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Vivre libre ?

La croisée des Blogs de ce mois-ci, organisée par Michael d’Esprit riche, a pour thème : “Si vous n’aviez plus jamais à travailler pour de l’argent, que feriez-vous?”
La perspective est plaisante, mais elle paraît inaccessible. Pourtant, par des moyens détournés, il y a peut-être moyen d’en faire autre chose qu’un rêve de Noël.

Si je ne devais plus jamais travailler pour de l’argent… je vivrais pareillement, mais libérée de toute angoisse de l’avenir.
Je choisirais l’activité qui me plaît le plus, et me débarrasserais des bouffe-temps que constituent les activités lucratives que je n’aime pas.
Sans jamais cesser cependant d’être active, de définir un objectif et d’avancer vers cet objectif, même si certains paliers sont difficilement accessibles, même si certaines étapes sont pénibles.
Ne plus jamais travailler pour de l’argent ne signifie pas pour moi choisir une vie facile, dénuée de toute contrainte. J’ai besoin de me sentir avancer, de me sentir passer au-delà des difficultés avec la satisfaction d’avoir su les traverser.
Une vie sans difficultés, c’est trop mou, on ne se sent pas vivre. Je pense que même ceux d’entre vous qui en rêvent s’en lasseraient vite.

En définitive, j’y trouverais moins d’angoisse, et plus de liberté de choix quant à mes activités.
Mais pourquoi faudrait-il attendre l’improbable pour s’engager sur cette voie ? Pourquoi faudrait-il se contenter de rêver ?
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Le bonheur de l’auto-formation

Don Fenice, des blogs getbetter et godfather, m’a invité ici à poursuivre une chaîne : après avoir été invité à répondre à la question : « Quelle formation ou auto-formation a le plus influencé votre vie professionnelle actuelle ? », il a invité 4 blogueurs à faire de même. J’en suis, et voilà ma réponse.

Pour répondre précisément, je m’en tiendrai à l’auto-formation et parlerai ici en particulier de ma formation à After Effects, logiciel de post-production vidéo et de graphisme vidéo… mais je sens que je ne pourrai pas m’empêcher d’élargir un peu mon propos, tant l’auto-formation est une composante essentielle de ma vie. :-)

Et déjà, je réalise que je ne peux pas parler de ma formation à After Effects sans parler du contexte…

Ma vie professionnelle est actuellement très chahutée, puisque je suis en train de me reconvertir. Après quelques années à travailler dans le design d’abord, puis dans les décors (télé, ciné, évènementiel…), j’ai eu le sentiment d’avoir fait le tour des différents emplois de ce domaine, et j’ai considéré que je n’y trouvais pas mon compte, que je restais sur ma faim. J’ai donc décidé de changer radicalement de domaine.
Oui, mais pour faire quoi ? Et bien… je me suis demandée ce que j’avais vraiment envie de faire… et m’est venu immédiatement à l’esprit le film Wallace et Gromit, avec les petits personnages en pâte à modeler animés ! :-)  Banco ! Je suis partie la tête la première dans cette direction.

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Identité malmenée, espoirs évaporés… Que faire dans une situation désespérée ?

(Cet article fait partie de la chaîne de la Croisée des Blogs, que vous pouvez découvrir plus en détail ici.)

Qu’est-ce qu’une situation désespérée ?

C’est : – une situation présente,
- ou bien la situation à venir que laisse deviner la pente de la situation présente,
qui entre en contradiction avec mes espoirs (ce moi est bien évidemment générique ! ;-) ) ou avec nos espoirs collectifs. Ces espoirs peuvent porter sur ma vie, sur la vie d’un proche, sur la société.
Cette contradiction m’apparaît sans issue favorable ( c’est-à-dire non conforme à mes espoirs, ou à nos espoirs collectifs).

Je me focaliserai ici sur les situations graves qui amènent à reconsidérer sa vie autrement, détruisant au passage une bonne part des espoirs d’avant.
Exemples :

  • J’ai perdu/je vais perdre celui/celle que j’aime ;
  • J’ai perdu/je vais perdre mon travail ;
  • J’ai perdu/je vais perdre mon logement ;
  • La situation biologique de la planète est catastrophique et les mesures prises ne sont pas à la hauteur : une catastrophe est donc probable ;
  • La situation économique de notre société est catastrophique et les mesures prises ne sont pas à la hauteur : une catastrophe est donc probable ; ce qui aura des répercussions probables sur mon travail, mon logement, etc.

Précisons d’emblée que la vision froide que je présente ici n’est pas le fruit d’un esprit arrogant qui donnerait ses bons conseils du haut d’une chaire de coton. J’ai ma part de doutes, d’angoisses, d’interrogations, je n’en suis pas sortie. J’ai eu ma part de désespoir, de dépressions, d’absence d’avenir… J’ose croire que j’ai suffisamment changé pour ne pas les revivre. Je pense simplement que les pistes présentées ici sont des guides à approfondir pour éviter de sombrer psychologiquement au moment même où la situation exige de nous qu’on rassemble toutes nos ressources.

Un constat difficile à avaler

  • L’inconvénient des affects

La situation (présente, à venir) m’apparaît désespérée parce que je perds quelqu’un/quelque chose, parce que la société perd ses fondements… Sentiment de perte, perte notamment d’un morceau d’identité… et si je fais le deuil de ces pertes, restent encore la peur de l’inconnu, et la peur de manquer de ressources (intellectuelles, mentales, sociales…) capables de me faire rebondir dans la situation nouvelle. Souffrances. Peurs.
Tant que je reste le nez dans mes affects je m’empêche d’avancer. Dans ces conditions, mieux vaut observer la situation dite désespérée d’un oeil froid.

  • La situation (présente ou à venir) n’est jamais désespérée par elle-même

Elle n’apparaît désespérée que si je la confronte à mes espoirs.
La situation peut être objectivement grave (au niveau individuel : perte de son travail, de son logement… / au niveau collectif : perte de la diversité biologique de la planète, conséquences sur l’humanité…) mais aussi grave soit-elle, elle n’est jamais désespérée en elle-même : c’est le regard que nous portons sur elle qui nous la fait apparaître comme désespérée. Regard chargé de nos espoirs (au niveau individuel : fonder une famille, avoir de quoi vivre… / au niveau collectif : que notre société ne s’effondre pas, que notre démocratie ne s’effondre pas, que la diversité biologique ne s’effondre pas…). En elle-même, la situation est telle qu’elle est, point. C’est notre regard qui la charge d’affects.

  • Prendre du recul

Faire cette distinction, situation neutre d’un côté, espoirs de l’autre, permet de prendre du recul, à la fois vis-à-vis de la situation et des espoirs.
- De la situation : en prenant ses distances par rapport au désespoir, à la peur, au fatalisme, on retrouve des capacités d’action qu’on pensait réduites à néant, et on libère ses capacités créatives, qui peuvent nous faire apparaître de nouvelles options qu’on n’envisageait pas.
- Des espoirs surtout, qui trop souvent nous empêchent d’élaborer des alternatives. En les envisageant de loin, on peut plus facilement accepter d’y renoncer, de les redéfinir en conscience, ou d’en élaborer carrément d’autres.

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Bilan à 2 mois et demie d’une révolution (2/3) – (sommeil polyphasique ‘n co)

Voici donc la suite du bilan de ce qui s’apparente à une métamorphose… Le sommeil polyphasique semble avoir été un déclencheur : certains changements étaient déjà entamés, d’autres étaient en germe, mais tout se passe comme si le changement total de rythme de vie avait mis les compteurs à zéro : les changements entamés ont franchi un palier ; les envies de changement encore en germe ont trouvé là l’élan qui leur manquait pour se concrétiser, et d’autres changements se sont présentés d’eux-mêmes… 

26 juillet 2008, temps zéro d’une… nouvelle vie ?

Très vite au début de l’expérience, j’ai eu le sentiment d’avoir trouvé mon rythme de vie. Le rythme de vie qui me convenait, aussi improbable soit-il. Très vite, j’ai eu le sentiment que les nuits entières du rythme ordinaire avaient été pendant toutes ces années un fardeau. Il ne m’apparaissait pas comme tel à l’époque, car c’était comme ça, c’était la norme, je ne pouvais pas imaginer qu’un autre rythme de sommeil soit possible. 
Cette découverte a été fondamentale et c’est elle, peut-être, qui a servi de déclic à tout le reste : à partir du moment où je pouvais intervenir – et modifier de fond en comble – quelque chose qui me paraissait aussi inamovible que le sommeil… tout était possible !!!

J’ai voulu détailler ici en quoi le sommeil polyphasique est devenu pour moi une manière extrêmement bénéfique de structurer mon temps. A la suite de tant d’éléments positifs, vous vous demanderez peut-être si c’est de la magie s’il n’y a pas quand même des ombres à ce tableau idyllique. Bon, j’ai donc poussé la réflexion… histoire de donner aux moqueurs amusés un peu de grain à moudre ! ;-) C’est vrai qu’un tableau tout rose, c’est un peu fade ! A vous d’en juger ! :-)

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Bilan à 2 mois et demie d’une révolution (1/3) – (sommeil polyphasique ‘n co)

Récapitulons : je me suis lancée dans le sommeil polyphasique il y a maintenant 11 semaines, soit 2 mois et demie. J’ai entrepris de changer ma posture physique devant l’ordinateur il y a 1 mois et demie. Ces changements sont accompagnés par le sport (fitness en particulier) que je pratique maintenant de manière très régulière (3 fois par semaine en général) depuis près de 6 mois, et par la pratique quotidienne du qi gong, que j’ai découvert au même moment que le sommeil polyphasique grossièrement, soit il y a 2 mois et demie.

Ces changements ne sont pas les seuls : mon alimentation change elle aussi ; je travaille sur mon efficacité ; et enfin, je suis en phase de reconversion professionnelle. A tout ceci s’ajoute le fait que je fais désormais un suivi régulier de tous ces changements (j’en parlerai très prochainement). Ces suivis réguliers sont eux aussi très importants : étant donné la conscience qu’ils m’apportent de la situation présente et des changements en cours, je vois dans cette habitude nouvelle un changement à part entière.
Je ne parlerai pas ici de ces changements-là, alimentation, reconversion, suivis,… mais je les mentionne car ils ont aussi une incidence sur tout le reste.

BREF. Voilà 2 mois et demie que ma vie a basculé.

2 mois et demie que des problèmes récurrents depuis des années se résolvent.

2 mois et demie : le sommeil polyphasique est le point nodal de toute cette métamorphose. Même si des changements étaient déjà en cours plus tôt (sport, reconversion…), il s’est passé quelque chose à ce moment-là. Je ne vis plus du tout comme je vivais il y a seulement 3 mois. Mais tous les changements que j’aborderai ici ne sont pas à mettre forcément complètement, ni même principalement pour certains, au crédit du sommeil polyphasique. Sport, qi gong, alimentation, posture, reconversion, recherche de méthode, suivis et enfin sommeil : il est parfois difficile de faire la part de tous ces changements en cours.

Le sommeil polyphasique a rempli ses 2 objectifs principaux : j’ai plus de temps pour faire les 1000 et une choses que je veux faire, et surtout, mes insomnies ont disparu. Mais ce que je n’avais pas prévu/espéré est plus important encore : c’est une nouvelle manière de vivre. Une nouvelle manière de structurer son temps. J’ai envie de dire : « une nouvelle philosophie de la vie » même si elle n’est pas consciente et structurée : une philosophie ressentie en quelque sorte, qui irrigue la vie au quotidien, les gestes, l’attitude, les réactions, les conceptions (du temps, de moi-même……), le caractère.

Par ailleurs, le changement est physique. 

J’ai scindé ce bilan en 3 articles : je traiterai dans celui-ci de tous ces grands thèmes, hormis de la structuration du temps induite par le sommeil polyphasique et des éventuels problèmes qu’il pose, que j’aborderai dans le prochain article. Un troisième article portera lui aussi plus spécifiquement sur le sommeil polyphasique, avec un compte-rendu détaillé de mon quotidien après 2 mois et demi à ce rythme.

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HAVE FUN ! Leçon de vie, et de mort.

Un homme souffre d’un cancer du pancréas. La maladie est incurable, il ne lui reste plus qu’une poignée de mois à vivre.
Cet homme le sait.
Soucieux de fêter la chose dignement, et de laisser le meilleur de lui-même à ses 3 enfants, il organise une conférence. Passant en revue tous ses rêves d’enfance, il raconte comment il a essayé de les réaliser avec 1000 anecdotes détaillant le culot, les espoirs les situations délicates, les parents les conseils avisés et les ours en peluche… Une vie passée en revue, la vie extraordinairement riche d’un homme qui n’a jamais cessé de chercher à réaliser ses rêves et à s’amuser.

Leçon de vie, leçon de mort aussi : l’homme sait qu’il va bientôt mourir ; pourtant, pas d’épaules basses, pas l’ombre d’une tristesse, au contraire ! Quel entrain !  Quel humour ! Quelle joie de vivre !
Sa légèreté est extraordinaire. Et ce qui est extraordinaire aussi – magie du web -, c’est que cette conférence dédiée à ses enfants, tout le monde peut la voir, vous pouvez la voir.

L’homme se nomme Randy Pausch. La vidéo est en anglais, mais même si vous êtes non-anglophone, passez voir les 5 1ères minutes. Avec ce que je viens de vous expliquer, vous serez frappé par cette extraordinaire capacité à vivre et à rigoler malgré tout.
La vidéo dure environ 1h15. Prévoyez donc un peu de temps, installez-vous confortablement, acceptez de vous laisser bluffer ! Vous vous en souviendrez longtemps.

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