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Une expérience hors normes…

 

J’ai vécu ce week-end une expérience hors normes.
Très intéressée par le qi gong, que j’ai commencé à pratiquer voilà 6 mois, je me suis inscrite à un stage de qi gong d’une journée. Et c’était donc samedi dernier.

Il s’agissait pour moi de découvrir une autre forme de qi gong, le Cosmos Shaolin Qi gong.
Et c’est très particulier.

La pratique se divise en 3 phases :

  • la phase A : faire venir le qi (l’énergie). C’est la porte d’entrée du qi, la phase introductive.
  • la phase B : Se laisser entraîner par le qi. C’est la phase principale.
  • la phase C : Revenir sur Terre.

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Agir ou laisser advenir

 

Quelle est l’efficacité de l’action ? L’analyse de François Jullien, dans Traité de l’efficacité, est une bonne base de réflexion et intéressera tout particulièrement, il me semble, les lecteurs soucieux de développement personnel.

F. Jullien distingue la réponse de la pensée européenne, pour laquelle l’efficacité est intimement liée à l’action – « par son action, l’homme pourrait être créateur d’ »ordre nouveau »" – de la réponse de la tradition chinoise qui, toutes écoles confondues nous dit-il, se méfie de l’action : l’action est toujours dans un « rapport d’ingérence » à l’égard du cours des choses, « elle rompt toujours tant soit peu le tissu des choses et vient troubler leur cohérence ». Son caractère spectaculaire donne l’impression qu’elle est efficace, mais cette efficacité n’est jamais que ponctuelle, artificielle et superficielle : « un simple épiphénomène, en somme, se détachant momentanément comme une traînée d’écume sur le fond silencieux des choses – mais bientôt englouti. »

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Le hasard fait bien les choses

Je cherchais un autre bouquin au grenier… et voilà sur quoi je tombe !

Voici ce que dit la 4ème de couverture :
« A la difficulté européenne de penser l’efficacité (…) s’oppose l’approche chinoise de la stratégie : quand l’efficacité est attendue du ‘potentiel de la situation’ et non d’un plan projeté d’avance, qu’elle est envisagée en termes de conditionnement et non de moyens à fins, de transformation et non d’action, (…) etc : ‘l’occasion’ à saisir n’est plus alors que le résultat de la tendance amorcée, et le plus grand général ne remporte que des victoires ‘faciles’, sans même qu’on songe à l’en louer.
(…) Il faut sortir d’une conception spectaculaire de l’effet pour comprendre qu’un effet est d’autant plus grand qu’il n’est pas visé, mais découle indirectement du processus engagé, et qu’il est discret. »

François Jullien est l’un des principaux sinologues français contemporains.

Sujet d’actualité, n’est-ce pas ? :-)