
Le stress peut avoir du bon, il en existe de positifs… mais celui qui m’intéresse ici, c’est celui qui pose problème : le stress qui tue – pour de vrai ou pour de faux -, le stress qui inhibe, le stress qui coince nos vies et nous empêche d’avancer, de faire ce qu’on voudrait, ce que parfois on désire tant… le stress qui nous coupe les jambes.
Cet article fait partie de toute une série d’articles traitant du même thème, ici le stress, dans le cadre de la Croisée des Blogs. Vous trouverez sur Stop-Timidité l’article récapitulatif.
Préalable minute : on croit un peu vite qu’une situation stressante appelle forcément une réaction stressante. Commençons donc par nous dégager de cette équation simpliste, et par envisager la POSSIBILITE de réagir autrement. On a plus de choix qu’on ne le croit, et ici comme ailleurs, le fait d’y croire et de se considérer comme libre rend possible cette liberté.
Le Stress qui nous coupe les jambes est un ennemi redoutable, non seulement à cause des effets visibles qu’il induit (blocages de toutes sortes, problèmes médicaux, relations sociales compliquées….), mais aussi et surtout par son mode de fonctionnement même, mode de fonctionnement particulièment alambiqué et terriblement efficace : les assauts « traditionnels », logiques, ne peuvent presque rien contre lui : les coups qu’on lui porte ressemblent le plus souvent à des coups dans l’eau, et peuvent même parfois être contre-productifs…
Le Stress ressemble à un monstrueux mystère intérieur qui nous glisse entre les doigts… Puisqu’il s’alimente souvent de nos assauts mêmes, il faut agir à son égard avec la PLUS EXTREME délicatessssse….
Voyons par le menu quelle peut être la voie de la Délicatesse…
Continue Reading
(Cet article fait partie de la chaîne de la Croisée des Blogs, que vous pouvez découvrir plus en détail ici.)
Qu’est-ce qu’une situation désespérée ?
C’est : – une situation présente,
- ou bien la situation à venir que laisse deviner la pente de la situation présente,
qui entre en contradiction avec mes espoirs (ce moi est bien évidemment générique !
) ou avec nos espoirs collectifs. Ces espoirs peuvent porter sur ma vie, sur la vie d’un proche, sur la société.
Cette contradiction m’apparaît sans issue favorable ( c’est-à-dire non conforme à mes espoirs, ou à nos espoirs collectifs).
Je me focaliserai ici sur les situations graves qui amènent à reconsidérer sa vie autrement, détruisant au passage une bonne part des espoirs d’avant.
Exemples :
- J’ai perdu/je vais perdre celui/celle que j’aime ;
- J’ai perdu/je vais perdre mon travail ;
- J’ai perdu/je vais perdre mon logement ;
- La situation biologique de la planète est catastrophique et les mesures prises ne sont pas à la hauteur : une catastrophe est donc probable ;
- La situation économique de notre société est catastrophique et les mesures prises ne sont pas à la hauteur : une catastrophe est donc probable ; ce qui aura des répercussions probables sur mon travail, mon logement, etc.
Précisons d’emblée que la vision froide que je présente ici n’est pas le fruit d’un esprit arrogant qui donnerait ses bons conseils du haut d’une chaire de coton. J’ai ma part de doutes, d’angoisses, d’interrogations, je n’en suis pas sortie. J’ai eu ma part de désespoir, de dépressions, d’absence d’avenir… J’ose croire que j’ai suffisamment changé pour ne pas les revivre. Je pense simplement que les pistes présentées ici sont des guides à approfondir pour éviter de sombrer psychologiquement au moment même où la situation exige de nous qu’on rassemble toutes nos ressources.
Un constat difficile à avaler
- L’inconvénient des affects
La situation (présente, à venir) m’apparaît désespérée parce que je perds quelqu’un/quelque chose, parce que la société perd ses fondements… Sentiment de perte, perte notamment d’un morceau d’identité… et si je fais le deuil de ces pertes, restent encore la peur de l’inconnu, et la peur de manquer de ressources (intellectuelles, mentales, sociales…) capables de me faire rebondir dans la situation nouvelle. Souffrances. Peurs.
Tant que je reste le nez dans mes affects je m’empêche d’avancer. Dans ces conditions, mieux vaut observer la situation dite désespérée d’un oeil froid.
- La situation (présente ou à venir) n’est jamais désespérée par elle-même
Elle n’apparaît désespérée que si je la confronte à mes espoirs.
La situation peut être objectivement grave (au niveau individuel : perte de son travail, de son logement… / au niveau collectif : perte de la diversité biologique de la planète, conséquences sur l’humanité…) mais aussi grave soit-elle, elle n’est jamais désespérée en elle-même : c’est le regard que nous portons sur elle qui nous la fait apparaître comme désespérée. Regard chargé de nos espoirs (au niveau individuel : fonder une famille, avoir de quoi vivre… / au niveau collectif : que notre société ne s’effondre pas, que notre démocratie ne s’effondre pas, que la diversité biologique ne s’effondre pas…). En elle-même, la situation est telle qu’elle est, point. C’est notre regard qui la charge d’affects.
Faire cette distinction, situation neutre d’un côté, espoirs de l’autre, permet de prendre du recul, à la fois vis-à-vis de la situation et des espoirs.
- De la situation : en prenant ses distances par rapport au désespoir, à la peur, au fatalisme, on retrouve des capacités d’action qu’on pensait réduites à néant, et on libère ses capacités créatives, qui peuvent nous faire apparaître de nouvelles options qu’on n’envisageait pas.
- Des espoirs surtout, qui trop souvent nous empêchent d’élaborer des alternatives. En les envisageant de loin, on peut plus facilement accepter d’y renoncer, de les redéfinir en conscience, ou d’en élaborer carrément d’autres.
Continue Reading
Voici donc la suite du bilan de ce qui s’apparente à une métamorphose… Le sommeil polyphasique semble avoir été un déclencheur : certains changements étaient déjà entamés, d’autres étaient en germe, mais tout se passe comme si le changement total de rythme de vie avait mis les compteurs à zéro : les changements entamés ont franchi un palier ; les envies de changement encore en germe ont trouvé là l’élan qui leur manquait pour se concrétiser, et d’autres changements se sont présentés d’eux-mêmes…
26 juillet 2008, temps zéro d’une… nouvelle vie ?
Très vite au début de l’expérience, j’ai eu le sentiment d’avoir trouvé mon rythme de vie. Le rythme de vie qui me convenait, aussi improbable soit-il. Très vite, j’ai eu le sentiment que les nuits entières du rythme ordinaire avaient été pendant toutes ces années un fardeau. Il ne m’apparaissait pas comme tel à l’époque, car c’était comme ça, c’était la norme, je ne pouvais pas imaginer qu’un autre rythme de sommeil soit possible.
Cette découverte a été fondamentale et c’est elle, peut-être, qui a servi de déclic à tout le reste : à partir du moment où je pouvais intervenir – et modifier de fond en comble – quelque chose qui me paraissait aussi inamovible que le sommeil… tout était possible !!!
J’ai voulu détailler ici en quoi le sommeil polyphasique est devenu pour moi une manière extrêmement bénéfique de structurer mon temps. A la suite de tant d’éléments positifs, vous vous demanderez peut-être si c’est de la magie s’il n’y a pas quand même des ombres à ce tableau idyllique. Bon, j’ai donc poussé la réflexion… histoire de donner aux moqueurs amusés un peu de grain à moudre !
C’est vrai qu’un tableau tout rose, c’est un peu fade ! A vous d’en juger !
Continue Reading
Récapitulons : je me suis lancée dans le sommeil polyphasique il y a maintenant 11 semaines, soit 2 mois et demie. J’ai entrepris de changer ma posture physique devant l’ordinateur il y a 1 mois et demie. Ces changements sont accompagnés par le sport (fitness en particulier) que je pratique maintenant de manière très régulière (3 fois par semaine en général) depuis près de 6 mois, et par la pratique quotidienne du qi gong, que j’ai découvert au même moment que le sommeil polyphasique grossièrement, soit il y a 2 mois et demie.
Ces changements ne sont pas les seuls : mon alimentation change elle aussi ; je travaille sur mon efficacité ; et enfin, je suis en phase de reconversion professionnelle. A tout ceci s’ajoute le fait que je fais désormais un suivi régulier de tous ces changements (j’en parlerai très prochainement). Ces suivis réguliers sont eux aussi très importants : étant donné la conscience qu’ils m’apportent de la situation présente et des changements en cours, je vois dans cette habitude nouvelle un changement à part entière.
Je ne parlerai pas ici de ces changements-là, alimentation, reconversion, suivis,… mais je les mentionne car ils ont aussi une incidence sur tout le reste.
BREF. Voilà 2 mois et demie que ma vie a basculé.
2 mois et demie que des problèmes récurrents depuis des années se résolvent.
2 mois et demie : le sommeil polyphasique est le point nodal de toute cette métamorphose. Même si des changements étaient déjà en cours plus tôt (sport, reconversion…), il s’est passé quelque chose à ce moment-là. Je ne vis plus du tout comme je vivais il y a seulement 3 mois. Mais tous les changements que j’aborderai ici ne sont pas à mettre forcément complètement, ni même principalement pour certains, au crédit du sommeil polyphasique. Sport, qi gong, alimentation, posture, reconversion, recherche de méthode, suivis et enfin sommeil : il est parfois difficile de faire la part de tous ces changements en cours.
Le sommeil polyphasique a rempli ses 2 objectifs principaux : j’ai plus de temps pour faire les 1000 et une choses que je veux faire, et surtout, mes insomnies ont disparu. Mais ce que je n’avais pas prévu/espéré est plus important encore : c’est une nouvelle manière de vivre. Une nouvelle manière de structurer son temps. J’ai envie de dire : « une nouvelle philosophie de la vie » même si elle n’est pas consciente et structurée : une philosophie ressentie en quelque sorte, qui irrigue la vie au quotidien, les gestes, l’attitude, les réactions, les conceptions (du temps, de moi-même……), le caractère.
Par ailleurs, le changement est physique.
J’ai scindé ce bilan en 3 articles : je traiterai dans celui-ci de tous ces grands thèmes, hormis de la structuration du temps induite par le sommeil polyphasique et des éventuels problèmes qu’il pose, que j’aborderai dans le prochain article. Un troisième article portera lui aussi plus spécifiquement sur le sommeil polyphasique, avec un compte-rendu détaillé de mon quotidien après 2 mois et demi à ce rythme.
Continue Reading

Peut-être vous êtes-vous dit, à la lecture du premier article : « oui bon peut-être, je peux changer, j’évolue je sais bien, mais je ne réussirai jamais à atteindre tel but : il y a des choses intangibles :
- « j’ai tel physique, objectivement j’aurai toujours un gros nez «
- « je suis trop âgé(e), objectivement dans la société telle qu’elle est, je ne peux plus faire…. »
- « je suis trop âgé(e), objectivement, physiquement, je ne peux plus faire…. »
- « objectivement je n’aurai jamais ce talent… »
Bien. Et objectivement, quel est l’effet de ces phrases qu’on se ressasse ?
- elles nous dépriment, là maintenant, aujourd’hui;
- elles ne nous font pas avancer d’un iota. Au contraire même, elles nous immobilisent.
Par conséquent, pour une simple question d’efficacité, permettez-moi de les déborder.
En fait, quelle que soit leur validité, elles posent problème en focalisant toute notre attention sur l’objectif ultime. Au milieu,un fossé. D’un côté, cet objectif – généralement bien circonscrit -, et de l’autre, notre situation actuelle, pour nous montrer à quel point l’objectif nous est et nous sera à jamais inaccessible.
Dans ce schéma, toute l’évolution possible de l’un à l’autre, tout le mécanisme, le processus du changement, sont passés sous silence. Niés, étouffés, invisibles et donc inexistants.
Et c’est bien là un état d’esprit qu’il faut écraser fermement si on souhaite un tant soit peu avancer.
Continue Reading
Je viens de lire un article sur Gooooalz qui rejoint en partie l’analyse de l’inclination que je viens de vous proposer. Alban, son auteur, écrit ceci :
« Depuis quelques jour, j’expérimente une nouvelle manière d’aborder mes projets et les actions que je veux entreprendre. Il s’agit de me recentrer sur moi-même pour ressentir ce que j’aimerais faire, créer ou produire sur le moment. Je me pose la question : “Là, maintenant, tout de suite, qu’est-ce que j’aimerais faire?”. »
Il essaie lui aussi d’écouter son inclination du moment, en partant de l’idée que cette méthode est beaucoup plus productive qu’elle n’en a l’air – a priori – aux yeux des angoissés de la to-do-list que nous sommes. (bon, plus ou moins, si vous voulez !
)
Là où nos approches diffèrent, c’est justement dans la relation de cette attention nouvelle à toute cette liste de choses à faire. Il aborde la question en choisissant de les ignorer complètement, tandis que pour ma part je me demande comment utiliser au mieux une inclination (qui ne me dit pas exactement la chose que je veux faire) pour faire justement tout ce qu’on a à faire, notamment au travail.
Les conclusions qu’il tire de son expérimentation sont intéressantes. Je vous invite à y aller voir par vous-mêmes, sur un blog que par ailleurs je viens de découvrir et dont j’apprécie la fraîcheur.
Articles relatifs :
Etre efficace en utilisant son cerveau – Partie 1
Etre efficace en utilisant son cerveau – Partie 2
Comme je le disais au 1er épisode, si on veut être efficace, il faut tenir compte au maximum de notre humeur/inclination du moment : si on veut faire un travail créatif tandis que notre inclination est reptilienne, ou encore si on veut faire un travail constructif alors même que le cerveau reste bloqué sur le mode éthéré, le résultat est au pire catastrophique, au mieux parfaitement inefficace.
J’ai distingué 5 modes d’inclination, et j’ai essayé de définir les différents travaux qui leur correspondent, avec dans l’idée d’agir comme suit :
1/ Quelle est mon inclination présente ?
2/ Il vaut donc mieux que je m’attaque à tel travail plutôt qu’à tel autre, si je ne veux pas jeter mon travail par la fenêtre à la fin.
Vous trouverez un peu plus bas la liste des tâches que j’ai définies pour chaque mode. Cette liste est personnelle, dans la mesure où je pense à des travaux qui me sont propres. Mais je vous invite à poser un papier et un crayon dans un coin de bureau, et à noter peu à peu les différentes correspondances que vous trouverez dans votre propre travail.
L’utilisation de cette méthode, surtout au début, demande une attention soutenue à ses propres réactions et à ses propres résultats concrets, pour comprendre comment on fonctionne personnellement : on a tous des manières différentes de réagir, devant tel type de travail ou devant l’irruption d’une inclination présentement indésirable.
Bref, après c’est du sur-mesure. A chacun de rester attentif à ses propres réactions pour se construire une méthode parfaitement taillée. Mais la grille d’analyse me paraît valable, et faire l’effort d’avoir conscience de son propre fonctionnement ne peut avoir que du bon. Non ?
Continue Reading
Commentaires récents