Vous en avez ras-le-bol de procrastiner ? De toujours tout remettre à plus tard ? Vous avez donc lu mon précédent article sur le sujet, dans lequel je suivais Neil Fiore, auteur du remarquable « The Now Habit » ? J’y résumais son chapitre concernant les Raisons pour lesquelles nous procrastinons. Je pensais résumer tout le reste de ce livre passionnant ici même, dans ce second article…. mais The Now Habit est un livre pratique, plein de conseils précis…. et j’ai trouvé qu’il serait dommage de ne pas les porter à vos oreilles, d’autant qu’apparemment il n’est pas encore traduit en français. J’invite cependant les anglophones parmi vous à faire cet excellent investissement.
Je poursuis donc ici la lecture. Neil Fiore, après nous avoir expliqué pourquoi nous procrastinons, nous invite à une fine observation de nos attitudes et réflexes présents, afin d’avoir un juste vision de la réalité de notre procrastination. L’analyse de notre langage en fait partie : observer avec attention notre langage, observer les discours intérieurs que nous nous tenons à nous-mêmes, permet de distinguer des automatismes, et les croyances qui les sous-tendent.
Je vous invite à lire déjà cette partie très riche, avant de continuer au 3ème épisode que je publie juste après (je coupe en petits bouts, après c’est trop riche et on ne capte plus rien…
)
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Arrêter de fumer : voilà que je viens de recycler par inadvertance une vieille résolution de 2008 ! Au 1er janvier 2009, je repensais avec agacement à cette résolution qui me collait aux baskets depuis un an et qui n’en finissait pas de venir chatouiller ma mauvaise conscience… J’y repensais sans volonté, en justifiant mon inaction par mes métamorphoses-de-2008-déjà-suffisamment-nombreuses, et vraiment, sans la moindre intention de passer enfin aux actes… et voilà que je viens de franchir l’infranchissable barrière… qui n’est vraiment impressionnante que de l’autre côté, du côté fumeur, car maintenant, je me demande pourquoi je n’ai pas fait le pas plus tôt…
Précisons d’emblée que c’est la 3ème fois que j’arrête, et que je compte bien que ce soit la bonne, finies les conneries. J’ai rechuté 2 fois, bien assez je pense pour être prévenue des risques possibles.
Mais bon, il y a un mois je n’avais pas cette volonté… Ca m’a pris par hasard, en entendant à la radio quelque chose du genre :
« on ne sollicite pas les mêmes zones du cerveau quand on pense au présent et quand on pense à l’avenir. Le passage de l’une à l’autre peut être très difficile, et c’est ce qui explique par exemple qu’un fumeur qui pense arrêter de fumer ait tant de mal à arrêter en effet : il projette cette idée dans l’avenir, mais n’arrive pas à la faire passer dans la zone du présent…«
Mon souvenir n’est pas très scientifique peut-être, mais voilà ce que j’ai retenu, et cette phrase a fait déclic. Moi qui n’avais PAS DU TOUT envie d’arrêter de fumer, et PAS DU TOUT l’intention non plus, je me suis inclinée devant l’évidence : DEMAIN SERA TOUJOURS DEMAIN.
De là, 2 choses l’une : soit je me revendique comme fumeuse heureuse et épanouie (il faut fumer pour y croire), soit je contemple une fois de plus les si nombreux inconvénients de la cigarette, et j’arrête maintenant. Au présent.
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Don Fenice, des blogs getbetter et godfather, m’a invité ici à poursuivre une chaîne : après avoir été invité à répondre à la question : « Quelle formation ou auto-formation a le plus influencé votre vie professionnelle actuelle ? », il a invité 4 blogueurs à faire de même. J’en suis, et voilà ma réponse.
Pour répondre précisément, je m’en tiendrai à l’auto-formation et parlerai ici en particulier de ma formation à After Effects, logiciel de post-production vidéo et de graphisme vidéo… mais je sens que je ne pourrai pas m’empêcher d’élargir un peu mon propos, tant l’auto-formation est une composante essentielle de ma vie.
Et déjà, je réalise que je ne peux pas parler de ma formation à After Effects sans parler du contexte…
Ma vie professionnelle est actuellement très chahutée, puisque je suis en train de me reconvertir. Après quelques années à travailler dans le design d’abord, puis dans les décors (télé, ciné, évènementiel…), j’ai eu le sentiment d’avoir fait le tour des différents emplois de ce domaine, et j’ai considéré que je n’y trouvais pas mon compte, que je restais sur ma faim. J’ai donc décidé de changer radicalement de domaine.
Oui, mais pour faire quoi ? Et bien… je me suis demandée ce que j’avais vraiment envie de faire… et m’est venu immédiatement à l’esprit le film Wallace et Gromit, avec les petits personnages en pâte à modeler animés !
Banco ! Je suis partie la tête la première dans cette direction.
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Réfléchissant à l’importance, pour la réussite d’un changement volontaire profond de sa manière d’être ou de son rythme de vie, de l’image qu’on se forme de soi-même, je me remémore cette histoire. Elle illustre le fait qu’au-delà de cette image de soi, l’image que les autres projettent sur nous pèse énormément, sans qu’on s’en rende compte, sur nos attitudes, sur nos réactions, sur le ton de notre voix, sur nos habitudes.
Il s’agit donc, pour réussir à changer définitivement, de modifier à la fois l’image qu’on se forme de soi, et l’image de soi projetée par nos proches…
Je serais très curieuse de savoir si vous avez vécu une expérience similaire. Si oui, comment avez-vous réagi ? Et aujourd’hui, pensez-vous être entravé dans les changements que vous souhaitez accomplir par l’image de vous que vos proches vous retournent ?
A 18 ans, j’ai été très frappée par le poids inconscient et pourtant démesuré de cette image : pendant les vacances d’été, je suis allée travailler dans un camping de la Côte d’Azur. Cette expérience m’a profondément transformée, d’abord parce que c’était la première fois que je quittais la maison familiale pendant 2 mois entiers (et c’était aussi 2 mois de salaire, pour la première fois au SMIC), ensuite parce que je découvrais une forme de vie en communauté avec les autres jeunes qui travaillaient sur la plage ; enfin parce que j’ai eu là-bas ma première relation sexuelle.
De retour vers la maison familiale, je me sentais totalement transformée, et dès que j’y ai remis les pieds, j’ai trouvé qu’on me parlais d’une manière bizarre, qu’on me regardait d’une manière bizarre, qu’on anticipait mes réactions complètement de travers. Mes parents, mon frère et ma soeur parlaient à celle qu’ils avaient quittée 2 mois auparavant. Ils parlaient à une autre, qui n’était pas moi.
Je trouvais ça extrêmement pénible, et j’eus la très désagréable surprise de m’entendre, fréquemment, leur répondre comme je leur aurais répondu 2 mois plus tôt. De me surprendre à avoir, fréquemment, des réactions qui désormais me paraissaient puériles. Fréquemment, et de plus en plus souvent : je sentais que je rentrais petit à petit, sous l’influence de leur image de moi, dans les souliers de la gamine que je pensais avoir quittée définitivement. Je me sentais retourner en arrière, je ne le voulais pas, je faisais tout mon possible pour contrer ce mouvement… mais rien à faire : ce regard figé était trop lourd, le lieu aussi – la maison familiale, bourrée de souvenirs et d’habitudes promptes à revenir -, et de l’autre côté le changement était sans doute encore trop fragile : je n’ai pas réussi à rester celle que j’étais devenue. Six mois plus tard, la vie de famille avait eu ma peau !
Cette expérience m’a profondément marquée : elle m’a fait prendre conscience du poids du regard des autres et de tout l’environnement qui nous invitent à rester le/la même. Autant de freins au changement que d’ordinaire, par habitude, on ne perçois pas.
Et vous ? Avez-vous connu une expérience similaire ? Avez-vous actuellement le sentiment de devoir vous battre pour contrer le sens de la marée qui vous invite à rester celui/celle que vous êtes encore, le long de la côte ?
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Je poursuis actuellement mon rythme de sommeil polyphasique tant bien que mal. J’essaie de garder intactes la nuit de 3 heures et les 3 siestes en journée, mais cette nouvelle habitude, si différente du rythme ordinaire, se heurte à bien des écueils : éléments extérieurs que je maîtrise peu ou pas du tout : des soirées entre amis que je ne veux pas interrompre, ou de grosses journées de travail, commençant tôt finissant tard, pendant lesquelles je ne réussis à conserver que la sieste de midi -dans des conditions moyennes- et qui me laissent si peu de temps libre que je suis bien obligée de faire des nuits entières (c’est-à-dire de 5 heures en l’occurrence) si je ne veux pas m’effondrer.
Jusqu’ici ces interruptions du nouveau rythme de sommeil n’ont pas duré plus de 3 jours d’affilée. Par contre, le rythme des jours suivants est éminemment bordélique : siestes trop longues, trop courtes parfois, décalées, résistances…
C’est alors un autre écueil qui prend le relais. Un écueil personnel celui-là : puisqu’on a commencé, par nécessité, à prendre un peu de liberté avec la nouvelle habitude, on pense pouvoir continuer.On croit qu’elle est suffisamment ancrée désormais pour qu’on puisse être un peu moins strict.
Je prends ici l’exemple du sommeil, puisque je suis en plein changement, mais cet écueil peut se dresser face à toute nouvelle habitude qu’on tente d’installer : que ce soit par exemple le fait de faire du sport plusieurs fois par semaine,… d’arrêter de regarder la télé… ou encore de changer quelque chose à son alimentation, comme je l’expérimente actuellement parallèlement au changement de rythme de sommeil.
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Bas du dos bien plat, pas voûté, pas cambré… Pieds droits, genoux correctement écartés… voilà, je suis prête à écrire.
Il y a 2 jours, lisant le bouquin De la part d’un ami, d’Anthony Robbins, je me suis demandé quel était l’engagement que je pouvais prendre, là, tout de suite. Ayant quelque peu abusé d’une posture corporelle dramatiquement tordue devant l’ordinateur ces derniers jours, au point d’en avoir mal au dos, j’ai trouvé la réponse tout de suite : je vais commencer par me tenir droite.
Les jambes croisées, le dos complètement voûté, la colonne vertébrale tordue je ne sais comment encore : de fait, c’est pas très esthétique. Encore moins confortable. Et carrément mauvais pour la santé.
Il y a 2 ans, c’était ma position « normale » devant l’écran. Les mals de dos consécutifs m’ont appris à me tenir mieux, la tablette graphique sur les genoux pendant des mois m’y a forcée aussi, mais c’est pas encore la panacée, et surtout la position « crevette » refait son apparition régulièrement, avec son acolyte le mal de dos.
J’ai ENVIE de changer.
Je m’engage auprès de vous et auprès de moi-même. Je VAIS changer.
Voilà. Et maintenant, aux actes.
Sur ce, que lis-je à point nommé ? L’auteur de C’éclair dans son dernier article se propose de changer de posture pendant 30 jours, et donne des indications et des liens que je vous invite à suivre si vous vous dites : « Et pourquoi pas moi ? »
30 jours ? Je détaillerai pour ma part dans les semaines qui viennent les méthodes, trucs et astuces qui peuvent transformer la bonne résolution en challenge réussi. Et ce d’autant plus que je suis amenée à beaucoup expérimenter en ce moment : le sommeil polyphasique a été un déclencheur, et il entraîne dans ma vie un cortège de bouleversements… Bref, c’est la métamorphose.
Pour l’heure, je remarquerai simplement l’importance de ne pas rester tout seul dans son coin. Trouver des voix différentes, trouver du soutien, c’est fondamental, et tous les moyens sont bons :
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