ce natural planning, qui est pour moi la partie la plus lumineuse de cet excellent bouquin. (traduction maison)
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ENFIN !! JE VOIS LE BOUT ! J’arrive à la fin de ce satané bouquin ! 2 mois pour en venir à bout ! 2 mois de sueur, de labeur, de nettoyage au Karcher ! Aah je sors de là lessivée, mais propre comme un sou neuf, légère, dégagée, bref prête pour le prochain millénaire ! 
Et puisque la saison des grands ménages commence aujourd’hui, puisse cet article vous inciter à faire de même !!
De quoi s’agit-il ? D’une vieille connaissance archi-rebattue pour certains, et pour d’autres parmi vous je l’espère, d’une découverte susceptible d’apporter un souffle nouveau à votre vie. Il s’agit du livre de David Allen, « S’organiser pour réussir », dans lequel il explique par le menu sa fameuse méthode Getting Things Done (GTD, vous trouverez souvent cet acronyme sur le net).
Petite présentation à l’usage des néophytes : cette méthode d’organisation est très connue dans le monde anglo-saxon, où le livre a été vendu à des millions d’exemplaires. Elle est également très connue sur le net où elle a donné naissance à quantité de blogs dédiés (majoritairement anglophones) et à quantité d’applications en ligne, logiciels d’organisation et de ‘to-do-lists’ dédiés, sur ordinateur, sur IPhone….. Le livre a été récemment traduit en français, gageons qu’il ne tardera pas à gagner en notoriété. Et, oui, il le mérite.
Bon, alors, qu’est-ce qu’il a de si terrible, ce bouquin ?
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Quelle est l’efficacité de l’action ? L’analyse de François Jullien, dans Traité de l’efficacité, est une bonne base de réflexion et intéressera tout particulièrement, il me semble, les lecteurs soucieux de développement personnel.
F. Jullien distingue la réponse de la pensée européenne, pour laquelle l’efficacité est intimement liée à l’action – « par son action, l’homme pourrait être créateur d’ »ordre nouveau »" – de la réponse de la tradition chinoise qui, toutes écoles confondues nous dit-il, se méfie de l’action : l’action est toujours dans un « rapport d’ingérence » à l’égard du cours des choses, « elle rompt toujours tant soit peu le tissu des choses et vient troubler leur cohérence ». Son caractère spectaculaire donne l’impression qu’elle est efficace, mais cette efficacité n’est jamais que ponctuelle, artificielle et superficielle : « un simple épiphénomène, en somme, se détachant momentanément comme une traînée d’écume sur le fond silencieux des choses – mais bientôt englouti. »
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Je viens de lire un article sur Gooooalz qui rejoint en partie l’analyse de l’inclination que je viens de vous proposer. Alban, son auteur, écrit ceci :
« Depuis quelques jour, j’expérimente une nouvelle manière d’aborder mes projets et les actions que je veux entreprendre. Il s’agit de me recentrer sur moi-même pour ressentir ce que j’aimerais faire, créer ou produire sur le moment. Je me pose la question : “Là, maintenant, tout de suite, qu’est-ce que j’aimerais faire?”. »
Il essaie lui aussi d’écouter son inclination du moment, en partant de l’idée que cette méthode est beaucoup plus productive qu’elle n’en a l’air – a priori – aux yeux des angoissés de la to-do-list que nous sommes. (bon, plus ou moins, si vous voulez !
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Là où nos approches diffèrent, c’est justement dans la relation de cette attention nouvelle à toute cette liste de choses à faire. Il aborde la question en choisissant de les ignorer complètement, tandis que pour ma part je me demande comment utiliser au mieux une inclination (qui ne me dit pas exactement la chose que je veux faire) pour faire justement tout ce qu’on a à faire, notamment au travail.
Les conclusions qu’il tire de son expérimentation sont intéressantes. Je vous invite à y aller voir par vous-mêmes, sur un blog que par ailleurs je viens de découvrir et dont j’apprécie la fraîcheur.
Articles relatifs :
Etre efficace en utilisant son cerveau – Partie 1
Etre efficace en utilisant son cerveau – Partie 2
Comme je le disais au 1er épisode, si on veut être efficace, il faut tenir compte au maximum de notre humeur/inclination du moment : si on veut faire un travail créatif tandis que notre inclination est reptilienne, ou encore si on veut faire un travail constructif alors même que le cerveau reste bloqué sur le mode éthéré, le résultat est au pire catastrophique, au mieux parfaitement inefficace.
J’ai distingué 5 modes d’inclination, et j’ai essayé de définir les différents travaux qui leur correspondent, avec dans l’idée d’agir comme suit :
1/ Quelle est mon inclination présente ?
2/ Il vaut donc mieux que je m’attaque à tel travail plutôt qu’à tel autre, si je ne veux pas jeter mon travail par la fenêtre à la fin.
Vous trouverez un peu plus bas la liste des tâches que j’ai définies pour chaque mode. Cette liste est personnelle, dans la mesure où je pense à des travaux qui me sont propres. Mais je vous invite à poser un papier et un crayon dans un coin de bureau, et à noter peu à peu les différentes correspondances que vous trouverez dans votre propre travail.
L’utilisation de cette méthode, surtout au début, demande une attention soutenue à ses propres réactions et à ses propres résultats concrets, pour comprendre comment on fonctionne personnellement : on a tous des manières différentes de réagir, devant tel type de travail ou devant l’irruption d’une inclination présentement indésirable.
Bref, après c’est du sur-mesure. A chacun de rester attentif à ses propres réactions pour se construire une méthode parfaitement taillée. Mais la grille d’analyse me paraît valable, et faire l’effort d’avoir conscience de son propre fonctionnement ne peut avoir que du bon. Non ?
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